______________________[Our Earthly Pleasures]________________

Autres chroniques:

A certain trigger (2005)
Séduit par A certain trigger en 2005, je renouvelais l'expérience Maximo Park avec leur second opus en 2007,
"Our Earthly pleasures". Comme ses confrères de la nouvelle scène pop/rock, Franz ferdinand ou Arctic Monkeys, Maximo Park passait la difficile épreuve du deuxième album, celle où tout le monde vous attend à la sortie du virage, la plupart du temps en espérant que vous vous y casserez bien la gueule. Pour certains le talent est assez insuppor-
table surtout si il est nouveau. Maximo Park confirme l'excellente impression de départ en offrant 12 superbes titres. Plus riches que les titres de A certain trigger ceux de "Our Earthly Pleasures" montrent une qualité d'écriture éton-
nante de maturité pour un groupe aussi jeune. Les quarante trois minutes de ce disque font partie de ces rares moments de bonheur intense que je vous invite à partager.

1. Girls who play guitars
2. Our velocity
3. Books from boxes
4. Russian Litterature
5. Karaoke plays
6. Your urge
7. The Unshockable
8. By the monument
9. Nosebleed
10. A fortnight's time
11. Sandblasted and set free
12. Parisian skies


Avec cet album Maximo Park nous conforte dans l'idée que l'on n'a pas affaire à un groupe éphèmère mais bel et
bien avec un élément avec lequel il faudra compter dans le vaste paysage de la pop/rock anglo-saxonne. Un bon-
heur intense et une urgence de jouer parcourent cet album. Des titres comme "Our velocity", "Russian Literature" et "The Unshockable" en sont l'expression même. De la vélocité mais aussi un travail incroyable sur la recherche mélodique et harmonique. Maximo Park ne se contente pas de faire de la musique et leurs compositions imposent
le respect. Les guitares sont déliées, rarement saturées comme sur "Girls who play guitars", "Books from boxes" ou "Your urge" et pourtant la puissance de feu est là. Pas de ballade dans ce disque, quelques ralentissements de tem-
po et encore à peine sur "Sandblasted and set free" avec une légère touche de violons mais rien qui puisse faire
penser une seule seconde que le groupe a besoin de se reposer.
Le piano fait quelques interventions, présent sur la rythmique de "By the monument" et en soutien sur "Nosebleed"
et "A fortnight's time", il se conduit comme un élève appliqué. Le summum du plaisir est gardé pour la fin avec "Parisian skies", au rythme une nouvelle fois endiablé et au refrain magique, comme un avion qui passe au-dessus
des nuages ou la lumière du soleil qui jaillit dans une pièce, démasquée par un cumulo-nimbus trop pressé.
La voix de Paul Smith est un modèle de maitrise et ses textes sont hautement inspirés par la littérature qui semble
être le théâtre de sa vie. On pourrait penser, à entendre ce disque démarrer en trombe dés le premier titre que cette tension et cette urgence ne peut pas durer tout au long des 43 minutes et qu'il va falloir certainement que Maximo Park calme le jeu mais il n'en est rien.
Et c'est bien cela qui le différencie des autres groupes pop/rock du moment.
A la frontière entre rock urgentiste et power pop, Maximo Park se présente comme une des meilleures formations représentatives du genre.
Et "Our Earthly pleasures" se trouve être à plusieurs coudées devant les opus des confrères de cette nouvelle scène anglo-saxonne.
Rien de moins.
Ce disque risque bien de vous rentrer dans une oreille pour ne jamais plus en ressortir.
our earthly pleasures maximo park
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