_______________________[On the Night]______________________

Autres chroniques

Dire Straits(1978)
Communiqué (1979)
Love over gold(1982)
Alchemy(1984)
On Every Street(1991)
Presque dix ans après leur premier live d'anthologie "Alchemy" en 1984, Dire Straits nous offrait une seconde
rondelle sur scène, "On the night". Nous sommes en 1993 deux ans après le sixième et dernier album de Dire
Straits
en studio, "On Every Street". Bien qu'il n'y ait qu'un seul disque de dix titres à se mettre sous la dent, celui-ci atteint néanmoins la durée honorable de soixante-quinze minutes. Une liste de titres pour le moins surprenante qui marque l'absence des grands canons passés comme "Sultans of Swing" pour n'en citer que le plus classique. Les chansons ont été captées d'abord en France puis en Allemagne durant la tournée qui passait donc en mai/juin 1992 sur le vieux continent.

Les piliers du groupe sont de la partie :

Mark Knopfler – chant, guitare
John Illsley – basse, choeurs
Alan Clark – claviers
Guy Fletcher – claviers, choeurs

Ainsi que quelques musiciens additionnels :

Danny Cummings – percussions, choeurs
Paul Franklin – guitare pedal steel
Phil Palmer – guitare rhythmique, choeurs
Chris White – saxophone, flûte, choeurs
Chris Whitten – batterie

1) Calling Elvis 10:25
2) Walk Of Life 5:06
3) Heavy Fuel 5:23
4) Romeo And Juliet 10:05
5) Private Investigations 9:43
6) Your Latest Trick 5:35
7) On Every Street 7:01
8) You And Your Friend 6:48
9) Money for Nothing 6:28
10) Brothers In Arms 8:55


"Calling Elvis" surgit comme au détour d'un virage offrant une vue sur un panorama magnifique. Knopfler salue le public, qu'on devine tentaculaire, rejoignant certainement le ciel. Entre chorus de guitare et final percussif, Dire
Straits
installe une ambiance, une histoire à laquelle tout le monde croyait avant de venir. Premier extrait de "Bro-
thers in arms" avec un "Walk Of Life" conforme à l'original, exception faite de quelques chorus supplémentaires,
pour faire durer le plaisir. L'horloge Chris Whitten marque toutes les secondes pour ouvrir "Heavy Fuel" en sup-
port à Mark Knopfler partit en solo. Le final sera comme soufflé par le vent, puis le saxophone donne une touche
de classe immédiate sur "Romeo And Juliet", s'éloignant de la jovialité du country rock précédent. Mais l'ensemble tend à se déliter sur la distance avec les multiples interventions des instruments, ponctués par les encouragements
du public.

On est moins dans la musique que dans l'épreuve sportive, la performance, qui fait perdre à la chanson, son carac-
tère sacré. Enfin la mélodie la plus belle du monde "Private Investigations". Dire Straits en reprend les infimes rou-
ages et se disperse avec. La seconde partie donne toujours la chair de poule et confine ici au sublime. Trop vite digéré, un petit silence de cinq secondes aurait été le bienvenu, ce grand titre culte est suivi du (trop) sympathique "Your Latest Trick". Pour goûter à l'excellence, il faut aussi savoir écouter l'ordinaire. "On Every Street" est un vrai démarrage en côte, après avoir bien chauffé et huilé la machine. La partie instrumentale est évidemment le morceau
de bravoure que tout le monde attendait. "You And Your Friend" pas très connu mais figurant pourtant sur "On
Every Street
", calme baume nocturne avant le tubesque "Money for Nothing" co-écrit avec Sting. Exit l'intro pla-
nante, coupée au mixage, on entre ici directement dans le vif du sujet. Des solos en veux-tu en voilà, des moments suspendus au-dessus du vide, puis un final revu et adapté aux contraintes du live. "Brothers In Arms" inonde la
scène d'un fin brouillard. Une belle lumière chaude et réconfortante irradie de cette ballade, laissant, à regret, sa
place à l'obscurité qui n'a pas dû oublier d'envahir la scène après l'extinction de la dernière note.

Un bon live, moins délirant que son prédécesseur, qui comporte aussi des morceaux plus calmes.
Les fans vont l'aimer, les autres s'en foutent, comme d'habitude.
Chacun a ses propres repères...
on the night dire straits
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