__________________________[Raw Power]______________________
Nous sommes en 1973. "Raw power" est le troisième album des Stooges. Le groupe est à l'agonie. Le bassiste
Dave Alexander vient de décéder. Les deux précédents disques ne se vendent pas. Le groupe donne peu de
concerts car il fait scandale sur son passage.
Un espoir va être donné au groupe avec l'embauche du guitariste James Williamson. Le quatuor se remet à jouer, à écrire, à répéter. Mais rien de concret ne sort de tout çà. Deux producteurs vont pourtant comme un coup du destin, croisés la route d'Iggy Pop. Tony de Fries et David Bowie lui propose ainsi qu'à son groupe d'enregister à Londres. Les deux requins (si, si...)n'avaient pas prévu que Iggy imposerait son nouveau guitariste et la paire rythmique des frères Asheton.
Ils avaient proposés des musiciens anglais car en fait seul Iggy les interessait. C'est Iggy Pop qui dirigera les séances d'enregistrement. L'oeuvre enregistrée n'est pas du goût d'Iggy qui aurait souhaité un son plus hard. La pochette ne
lui plait pas non plus. L'histoire lui donnera raison et tort, car pendant de longs mois, le disque sera boudé par le public et se vendra d'occasion pour quelques cents chez les disquaires.
Une nouvelle tentative sous forme de quelques morceaux sera mise en oeuvre par le tandem Iggy Pop/James Williamson mais ces titres ne seront jamais enregistrés. Les Stooges sont morts.
Cet album atteindra le statut d'oeuvre culte quelques années plus tard.
Les deux titres d'ouverture du disque sont maintenant des classiques. "Search and destroy" qui porte bien son nom
est une explosion de rock rageur qui déboule dans les enceintes. Une guitare au son suraigu, une rythmique lourde avec cette basse typique des années 70 qui cogne large et le chant halluciné et nasillard d'Iggy. "Gimme danger" se
fait plus calme du moins sur l'intro et prend l'auditeur à revers avec des couches superposées de guitares qui s'entrelacent tel un duel électrique sauvage et rutilant.
"Your pretty face is going to hell" moins jusqu'au boutiste dans la fureur, plus mélodique, plus réfléchi, le groupe maitrise son sujet et sait exactement où il veut nous emmener. Pressés néanmoins d'en découdre, ils décident de
nous dynamiter la tête avec deux titres chauffés à blanc "Penetration" avec ses quelques notes de piano étincelantes
et "Raw power" qui nous ramonent (Ramones ?) les feuilles à grand coups de riffs joués à la scie circulaire, pour laquelle le piano sera gardé en marquant le tempo d'une manière appuyée et lancinante.
"I need somebody" ralentit quelque peu, c'est ce que les Stooges appellent "une ballade". En fait de ballade, on se retrouve avec une rythmique plombée et un chant plus trainant. "Shake appeal" est une bombe rock'n'roll de trois minutes qui ravage tout sur son passage. Incandescent, fiévreux, ce titre est dévastateur et reste pour moi le meilleur titre du disque. "Death trip" s'étire sur plus de 6 minutes d'un punk/rock répétitif. Les bases sont jetées.
Le punk renaitra quatre ans plus tard tel un phénix moyen sur les cendres des Stooges et autre MC5. Cet album deviendra alors un objet de culte. Iggy Pop sera entrainé grâce à David Bowie dans une carrière assez florissante avec parfois le retour de cette musique rageuse et adolescente qui ne vieillira jamais.
Plus tard, les Pixies et Nirvana feront revivre le mythe "Raw Power" en reprenant certains morceaux sur scène.
1. Search and Destroy - 3:26
2. Gimme Danger - 3:28
3. Your Pretty Face Is Going to Hell - 4:52
4. Penetration - 3:35
5. Raw Power - 4:22
6. I Need Somebody - 4:50
7. Shake Appeal - 3:00
8. Death Trip - 5:53
Dave Alexander vient de décéder. Les deux précédents disques ne se vendent pas. Le groupe donne peu de
concerts car il fait scandale sur son passage.
Un espoir va être donné au groupe avec l'embauche du guitariste James Williamson. Le quatuor se remet à jouer, à écrire, à répéter. Mais rien de concret ne sort de tout çà. Deux producteurs vont pourtant comme un coup du destin, croisés la route d'Iggy Pop. Tony de Fries et David Bowie lui propose ainsi qu'à son groupe d'enregister à Londres. Les deux requins (si, si...)n'avaient pas prévu que Iggy imposerait son nouveau guitariste et la paire rythmique des frères Asheton.
Ils avaient proposés des musiciens anglais car en fait seul Iggy les interessait. C'est Iggy Pop qui dirigera les séances d'enregistrement. L'oeuvre enregistrée n'est pas du goût d'Iggy qui aurait souhaité un son plus hard. La pochette ne
lui plait pas non plus. L'histoire lui donnera raison et tort, car pendant de longs mois, le disque sera boudé par le public et se vendra d'occasion pour quelques cents chez les disquaires.
Une nouvelle tentative sous forme de quelques morceaux sera mise en oeuvre par le tandem Iggy Pop/James Williamson mais ces titres ne seront jamais enregistrés. Les Stooges sont morts.
Cet album atteindra le statut d'oeuvre culte quelques années plus tard.
Les deux titres d'ouverture du disque sont maintenant des classiques. "Search and destroy" qui porte bien son nom
est une explosion de rock rageur qui déboule dans les enceintes. Une guitare au son suraigu, une rythmique lourde avec cette basse typique des années 70 qui cogne large et le chant halluciné et nasillard d'Iggy. "Gimme danger" se
fait plus calme du moins sur l'intro et prend l'auditeur à revers avec des couches superposées de guitares qui s'entrelacent tel un duel électrique sauvage et rutilant.
"Your pretty face is going to hell" moins jusqu'au boutiste dans la fureur, plus mélodique, plus réfléchi, le groupe maitrise son sujet et sait exactement où il veut nous emmener. Pressés néanmoins d'en découdre, ils décident de
nous dynamiter la tête avec deux titres chauffés à blanc "Penetration" avec ses quelques notes de piano étincelantes
et "Raw power" qui nous ramonent (Ramones ?) les feuilles à grand coups de riffs joués à la scie circulaire, pour laquelle le piano sera gardé en marquant le tempo d'une manière appuyée et lancinante.
"I need somebody" ralentit quelque peu, c'est ce que les Stooges appellent "une ballade". En fait de ballade, on se retrouve avec une rythmique plombée et un chant plus trainant. "Shake appeal" est une bombe rock'n'roll de trois minutes qui ravage tout sur son passage. Incandescent, fiévreux, ce titre est dévastateur et reste pour moi le meilleur titre du disque. "Death trip" s'étire sur plus de 6 minutes d'un punk/rock répétitif. Les bases sont jetées.
Le punk renaitra quatre ans plus tard tel un phénix moyen sur les cendres des Stooges et autre MC5. Cet album deviendra alors un objet de culte. Iggy Pop sera entrainé grâce à David Bowie dans une carrière assez florissante avec parfois le retour de cette musique rageuse et adolescente qui ne vieillira jamais.
Plus tard, les Pixies et Nirvana feront revivre le mythe "Raw Power" en reprenant certains morceaux sur scène.
1. Search and Destroy - 3:26
2. Gimme Danger - 3:28
3. Your Pretty Face Is Going to Hell - 4:52
4. Penetration - 3:35
5. Raw Power - 4:22
6. I Need Somebody - 4:50
7. Shake Appeal - 3:00
8. Death Trip - 5:53





