_______________________[Rockferry]________________________

Duffy est galloise. Née en 1984 elle sort son premier album que voici en 2008 "Rockferry" et est tout de suite considérée comme la nouvelle Amy Winehouse alors au fond du trou. Depuis, nombre de filles possédant un brin
de voix intéressant et surfant sur la chanson type sixties soul ont fait leur apparition. Mais Duffy ne s'arrête pas là et sort en 2010 un second opus "Endlessely" et se comporte un peu mieux que comme un sympathique effet de mode. On retrouve sur ce premier disque Bernard Butler (Suède) à la guitare et au piano, qui donne une petite touche de classe à l'ensemble.

1. Rockferry 4:14
2. Warwick Avenue 3:46
3. Serious 4:10
4. Stepping Stone 3:28
5. Syrup & Honey 3:18
6. Hanging on Too Long 3:56
7. Mercy 3:41
8. Delayed Devotion 2:57
9. I'm Scared 3:08
10. Distant Dreamer 5:05


Petite durée pour cet album, à peine 38 minutes. Au passage, il semblerait que les albums récents tentent de se rapprocher de la durée initiale d'un vinyle. A l'avènement du CD, la plupart des groupes et artistes s'ingéniaient à remplir leur galette au maximum, collant allègrement plus de 70 minutes de musique. Aujourd'hui, cette tendance a disparue et la durée des CD s'est considérablement raccourcie, que ce soit à cause de la durée proprement dite
ou par le nombre de morceaux.

La petite galloise blonde s'allume et effectue ses premières volutes vocales sur la ballade "Rockferry", ciblée sixties puis une autre qui fait un bond de dix ans en avant, "Warwick Avenue" nettement plus soul. Chanson robe du soir avec "Serious" relativement lisse et propre sur elle.

Toujours sur le mode ballade "Stepping Stone" gris comme un ciel d'hiver. Minimalisme voix + guitare sur "Syrup
& Honey" avec une réverbération sixties sur la voix puis encore et toujours trop de calme avec "Hanging on Too Long" somme toute un peu plus musclée des genoux que les précédents titres. On attend un peu vainement le
bon titre qui va secouer tout çà.

"Mercy" remplit son rôle de tube à merveille, ravivant des souvenirs eighties de Carmel égarée, plus soul que le
reste des ballades de l'album, bref, le truc qui s'insinue dans la mémoire pour y faire son berceau. Retour à une soul/pop seventies plutôt plaisante sur "Delayed Devotion" puis "I'm Scared" dans le registre ballade que Duffy
semble particulièrement affectionnée. Terminus sur une dernière sucrerie sixties, "Distant Dreamer" tout droit
sortie de la BOF d'American Graffity, comme si Barry Ryan rencontrait Burt Bacharach.

Un disque un peu trop tranquille et vendu avec le modèle "Mercy" qui pouvait faire présager du meilleur.
Si l'ensemble est prometteur, on reste un poil sur sa faim.
rockferry duffy
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