_________________[Raoul And The Kings Of Spain]_____________
Autres chroniques:
Songs from the big chair (1985)
The seeds of love (1989)
Elemental (1993)
Everybody loves a happy ending (2005)
Songs from the big chair (1985)
The seeds of love (1989)
Elemental (1993)
Everybody loves a happy ending (2005)
Deux ans après l'immense Elemental surgissait hors de l'ombre en 1995 le second opus de Roland Orzabal tout seul
à la tête de Tears for fears "Raoul and The Kings of Spain". Piochant dans son histoire personnel, Roland Orzabal
(de son vrai nom Roland Jaime Orzabal De La Quintana) allait nous servir l'histoire la plus introspective de toute sa carrière. Inutile de chercher dans cet opus une quelconque trace des événements passés qu'ils soient de Songs from the big chair ou de The seeds of love, car même si l'ensemble reste un très bon disque de pop, nous sommes tout de même loin des gloires passées. Mais entrons dans le vif du sujet:
Track-List:
1) Raoul and The Kings of Spain 5'15
2) Falling Down 4'55
3) Secrets 4'42
4) God's Mistake 3'47
5) Sketches of Pain 4'20
6) Los Reyes Catolicos 1'44
7) Sorry 4'48
8) Hum Drum and Humble 4'10
9) I Choose You 3'26
10) Don't Drink The Water 4'50
11) Me and My Big Ideas 4'32
12) Los Reyes Catolicos (Reprise) 3'44
Jolie pop mobile et aérée avec le track-title "Raoul and The Kings of Spain", où Orzabal semble avoir mis toute la fraîcheur des premiers instants. Un univers pop et souple confirmé par "Falling Down" où le chant, parvient, parfois comme avant, à exploser sur des aigus en gerbes d'étincelles vocales. Ces deux premiers titres peuvent faire des singles largement recommandables. "Secrets" ralentit le tempo sur une ballade qui a du mal à éviter la guimauve, sur des paroles où religion et amour s'emmêlent. Pas du meilleur effet, la chanson plombe un peu l'ambiance en collant
des pavés mous sous la partition. Mais le meilleur reste à venir avec la bombe pop "God's Mistake" au refrain accrocheur avant d'accéder au merveilleux, à l'inconnu, au raffinement:
"Sketches of Pain" avec une allusion directe au titre de Miles Davis "Sketches of Spain" est une splendeur à décou-
vrir. Organisé comme un mini rock-progressif, la musique suit des contours de bulles avant d'exploser sur une gui-
tare bordée d'Espagne, envahie par de la poussière de soleil. Orzabal atteint le rêve de tout musicien: donner naissance au morceau ultime, celui après lequel rien ne sera plus comme avant.
Léger et suspendu entre nuage et ciel "Los Reyes Catolicos" puis deux titres pop avec juste ce qu'il faut de Beatles pour les couleurs vives, "Sorry" et "Hum Drum and Humble".
Les guitares sonnent plus rock que jamais, nettement plus que sur Elemental. "I Choose You" apaise et soigne dans des volutes presque jazzy, chaudes et enveloppantes, avant de reprendre de la puissance sur "Don't Drink The Water", dernière incursion d'une guitare plutôt heavy. "Me and My Big Ideas" dans cette même veine chatoyante
puis retour en hauteur avec la reprise de "Los Reyes Catolicos" qui nous fait revenir à ce que nous étions avant.
Un superbe album qui mérite de retenir toute l'attention nécessaire pour une écoute quasi-religieuse.
Que faire après çà ? Orzabal avec Elemental et "Raoul and The Kings of Spain" accouche de deux albums majeurs.
Du coup la reformation au complet de "Tears for fears" avec la sortie, presque dix ans plus tard de l'album
Everybody loves a happy ending parait bien fade ou somme toute pas utile.
N'hésitez pas à faire un bond dans le passé simplement pour renouer avec vous-même et avec votre conscience musicale.
à la tête de Tears for fears "Raoul and The Kings of Spain". Piochant dans son histoire personnel, Roland Orzabal
(de son vrai nom Roland Jaime Orzabal De La Quintana) allait nous servir l'histoire la plus introspective de toute sa carrière. Inutile de chercher dans cet opus une quelconque trace des événements passés qu'ils soient de Songs from the big chair ou de The seeds of love, car même si l'ensemble reste un très bon disque de pop, nous sommes tout de même loin des gloires passées. Mais entrons dans le vif du sujet:
Track-List:
1) Raoul and The Kings of Spain 5'15
2) Falling Down 4'55
3) Secrets 4'42
4) God's Mistake 3'47
5) Sketches of Pain 4'20
6) Los Reyes Catolicos 1'44
7) Sorry 4'48
8) Hum Drum and Humble 4'10
9) I Choose You 3'26
10) Don't Drink The Water 4'50
11) Me and My Big Ideas 4'32
12) Los Reyes Catolicos (Reprise) 3'44
Jolie pop mobile et aérée avec le track-title "Raoul and The Kings of Spain", où Orzabal semble avoir mis toute la fraîcheur des premiers instants. Un univers pop et souple confirmé par "Falling Down" où le chant, parvient, parfois comme avant, à exploser sur des aigus en gerbes d'étincelles vocales. Ces deux premiers titres peuvent faire des singles largement recommandables. "Secrets" ralentit le tempo sur une ballade qui a du mal à éviter la guimauve, sur des paroles où religion et amour s'emmêlent. Pas du meilleur effet, la chanson plombe un peu l'ambiance en collant
des pavés mous sous la partition. Mais le meilleur reste à venir avec la bombe pop "God's Mistake" au refrain accrocheur avant d'accéder au merveilleux, à l'inconnu, au raffinement:
"Sketches of Pain" avec une allusion directe au titre de Miles Davis "Sketches of Spain" est une splendeur à décou-
vrir. Organisé comme un mini rock-progressif, la musique suit des contours de bulles avant d'exploser sur une gui-
tare bordée d'Espagne, envahie par de la poussière de soleil. Orzabal atteint le rêve de tout musicien: donner naissance au morceau ultime, celui après lequel rien ne sera plus comme avant.
Léger et suspendu entre nuage et ciel "Los Reyes Catolicos" puis deux titres pop avec juste ce qu'il faut de Beatles pour les couleurs vives, "Sorry" et "Hum Drum and Humble".
Les guitares sonnent plus rock que jamais, nettement plus que sur Elemental. "I Choose You" apaise et soigne dans des volutes presque jazzy, chaudes et enveloppantes, avant de reprendre de la puissance sur "Don't Drink The Water", dernière incursion d'une guitare plutôt heavy. "Me and My Big Ideas" dans cette même veine chatoyante
puis retour en hauteur avec la reprise de "Los Reyes Catolicos" qui nous fait revenir à ce que nous étions avant.
Un superbe album qui mérite de retenir toute l'attention nécessaire pour une écoute quasi-religieuse.
Que faire après çà ? Orzabal avec Elemental et "Raoul and The Kings of Spain" accouche de deux albums majeurs.
Du coup la reformation au complet de "Tears for fears" avec la sortie, presque dix ans plus tard de l'album
Everybody loves a happy ending parait bien fade ou somme toute pas utile.
N'hésitez pas à faire un bond dans le passé simplement pour renouer avec vous-même et avec votre conscience musicale.





