____________________________[Risk]__________________________
Autres chroniques:
Peace sells...but who's buying ? (1986)
Rust In Peace(1990)
Countdown to extinction (1992)
Cryptic writings (1997)
The world needs a hero (2001)
The system has failed (2004)
Endgame (2009)
Peace sells...but who's buying ? (1986)
Rust In Peace(1990)
Countdown to extinction (1992)
Cryptic writings (1997)
The world needs a hero (2001)
The system has failed (2004)
Endgame (2009)
En 1981 Dave Mustaine, guitariste, quitte Metallica en raison de conflits qui l'opposait au reste du groupe à savoir:
la consommation abusive de drogues. Ce type s'est donc privé de faire partie d'un des plus grands groupes de
métal du monde. En 1983 il fonde Megadeth et s'entoure d'un personnel qui se fera très fluctuant au cours des
années passées à mouliner un heavy-metal puissant aux forts relents trash. L'album que nous nous proposons d'aborder ici, "Risk" en 1999 est déjà le neuvième du groupe.
L'impression générale (et là je vais encore me faire tarter) est celle d'un groupe peu inspiré, même si la volonté est
de jouer fort et vite, le groupe a souvent été desservi par une production pauvre et sans éclat. "Risk" a eu la chance
de bénéficier d'une production plus étoffée et du coup, le moral du groupe s'en ressent.
Et cela s'entend...
Track-list
1) Insomnia
2) Prince of darkness
3) Enter the arena
4) Crush'em
5) Breadline
6) The doctor is calling
7) I'll be there
8) Wanderlust
9) Ecstasy
10) Seven
11) Time: The beginning
12) Time: The end
Line-up
Dave Mustaine (Chant/guitares)
Marty Friedman (Guitares)
David Ellefson (Basse)
Jimmy DeGrasso (Batterie)
Encore une fois (çà devient d'ailleurs une habitude) je ne suis pas d'accord avec les critiques ni même les fans qui
ont trouvés cet album moyen voire mauvais. Encore une fois, je n'en aurai rien à foutre et vous dirait en toute
franchise de quoi il en retourne.
N'allons pas croire non plus en tombant dans l'excès inverse qu'il s'agit là d'un album de folie, car le groupe, malheureusement et à ma connaissance n'a pas pondu un Master of puppets ou un tout autre chef-d'oeuvre metallistique de ce tonnage. "Risk" reste néanmoins un disque très consommable de par la variété de climats qui l'habite. Mais allons-y gaiement et allons voir de près à quoi ressemble cet opus...
12 titres pour une bonne cinquantaine de minutes, avec en prologue un "Insomnia" brutal en forme de chevauchée sauvage et une mélodie orientalisante. "Prince of darkness" en archétype du heavy metal, étalé sur plus de six
minutes, survole des périodes différentes puis un petit intermède "Enter the arena" sur très exactement 32 secondes
et le très conventionnel "Crush'em" et ses choeurs étranglés. On a franchement l'impression que le disque
commence réellement après ce titre ou que le groupe a composé ces 4 titres il y a longtemps tellement la suite du disque se trouve éloigné du style de début. "Breadline", "The doctor is calling" et "I'll be there" sont selon moi le trio gagnant de l'album.
Les mélodies sont très travaillées et se ressentent plus d'une manière pop/rock que heavy metal. Des parties
discrètes de claviers viennent faire prendre la sauce et on y croit. Les titres fonctionnent bien et restent puissants sur les rythmiques et Dave Mustaine n'a jamais aussi bien chanté.
Alors que demander de plus ?
On imagine aisément que les fans de la première heure s'en furent tout tourneboulés. Et c'est sans doute pour çà
que le disque fut boudé à sa sortie. "Wanderlust", sur plus de sept minutes alterne partie calme et partie rapide avec un splendide solo de Friedman. Le grain des guitares est épais et la partie basse/batterie tourne dans un bain d'huile. "Ecstasy" et "Seven" joue à peu près dans la même cour en rajoutant tout de même une couche dans le riff qui
flingue. Le dernier titre exploité sur deux plages "Time: The beginning" sur 3 minutes en fait un peu trop dans les violons sirupeux mais la seconde partie "Time: The end" en moins de deux minutes trente rectifie le tir à l'aide de guitares incisives et d'un grattage de ficelles en règle.
