_______________________[¿ Que Tal ?]_______________________
Autres chroniques:
Rimes féminines (1996)
Deux pianos (1998)
Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Mutatis mutandis (2005)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
Rimes féminines (1996)
Deux pianos (1998)
Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Mutatis mutandis (2005)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
Juliette arrive au monde en 1962 à Paris d'un père saxophoniste. Elle fait ses débuts musicaux à Toulouse en jouant du piano dans les bars.
Son répertoire est constitué des standards de Brel et de Piaf entre autre.
Elle participe en 1985 et l'année suivante au Printemps de Bourges dans la catégorie "Découvertes" et ouvre ensuite pour d'autres artistes.
Son premier album parait en 1991 "Que Tal ?" qui est un live autoproduit. Suivra "Irrésistible" en 1993 puis Rimes féminines en 1996.
La musique de Juliette donne dans le noir classique avec très souvent un piano accom-
pagné de cordes frémissantes. Les textes sont d'une beauté stupéfiante car la dame manie la langue de Molière à la perfection. On la retrouve en 1998 dans un second live Deux pianos (1998) capté à la Salle Gaveau puis la même année c'est l'album Assassins sans couteaux qui tombe dans les bacs. Elle abandonne les petits labels et l'autoproduction et signe chez une major pour la sortie de Le festin de Juliette en 2002. Album plus étoffé musicalement avec de nombreux intervenants musicaux. Une tournée passe par Montauban où je fais connaissance avec l'artiste dans un spectacle digne d'une pièce de théâtre et c'est la révélation au grand public qui se demande pourquoi il est passé à côté de Juliette depuis toutes ces années. Trois ans plus tard, grosse production avec le gé-
nial Mutatis mutandis puis en 2008 Bijoux et babioles.
Track-List:
1. Lames
2. Le p'tit non
3. Quand on vous aime comme ça
4. Sur l'oreiller
5. Les remords
6. Minoiselle
7. Les romanichels
8. Abhu Newes
9. Poison
10.Sentimental Bourreau
11.¿Qué tal?
12.L'homme à la moto
13.La Barcelone
L'imposante personne de Juliette déroute d'un premier abord: une voix puissante puisant dans la brique rose de Toulouse un chant rocailleux. Début timide et a cappella de "Que tal" avec "Lames", tour d'horizon de multiples
objets coupants et "Le p'tit non" qui annonce des morts coutumières et d'autres moins acceptables. Juliette explique que les deux chansons qui suivent ne sont pas d'elle mais ont été écrits pour elle, non sans une pointe d'humour
quand elle joue l'intro de "Quand on vous aime comme ça" histoire d'amour vache et torride, et qu'elle avoue que si c'était elle qui l'avait composée, elle ne l'aurait pas faite comme çà. Le public est aux anges. "Sur l'oreiller" nous
narre les effluves restantes des étreintes passées sur un texte de dentelle et une musique d'airain. Pas de regrets
mais "Les remords" bouleversent et insinuent leurs médiocres souvenirs jusqu'au fond des rêves.
Minauderies féminines avec "Minoiselle" puis de la grandiloquence, de la performance vocale et du piano tzigane
pour "Les romanichels". On constate que les possibilités de Juliette sont énormes au point de vue chant. Ses in-
fluences semblent emprunter directement à la chanson réaliste des années 30.
Années 30 toujours avec "Abhu Newes" d'un orientalisme volontairement sépia. "Poison" est annoncé avec
beaucoup d'humour et dédié chaleureusement à son public et ce sera le tour de "Sentimental Bourreau", reprise de Boby Lapointe, interprétée avec toute la théâtralité requise en ce moment de deuil du sérieux.
