____________________[Rêve Sidéral D'Un Naïf Idéal]____________
Le petit Paul Personne sera bercé au son de Johnny Halliday et de Eddy Mitchell une bonne partie de son enfance.
Ses parents lui achètent son premier instrument d'occasion: un accordéon, qu'il remplacera par une batterie fabri-
quée par ses soins. Puis ce sera la guitare sans doute sous l'influence d'un Jimi Hendrix naissant. Il connait une
courte aventure musicale avec un groupe baptisé "L'Origine" qui sortira un seul 45
tours qui bénéficiera de quelques passages en radio. Une autre expérience avec un collectif théâtral, "La Folle Entreprise" qui fera paraitre un 45 tours aussi "Pas des anges" en 1973.
Prenant le chemin de Toulouse où il s'installera, il formera un groupe d'influences blues-rock en 1977, "Bracos
Band" qui aura du mal à s'imposer en pleine mouvance punk. Paul Personne ne se décourage pas. Il veut vivre de
sa musique. Et c'est encore une autre formation, réduite celle-ci au guitariste-chanteur accompagné d'un bassiste et d'un batteur qui se baptisent "Backstage". Un premier 33 tours voit le jour en 1979 assorti d'une tournée d'une cinquantaine de dates, puis un deuxième album dans la foulée en 1980, mais le groupe ne vend pas assez et la
maison de disque met fin à l'aventure. Paul essaye d'analyser les raisons de cet échec et décide de se lancer sous
son seul nom dans l'aventure musicale et en 1982 sort un album sous le nom de Paul Personne. Echec commercial
et une maison de disque, une fois de plus qui réagit en conséquence. Le musicien découragé, on le serait à moins, s'entoure de silence dans sa ferme toulousaine.
Invité sur un plateau TV en 1983, à la demande de Nicoletta (!!) Paul Personne effectuera une prestation plutôt remarquée et signera chez Phonogram la même année pour l'album "Exclusif". Le disque obtient un certain succès
et la carrière de Paul semble bien partie. Il devient LE représentant du blues/rock en France et aligne des albums comme "Barjoland" en 1984 puis "24/24" en 1985.
Si Paul Personne est maintenant reconnu pour ses talents de bluesman, le grand public n'est pas encore acquis entièrement à sa cause. En 1989 sort "La Chance" puis une version live en 1991. Les crédits de ses albums voient maintenant apparaitre des noms comme Boris Bergman (parolier d'Alain Bashung) et même du comédien Gérard Lanvin sur le disque sorti en 1992 et intitulé "Comme à la maison" et concocté comme son nom l'indique, dans son propre home-studio. En 1994 sort "Rêve sidéral d'un naïf idéal":
1] Visions
2] Le jeu du je
3] Un tax'man pour l'île au tresor
4] Loco loco
5] Toutes les nuits j'compte les jours
6] Faire semblant
Paul Personne: Chant, Guitares acoustiques et électriques, Harmonica | Philippe Floris: Batterie, Percussions
Christophe Garreau: Basse, Contrebasse | Olivier Laneluc: Piano, Orgue Hammond, Piano électrique, claviers
Michel Billès: Saxos alto, ténor, baryton | Gloria: Choeurs
Les photos du livret intérieur nous montre Paulo en pleine campagne, avec sa guitare, assis devant un wagon abandonné, avec sa guitare, adossé à une carcasse de voiture (sans sa guitare), bref, on l'aura compris, la cons-
tante du disque reste quand même Paul Personne et sa guitare. Départ aux percus groovy puis l'entrée de la basse
fait tourner un titre mélangeant blues et ryth'm blues, orgue Hammond et guitare, "Visions" est une première perle
de culture rock, mouvementée et solide. "Le jeu du je" rythmique jazz et ambiance Lucky Peterson puis "Un tax'
man pour l'île au trésor", en forme de pause blues.
Le temps ignore la durée et Personne prend son temps, les chansons aimant volontiers dépasser les 6 minutes. Lors des ralentissements, l'orgue vacille comme la lueur d'une bougie sous les chorus de la guitare. Chorus écorché sur "Loco, loco" puis en vl'a du roots en vl'a sur le blues acoustique guitare + harmonica de "Toutes les nuits j'conte les jours". Retour de l'électricité sur "Faire semblant" qui voit l'arrivée d'un saxo magnétique entrainant le blues très loin, là, tout en bas. Beaucoup de slide guitar sur "Plus jamais m'laisser blueser" puis le doux blues de cocktail "C'est
pour rire" calme le jeu en offrant une ballade au bord de la piscine.
Plus rude et hérissé d'un piano lourd "P'tites bestioles" réconcilie le dur de dur avec le blues rock travaillé au corps
et Personne part à la recherche du sud profond dans "Courant d'air". Préparer le jeu de jambes sur "Jet set boogie" enflammé à l'essence tirée par Stevie Ray Vaughan. Minéral et lent "Rêve sidéral d'un naïf idéal", avant d'exploser
sur un rodéo shuffle puis "Celia", pour le désespoir du jazz qui gît au fond de chaque verre de whisky.
Si Paul Personne n'invente pas la poudre il la fait parler.
Ce blues tantôt électrique, tantôt acoustique affiche un éclectisme très pro. L'art de décorer les plats avec toujours
la même garniture.
