______________________[Pink Bubbles Go Ape]_________________

Autres chroniques:

Keepers of the seven keys I (1987)
Helloween est un groupe de métal allemand formé au début des années 80. Chef de file du speed-metal ils ont
alignés dans le commerce une grosse poignée d'albums dont ce "Pink bubbles go ape" à la pochette étrange et presque nauséeuse. Une ravissante jeune femme semble sur le point de gober ou d'embrasser un poisson pendant qu'au fond d'un couloir, un type patauge dans une baignoire. Au verso, un autre type ressemblant à Hitchcock
arbore fièrement deux œufs au plat sur les yeux...
La grande classe....


Michael Kiske: Chant
Roland Grapow: Guitare
Michael Weikath: Guitare
Markus Grosskopf: Basse
Ingo Schwichtenberg: Batterie

Contexte:

La guitariste/chanteur Kai Hansen vient de quitter la formation pour former Gammaray. Les critiques et les fans accueillent plutôt froidement ce disque en 1991 qui est, pour ses détracteurs, un exemple de perte de créativité
suite au départ d'un des leaders. Aujourd'hui, il reste un disque moyen dans la disco du groupe, étant très loin
des orgies musicales de "Keeper of the seven keys" part I et II.
Enfin surtout part II.

1] Pink Bubbles Go Ape
2] Kids Of The Century
3] Back On The Streets
4] Number One
5] Heavy Metal Hamsters
6] Goin' Home
7] Someone's Crying
8] Mankind
9] I'm Doin' Fine Crazy Man
10]The Chance
11]Your Turn


Courte introduction "Pink Bubbles Go Ape" exécutée entre vex et guitare puis deux titres d'honnête facture "Kids
Of The Century" et "Back On The Streets". Le son est propre mais manque un peu de puissance à mon goût plus particulièrement sur l'ensemble basse/batterie. De bons riffs, et des refrains naïfs font de ces chansons quelque
chose d'écoutable mais qui ne donne pas envie de se relever la nuit. "Number One" va faire retomber le soufflé.
Trop plat, trop quelconque, les musiciens jouent en se demandant ce qu'ils font là.
Nous aussi.
Plus marqué et revenant en terrain plus métal, "Heavy Metal Hamsters" avec son intro clin d'oeil empruntée aux premiers accords de "Rat bat blue" de Deep purple puis l'assez pauvre "Goin' Home" et son refrain générique de
série TV. Mais qu'on se rassure, le meilleur reste à venir. Telles deux étoiles clignotant dans la nuit pour un naufragé "Someone's Crying" et "Mankind" vont rehausser de plusieurs points la note de cet album. Phrasé rapide, duel de guitares, ponts, breaks de fous, batterie prise de convulsions et un chant halluciné.
Helloween est de retour sur ces titres fabuleux. Mais déjà la routine est de retour avec "I'm Doin' Fine Crazy Man"
et "The Chance" quoique ce dernier propose un joli chorus de guitare sur un break qui ne l'est pas moins.
Helloween referme ce disque avec une ballade "Your Turn" pas forcément très ingénieuse mais qui repose les
mains des musiciens et les esprits de l'auditeur. Un disque avec une mauvaise réputation non démentie par une
poignée de titres qui n'est vraiment pas le reflet du talent des allemands.
Fort heureusement, il y a ces deux titres qui sauvent de justesse cet album vraiment moyen.
pink bubbles go ape
pink bubbles go ape
pink bubbles go ape