_______________________[Préfabriqués]______________________
Trust, dont le nom colle aux souvenirs du hard-rock tricolore sortait en 1979 son premier opus éponyme.
On a souvent appelé ce disque "L'élite" ou "Préfabriqués" du nom de certains titres contenus à l'intérieur.
Déjà, Bernie et Nono s'affrontaient, l'un derrière le micro chant, vociférant des textes engagés politiquement, et l'autre, considéré à juste titre comme un des guitar-hero français le plus reconnu.
Ce premier essai a tous les défauts du débutant ( son
"à peu près", production limitée au minimum, pochette exécutée sur un coin de table...) et aussi tout le charme et la fraicheur de la première attaque.
Line-up en 1979:
Bernie Bonvoisin: Chant
Norbert Krief: Guitare
Raymond Manna: Basse
Jean-Emile Hanela: Batterie
Invités sur cet album:
Max Middleton: piano sur "Toujours pas une tune", "Le matteur", "Palace", claviers sur "Le matteur"
Bimbo Acock: Saxo sur "Le matteur"
Kenny Moore: Piano/Choeurs sur "Ride on"
Billy Haynes: Basse/Choeurs sur "Ride on"
Helen Hardy et Kathleen O'Donoghue: Choeurs sur "Le matteur" et "Ride on"
Track-list:
1)Préfabriqués
2)Palace
3)Le matteur
4)Bosser huit heures
5)Comme un damné
6)Dialogue de sourds
7)L'élite
8)Police-milice
9)H & D
10)Ride on
11)Toujours pas une tune
"Préfabriqués", petit morceaux teigneux, démarre l'histoire de Trust en crachant déjà des paroles vindicatives sur la société française de la fin des seventies. On retrouvera bien sur plusieurs de ces hymnes vengeurs comme "Bosser
huit heures" ou "Police-milice" qui tapent sur les conditions sociales d'une part et sur la junte flicarde de l'autre.
Bernie Bonvoisin, issu des quartiers difficiles de Nanterre a le mérite de savoir de quoi il parle. Son attitude aussi
bien scénique que physique (il est le seul à avoir les cheveux courts dans le groupe) évoque plus le punk que le hard-rock dont Nono est le fils naturel. C'est ainsi que Trust ralliera ces deux types de public à ses concerts.
"H & D" évoque la Russie et "Palace" se permet des influences disco avant de terminer sur une cavalcade de gui-
tare et un solo joué à la truelle. Dans l'efficacité courte et directe on trouvera aussi "Comme un damné" et
"Dialogue de sourds", plus anecdotiques.
Des instruments font leur apparition dans le paysage Trust comme le saxophone sur "Le matteur" titre chaud et
moite et le piano sur deux titres, la reprise de AC/DC "Ride on" (extrait de Dirty deeds done dirt cheap)
agrémentée de choeurs féminins puis "Toujours pas une tune".
Un an avant "Antisocial", "L'élite" amorce la charge qui sera donnée avec le plus célèbre titre de Trust, allant même jusqu'à répéter le riff montant bien connu. Un son un peu étouffé par une production, on le sent, légèrement fau-
chée, ce premier opus de Trust jette les bases du discours social que Bernie écrira tout au long de la carrière du groupe. Nono s'affirme déjà comme un excellent guitariste et l'ensemble prend forme doucement, en se débar-
rassant des vieux tics des années 70.
Pas indispensable mais il est toujours bien d'avoir le début d'une histoire....
"à peu près", production limitée au minimum, pochette exécutée sur un coin de table...) et aussi tout le charme et la fraicheur de la première attaque.
Line-up en 1979:
Bernie Bonvoisin: Chant
Norbert Krief: Guitare
Raymond Manna: Basse
Jean-Emile Hanela: Batterie
Invités sur cet album:
Max Middleton: piano sur "Toujours pas une tune", "Le matteur", "Palace", claviers sur "Le matteur"
Bimbo Acock: Saxo sur "Le matteur"
Kenny Moore: Piano/Choeurs sur "Ride on"
Billy Haynes: Basse/Choeurs sur "Ride on"
Helen Hardy et Kathleen O'Donoghue: Choeurs sur "Le matteur" et "Ride on"
Track-list:
1)Préfabriqués
2)Palace
3)Le matteur
4)Bosser huit heures
5)Comme un damné
6)Dialogue de sourds
7)L'élite
8)Police-milice
9)H & D
10)Ride on
11)Toujours pas une tune
"Préfabriqués", petit morceaux teigneux, démarre l'histoire de Trust en crachant déjà des paroles vindicatives sur la société française de la fin des seventies. On retrouvera bien sur plusieurs de ces hymnes vengeurs comme "Bosser
huit heures" ou "Police-milice" qui tapent sur les conditions sociales d'une part et sur la junte flicarde de l'autre.
Bernie Bonvoisin, issu des quartiers difficiles de Nanterre a le mérite de savoir de quoi il parle. Son attitude aussi
bien scénique que physique (il est le seul à avoir les cheveux courts dans le groupe) évoque plus le punk que le hard-rock dont Nono est le fils naturel. C'est ainsi que Trust ralliera ces deux types de public à ses concerts.
"H & D" évoque la Russie et "Palace" se permet des influences disco avant de terminer sur une cavalcade de gui-
tare et un solo joué à la truelle. Dans l'efficacité courte et directe on trouvera aussi "Comme un damné" et
"Dialogue de sourds", plus anecdotiques.
Des instruments font leur apparition dans le paysage Trust comme le saxophone sur "Le matteur" titre chaud et
moite et le piano sur deux titres, la reprise de AC/DC "Ride on" (extrait de Dirty deeds done dirt cheap)
agrémentée de choeurs féminins puis "Toujours pas une tune".
Un an avant "Antisocial", "L'élite" amorce la charge qui sera donnée avec le plus célèbre titre de Trust, allant même jusqu'à répéter le riff montant bien connu. Un son un peu étouffé par une production, on le sent, légèrement fau-
chée, ce premier opus de Trust jette les bases du discours social que Bernie écrira tout au long de la carrière du groupe. Nono s'affirme déjà comme un excellent guitariste et l'ensemble prend forme doucement, en se débar-
rassant des vieux tics des années 70.
Pas indispensable mais il est toujours bien d'avoir le début d'une histoire....





