______________________[Road To Rouen]____________________
Autres chroniques:
I should coco (1995)
In it for the money (1997)
Supergrass (1999)
Life on other planets (2002)
Diamond Hoo Ha (2008)
I should coco (1995)
In it for the money (1997)
Supergrass (1999)
Life on other planets (2002)
Diamond Hoo Ha (2008)
En 2005, on ne donne plus très cher de la peau de Supergrass. Le disque précédent "Life on other planets" s'est
très mal vendu. La touche électro apportée très récemment par le groupe n'y a rien changé. Le public boude les
petits gars d'Oxford portés en triomphe auparavant. Qu'est-ce qui s'est passé? Nul ne le sait. L'engouement des débuts s'est tassé plus vite que pour une autre formation et pourtant, à l'écoute aujourd'hui de la modeste disco-
graphie de Supergrass, soit six albums en treize ans, on ne comprend toujours pas. D'autant moins qu'avec cet
avant-dernier effort studio en 2005, "Road To Rouen", la magie est toujours là, quoique affaiblie par un deuil venu frappé Gaz et Robert Coombes (chant/guitare et claviers), la disparition de leur mère cette même année.
Supergrass livre un disque plus sombre mais aussi bien plus créatif qu'à l'accoutumée avec une pochette montrant
une autoroute menant peut-être quelque part. A l'intérieur de cette même pochette, une vue du studio avec des instruments prêts à servir...
1) Tales Of Endurance (Parts 4, 5 & 6)
2) St Petersburg
3) Sad Girl
4) Roxy
5) Coffee In The Pot
6) Road To Rouen
7) Kick In The Teeth
8) Low C
9) Fin
Supergrass prépare le terrain en une longue intro pour laisser planer une belle mélodie avec "Tales Of
Endurance (Parts 4, 5 & 6)" sans qu'on puisse savoir où sont passées les parties 1,2 et 3. Le tout ne sacrifie plus
à l'éternel enchainement couplets/refrains basique et fouille dans un présent fait de Franz Ferdinand époque "Take
me out" avec des essences beaucoup plus personnelles que par le passé.
"St Petersburg" file le train à Oasis dans une brit-pop à la classe indéniable comme la formation de Manchester pouvait aussi avoir (et comme Noël Gallagher l'a toujours). L'héritage Beatles se fait sentir sur "Sad Girl" sans pourtant tomber dans le piège de la redite. Enluminé par de probables images de dessins animés "Roxy" se tourne
à nouveau vers Liverpool, ouvre des fontaines en éventail annoncant l'arrivée des cordes. L'ensemble perd de son insouciance sur la seconde partie, instrumentale.
Courte ritournelle "Coffee In The Pot" ravive des souvenirs de petits matins dans la cuisine, puis un sublime
exercice pop post-seventies, "Road To Rouen", à l'effigie des BO de films de la même époque. Avec "Kick In
The Teeth" on renoue avec le vieux Supergrass, celui de la pop légère et sans prétention, celle de "Supergrass" en 1999. "Low C" affiche cette bonne humeur communicative avant "Fin" calme et mélancolique, comme vaincu par
ses propres mots.
Pour expliquer les mauvaises ventes de ce disque, on parlera pudiquement d'album de la maturité, comme si le
fait de mûrir était nécessairement moins vendeur.
On pensait à l'époque que Supergrass prenait une nouvelle direction.
Ce sera celle de "Diamond Hoo Ha" qui sonnera le glas de la formation en 2008.
R.I.P
très mal vendu. La touche électro apportée très récemment par le groupe n'y a rien changé. Le public boude les
petits gars d'Oxford portés en triomphe auparavant. Qu'est-ce qui s'est passé? Nul ne le sait. L'engouement des débuts s'est tassé plus vite que pour une autre formation et pourtant, à l'écoute aujourd'hui de la modeste disco-
graphie de Supergrass, soit six albums en treize ans, on ne comprend toujours pas. D'autant moins qu'avec cet
avant-dernier effort studio en 2005, "Road To Rouen", la magie est toujours là, quoique affaiblie par un deuil venu frappé Gaz et Robert Coombes (chant/guitare et claviers), la disparition de leur mère cette même année.
Supergrass livre un disque plus sombre mais aussi bien plus créatif qu'à l'accoutumée avec une pochette montrant
une autoroute menant peut-être quelque part. A l'intérieur de cette même pochette, une vue du studio avec des instruments prêts à servir...
1) Tales Of Endurance (Parts 4, 5 & 6)
2) St Petersburg
3) Sad Girl
4) Roxy
5) Coffee In The Pot
6) Road To Rouen
7) Kick In The Teeth
8) Low C
9) Fin
Supergrass prépare le terrain en une longue intro pour laisser planer une belle mélodie avec "Tales Of
Endurance (Parts 4, 5 & 6)" sans qu'on puisse savoir où sont passées les parties 1,2 et 3. Le tout ne sacrifie plus
à l'éternel enchainement couplets/refrains basique et fouille dans un présent fait de Franz Ferdinand époque "Take
me out" avec des essences beaucoup plus personnelles que par le passé.
"St Petersburg" file le train à Oasis dans une brit-pop à la classe indéniable comme la formation de Manchester pouvait aussi avoir (et comme Noël Gallagher l'a toujours). L'héritage Beatles se fait sentir sur "Sad Girl" sans pourtant tomber dans le piège de la redite. Enluminé par de probables images de dessins animés "Roxy" se tourne
à nouveau vers Liverpool, ouvre des fontaines en éventail annoncant l'arrivée des cordes. L'ensemble perd de son insouciance sur la seconde partie, instrumentale.
Courte ritournelle "Coffee In The Pot" ravive des souvenirs de petits matins dans la cuisine, puis un sublime
exercice pop post-seventies, "Road To Rouen", à l'effigie des BO de films de la même époque. Avec "Kick In
The Teeth" on renoue avec le vieux Supergrass, celui de la pop légère et sans prétention, celle de "Supergrass" en 1999. "Low C" affiche cette bonne humeur communicative avant "Fin" calme et mélancolique, comme vaincu par
ses propres mots.
Pour expliquer les mauvaises ventes de ce disque, on parlera pudiquement d'album de la maturité, comme si le
fait de mûrir était nécessairement moins vendeur.
On pensait à l'époque que Supergrass prenait une nouvelle direction.
Ce sera celle de "Diamond Hoo Ha" qui sonnera le glas de la formation en 2008.
R.I.P