Fan des trois accords magiques, ce disque est pour vous.
quée par ses soins. Puis ce sera la guitare sans doute sous l'influence d'un Jimi Hendrix naissant. Il connait une
courte aventure musicale avec un groupe baptisé "L'Origine" qui sortira un seul 45
tours qui bénéficiera de quelques passages en radio. Une autre expérience avec un collectif théâtral, "La Folle Entreprise" qui fera paraitre un 45 tours aussi "Pas des anges" en 1973.
Prenant le chemin de Toulouse où il s'installera, il formera un groupe d'influences blues-rock en 1977, "Bracos
Band" qui aura du mal à s'imposer en pleine mouvance punk. Paul Personne ne se décourage pas. Il veut vivre de
sa musique. Et c'est encore une autre formation, réduite celle-ci au guitariste-chanteur accompagné d'un bassiste et d'un batteur qui se baptisent "Backstage". Un premier 33 tours voit le jour en 1979 assorti d'une tournée d'une cinquantaine de dates, puis un deuxième album dans la foulée en 1980, mais le groupe ne vend pas assez et la
maison de disque met fin à l'aventure. Paul essaye d'analyser les raisons de cet échec et décide de se lancer sous
son seul nom dans l'aventure musicale et en 1982 sort un album sous le nom de Paul Personne. Echec commercial
et une maison de disque, une fois de plus qui réagit en conséquence. Le musicien découragé, on le serait à moins, s'entoure de silence dans sa ferme toulousaine.
Invité sur un plateau TV en 1983, à la demande de Nicoletta (!!) Paul Personne effectuera une prestation plutôt remarquée et signera chez Phonogram la même année pour l'album "Exclusif". Le disque obtient un certain succès
et la carrière de Paul semble bien partie. Il devient LE représentant du blues/rock en France et aligne des albums comme "Barjoland" en 1984 puis "24/24" en 1985.
Si Paul Personne est maintenant reconnu pour ses talents de bluesman, le grand public n'est pas encore acquis entièrement à sa cause. En 1989 sort "La Chance" puis une version live en 1991. Les crédits de ses albums voient maintenant apparaitre des noms comme Boris Bergman (parolier d'Alain Bashung) et même du comédien Gérard Lanvin sur le disque sorti en 1992 et intitulé "Comme à la maison" et concocté comme son nom l'indique, dans son propre home-studio. En 1994 sort "Rêve sidéral d'un naïf idéal":
1] Visions
2] Le jeu du je
3] Un tax'man pour l'île au tresor
4] Loco loco
5] Toutes les nuits j'compte les jours
6] Faire semblant
7] Plus jamais m'laisser blueser
8] C'est pour rire
9] P'tites bestioles
10] Courant d'air
11] Jet Set Boogie
12] Rêve sidéral d'un naïf idéal
13] Célia
8] C'est pour rire
9] P'tites bestioles
10] Courant d'air
11] Jet Set Boogie
12] Rêve sidéral d'un naïf idéal
13] Célia
Paul Personne: Chant, Guitares acoustiques et électriques, Harmonica | Philippe Floris: Batterie, Percussions
Christophe Garreau: Basse, Contrebasse | Olivier Laneluc: Piano, Orgue Hammond, Piano électrique, claviers
Michel Billès: Saxos alto, ténor, baryton | Gloria: Choeurs
Les photos du livret intérieur nous montre Paulo en pleine campagne, avec sa guitare, assis devant un wagon abandonné, avec sa guitare, adossé à une carcasse de voiture (sans sa guitare), bref, on l'aura compris, la cons-
tante du disque reste quand même Paul Personne et sa guitare. Départ aux percus groovy puis l'entrée de la basse
fait tourner un titre mélangeant blues et ryth'm blues, orgue Hammond et guitare, "Visions" est une première perle
de culture rock, mouvementée et solide. "Le jeu du je" rythmique jazz et ambiance Lucky Peterson puis "Un tax'
man pour l'île au trésor", en forme de pause blues.
Le temps ignore la durée et Personne prend son temps, les chansons aimant volontiers dépasser les 6 minutes. Lors des ralentissements, l'orgue vacille comme la lueur d'une bougie sous les chorus de la guitare. Chorus écorché sur "Loco, loco" puis en vl'a du roots en vl'a sur le blues acoustique guitare + harmonica de "Toutes les nuits j'conte les jours". Retour de l'électricité sur "Faire semblant" qui voit l'arrivée d'un saxo magnétique entrainant le blues très loin, là, tout en bas. Beaucoup de slide guitar sur "Plus jamais m'laisser blueser" puis le doux blues de cocktail "C'est
pour rire" calme le jeu en offrant une ballade au bord de la piscine.
Plus rude et hérissé d'un piano lourd "P'tites bestioles" réconcilie le dur de dur avec le blues rock travaillé au corps
et Personne part à la recherche du sud profond dans "Courant d'air". Préparer le jeu de jambes sur "Jet set boogie" enflammé à l'essence tirée par Stevie Ray Vaughan. Minéral et lent "Rêve sidéral d'un naïf idéal", avant d'exploser
sur un rodéo shuffle puis "Celia", pour le désespoir du jazz qui gît au fond de chaque verre de whisky.
Si Paul Personne n'invente pas la poudre il la fait parler.
Ce blues tantôt électrique, tantôt acoustique affiche un éclectisme très pro. L'art de décorer les plats avec toujours
la même garniture.
Fan des trois accords magiques, ce disque est pour vous.





