________________________[Octahedron]______________________
En 2009 sort le neuvième album de The Mars Volta. Celui-ci s'intitule "Octahedron" et comporte huit morceaux, un peu comme
Dream theater et son "Octavarium".
En regard d'album comme "Frances The Mute", "Octahedron" est étrangement calme. La durée habituellement élevée d'un album de
ce groupe de rock progressif est aussi anormalement courte car tout est dit en un peu plus de 50 minutes.
C'est beaucoup de changement qui attendent l'auditeur fan occasionnel ou permanent de The Mars Volta.
Reste à voir si cette nouvelle tendance sera du goût de tout le monde.
1) Since We've Been Wrong - 7:22
2) Teflon - 5:06
3) Halo Of Nembutals - 5:32
4) With Twilight As My Guide - 7:54
5) Cotopaxi - 3:40
6) Desperate Graves - 4:58
7) Copernicus - 7:24
8) Luciforms - 8:22
Tout vient à point à qui sait attendre. Cette petite maxime s'applique très bien à cet album puisque pendant un peu plus d'une minute après le démarrage, rien ne s'entend. Les plus curieux pousseront le volume dans ses presque derniers retranchements pour entendre un son venu de très loin, quasiment inaudible à bas régime. "Since We've
Been Wrong" émerge très lentement de ce silence d'altitude. Cette première chanson est très calme, mais couve
dans ses silences une explosion prête à toutes éventualités.
"Teflon", à la construction presque trop conventionnelle pour The Mars Volta, délivre un message pop un peu sage
et détaché. The Mars Volta semble être en apesanteur au-dessus de sa musique, plus contemplatif qu'actif. "Halo
Of Nembutals" sonne agréablement et confirme donc l'impression de départ : The Mars Volta a réduit le feu, simplifiant la chose en la rendant accessible au plus grand nombre. Ce qui faisait un des plus grands charmes de
cette formation, cette pop agressive aux breaks convulsifs et acharnés, ces constructions de morceaux où personne
ne pigeait rien ne sont pas dans cet album. Rien de loufoque non plus dans la ballade "With Twilight As My Guide" avec un final qui évoque les heures de "Echoes" d'un Pink Floyd lointain.
Il faut donc attendre ce cinquième titre "Cotopaxi" plutôt bref d'ailleurs, pour retrouver The Mars Volta en très
grande forme. Enfin une structure de chanson presque au pif, et l'impression de ne pas pouvoir glisser une note
de plus dans la partition. "Desperate Graves" garde toute cette énergie et la redistribue complaisamment sur ses refrains. "Copernicus" explore une nouvelle fois le registre plénitude, soupirant des accords de guitare glissants
sur des rideaux de sable que la tempête soulevée par "Luciforms" éparpillera au loin, hors de notre portée.
Virage artistique ? album de transition ou parenthèse ?
"Octahedron" va déstabiliser le fan de base mais pas forcément le décevoir, The Mars Volta gardant encore bien
des mystères à découvrir.
1) Since We've Been Wrong - 7:22
2) Teflon - 5:06
3) Halo Of Nembutals - 5:32
4) With Twilight As My Guide - 7:54
5) Cotopaxi - 3:40
6) Desperate Graves - 4:58
7) Copernicus - 7:24
8) Luciforms - 8:22
Tout vient à point à qui sait attendre. Cette petite maxime s'applique très bien à cet album puisque pendant un peu plus d'une minute après le démarrage, rien ne s'entend. Les plus curieux pousseront le volume dans ses presque derniers retranchements pour entendre un son venu de très loin, quasiment inaudible à bas régime. "Since We've
Been Wrong" émerge très lentement de ce silence d'altitude. Cette première chanson est très calme, mais couve
dans ses silences une explosion prête à toutes éventualités.
"Teflon", à la construction presque trop conventionnelle pour The Mars Volta, délivre un message pop un peu sage
et détaché. The Mars Volta semble être en apesanteur au-dessus de sa musique, plus contemplatif qu'actif. "Halo
Of Nembutals" sonne agréablement et confirme donc l'impression de départ : The Mars Volta a réduit le feu, simplifiant la chose en la rendant accessible au plus grand nombre. Ce qui faisait un des plus grands charmes de
cette formation, cette pop agressive aux breaks convulsifs et acharnés, ces constructions de morceaux où personne
ne pigeait rien ne sont pas dans cet album. Rien de loufoque non plus dans la ballade "With Twilight As My Guide" avec un final qui évoque les heures de "Echoes" d'un Pink Floyd lointain.
Il faut donc attendre ce cinquième titre "Cotopaxi" plutôt bref d'ailleurs, pour retrouver The Mars Volta en très
grande forme. Enfin une structure de chanson presque au pif, et l'impression de ne pas pouvoir glisser une note
de plus dans la partition. "Desperate Graves" garde toute cette énergie et la redistribue complaisamment sur ses refrains. "Copernicus" explore une nouvelle fois le registre plénitude, soupirant des accords de guitare glissants
sur des rideaux de sable que la tempête soulevée par "Luciforms" éparpillera au loin, hors de notre portée.
Virage artistique ? album de transition ou parenthèse ?
"Octahedron" va déstabiliser le fan de base mais pas forcément le décevoir, The Mars Volta gardant encore bien
des mystères à découvrir.