Ce Megadeth là a presque tout pour plaire. Même s'il ne donne pas dans ce heavy metal rapide qui a fait les riches heures de la fin des années 1980, où Metallica et Anthrax se battaient pour savoir qui étaient le plus beau.
A mon avis, Megadeth a un large potentiel mais restera pourtant dans l'ombre des plus grands.
la consommation abusive de drogues. Ce type s'est donc privé de faire partie d'un des plus grands groupes de
métal du monde. En 1983 il fonde Megadeth et s'entoure d'un personnel qui se fera très fluctuant au cours des
années passées à mouliner un heavy-metal puissant aux forts relents trash. L'album que nous nous proposons d'aborder ici, "Risk" en 1999 est déjà le neuvième du groupe.
L'impression générale (et là je vais encore me faire tarter) est celle d'un groupe peu inspiré, même si la volonté est
de jouer fort et vite, le groupe a souvent été desservi par une production pauvre et sans éclat. "Risk" a eu la chance
de bénéficier d'une production plus étoffée et du coup, le moral du groupe s'en ressent.
Et cela s'entend...
Track-list
1) Insomnia
2) Prince of darkness
3) Enter the arena
4) Crush'em
5) Breadline
6) The doctor is calling
7) I'll be there
8) Wanderlust
9) Ecstasy
10) Seven
11) Time: The beginning
12) Time: The end
Line-up
Dave Mustaine (Chant/guitares)
Marty Friedman (Guitares)
David Ellefson (Basse)
Jimmy DeGrasso (Batterie)
Encore une fois (çà devient d'ailleurs une habitude) je ne suis pas d'accord avec les critiques ni même les fans qui
ont trouvés cet album moyen voire mauvais. Encore une fois, je n'en aurai rien à foutre et vous dirait en toute
franchise de quoi il en retourne.
N'allons pas croire non plus en tombant dans l'excès inverse qu'il s'agit là d'un album de folie, car le groupe, malheureusement et à ma connaissance n'a pas pondu un Master of puppets ou un tout autre chef-d'oeuvre metallistique de ce tonnage. "Risk" reste néanmoins un disque très consommable de par la variété de climats qui l'habite. Mais allons-y gaiement et allons voir de près à quoi ressemble cet opus...
12 titres pour une bonne cinquantaine de minutes, avec en prologue un "Insomnia" brutal en forme de chevauchée sauvage et une mélodie orientalisante. "Prince of darkness" en archétype du heavy metal, étalé sur plus de six
minutes, survole des périodes différentes puis un petit intermède "Enter the arena" sur très exactement 32 secondes
et le très conventionnel "Crush'em" et ses choeurs étranglés. On a franchement l'impression que le disque
commence réellement après ce titre ou que le groupe a composé ces 4 titres il y a longtemps tellement la suite du disque se trouve éloigné du style de début. "Breadline", "The doctor is calling" et "I'll be there" sont selon moi le trio gagnant de l'album.
Les mélodies sont très travaillées et se ressentent plus d'une manière pop/rock que heavy metal. Des parties
discrètes de claviers viennent faire prendre la sauce et on y croit. Les titres fonctionnent bien et restent puissants sur les rythmiques et Dave Mustaine n'a jamais aussi bien chanté.
Alors que demander de plus ?
On imagine aisément que les fans de la première heure s'en furent tout tourneboulés. Et c'est sans doute pour çà
que le disque fut boudé à sa sortie. "Wanderlust", sur plus de sept minutes alterne partie calme et partie rapide avec un splendide solo de Friedman. Le grain des guitares est épais et la partie basse/batterie tourne dans un bain d'huile. "Ecstasy" et "Seven" joue à peu près dans la même cour en rajoutant tout de même une couche dans le riff qui
flingue. Le dernier titre exploité sur deux plages "Time: The beginning" sur 3 minutes en fait un peu trop dans les violons sirupeux mais la seconde partie "Time: The end" en moins de deux minutes trente rectifie le tir à l'aide de guitares incisives et d'un grattage de ficelles en règle.
Ce Megadeth là a presque tout pour plaire. Même s'il ne donne pas dans ce heavy metal rapide qui a fait les riches heures de la fin des années 1980, où Metallica et Anthrax se battaient pour savoir qui étaient le plus beau.
A mon avis, Megadeth a un large potentiel mais restera pourtant dans l'ombre des plus grands.