Introduction du titre suivant en forme de sourire où Juliette annonce qu'elle à l'intention de vivre longtemps pour emmerder le monde, puis "¿Qué tal?", réflexion sur la vieillesse souvent ennemie et toujours fatale. Longs applaudissements puis, reprise en espagnol "phonétique" et en tango s'il vous plait pour "L'homme à la moto" empruntée à Edith Piaf. La version très libre de Juliette ne laissera personne insensible. Final impressionnant avec le très lyrique "La Barcelone" puis le silence...
Juliette parvient, avec seulement sa voix, son piano et son charisme incroyable, à mettre un public d'accord aux
sons de ses petites perles d'humour noir.
pagné de cordes frémissantes. Les textes sont d'une beauté stupéfiante car la dame manie la langue de Molière à la perfection. On la retrouve en 1998 dans un second live Deux pianos (1998) capté à la Salle Gaveau puis la même année c'est l'album Assassins sans couteaux qui tombe dans les bacs. Elle abandonne les petits labels et l'autoproduction et signe chez une major pour la sortie de Le festin de Juliette en 2002. Album plus étoffé musicalement avec de nombreux intervenants musicaux. Une tournée passe par Montauban où je fais connaissance avec l'artiste dans un spectacle digne d'une pièce de théâtre et c'est la révélation au grand public qui se demande pourquoi il est passé à côté de Juliette depuis toutes ces années. Trois ans plus tard, grosse production avec le gé-
nial Mutatis mutandis puis en 2008 Bijoux et babioles.
Track-List:
1. Lames
2. Le p'tit non
3. Quand on vous aime comme ça
4. Sur l'oreiller
5. Les remords
6. Minoiselle
7. Les romanichels
8. Abhu Newes
9. Poison
10.Sentimental Bourreau
11.¿Qué tal?
12.L'homme à la moto
13.La Barcelone
L'imposante personne de Juliette déroute d'un premier abord: une voix puissante puisant dans la brique rose de Toulouse un chant rocailleux. Début timide et a cappella de "Que tal" avec "Lames", tour d'horizon de multiples
objets coupants et "Le p'tit non" qui annonce des morts coutumières et d'autres moins acceptables. Juliette explique que les deux chansons qui suivent ne sont pas d'elle mais ont été écrits pour elle, non sans une pointe d'humour
quand elle joue l'intro de "Quand on vous aime comme ça" histoire d'amour vache et torride, et qu'elle avoue que si c'était elle qui l'avait composée, elle ne l'aurait pas faite comme çà. Le public est aux anges. "Sur l'oreiller" nous
narre les effluves restantes des étreintes passées sur un texte de dentelle et une musique d'airain. Pas de regrets
mais "Les remords" bouleversent et insinuent leurs médiocres souvenirs jusqu'au fond des rêves.
Minauderies féminines avec "Minoiselle" puis de la grandiloquence, de la performance vocale et du piano tzigane
pour "Les romanichels". On constate que les possibilités de Juliette sont énormes au point de vue chant. Ses in-
fluences semblent emprunter directement à la chanson réaliste des années 30.
Années 30 toujours avec "Abhu Newes" d'un orientalisme volontairement sépia. "Poison" est annoncé avec
beaucoup d'humour et dédié chaleureusement à son public et ce sera le tour de "Sentimental Bourreau", reprise de Boby Lapointe, interprétée avec toute la théâtralité requise en ce moment de deuil du sérieux.
Introduction du titre suivant en forme de sourire où Juliette annonce qu'elle à l'intention de vivre longtemps pour emmerder le monde, puis "¿Qué tal?", réflexion sur la vieillesse souvent ennemie et toujours fatale. Longs applaudissements puis, reprise en espagnol "phonétique" et en tango s'il vous plait pour "L'homme à la moto" empruntée à Edith Piaf. La version très libre de Juliette ne laissera personne insensible. Final impressionnant avec le très lyrique "La Barcelone" puis le silence...
Juliette parvient, avec seulement sa voix, son piano et son charisme incroyable, à mettre un public d'accord aux
sons de ses petites perles d'humour noir.





