__________________________[Nouba]_________________________

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Métropolitain (1998)
Qui connait Hervé Despesse ? Il s'agit du vrai nom de Kent le chanteur, ex-vocaliste du groupe punk Starshooter,
ou encore de Kent Cokenstock, véritable fan et auteur de BD. Aujourd'hui, c'est la partie musicale qui nous inté-
resse avec cet opus sorti en 1996 "Nouba". Mais revenons un peu en arrière, jusqu'à la courte existence de Starshooter qui officia de 1977 à 1982, côtoyant la scène rock française d'alors, Téléphone et Trust en tête, mais recueillant peu de lauriers en regard de ces deux formations. Pourtant, le succès posthume de ce groupe punk sera plus important, les compilations où Starhooter apparait ou même celle qui les concernent directement se vendant plutôt aisément. Une poignée de disques mais aussi de nombreuses contributions à la chanson française comme le tube écrit par ses soins pour Enzo Enzo, "Quelqu'un de bien", et aussi des collaborations plus discrètes avec Enrico Macias, Dave et notre Johnny national. Mais quand Kent décide de pousser la chansonnette, c'est le monde
musical dans son ensemble qui s'ouvre à vos oreilles, vibrant de multiples influences.

1) A quoi rêvons-nous ? 3'16
2) Regarde-moi , soleil 3'40
3) Petit gamin 3'44
4) Tu me manques 2'53
5) Au nom de ma liberté 3'25
6) La haine est là 3'38
7) L'homme de derrière 3'15
8) Vacances à Paname 3'52
9) Ainsi va l'amour 3'20
10) Bonheur banal 3'22
11) Soixante millions de Poulidor 3'07
12) Dis-moi , est-ce que tu m'aimeras ? 6'25
13) Nouba 3'25


Ambiance orientale sur "A quoi rêvons-nous", le premier simple tiré de cet album. L'accordéon joue à côté du
reste sans jamais empiéter sur le terrain festif. "Regarde-moi, soleil", moins rapide et plus posé, conserve le climat précédent avec un Kent beaucoup plus en avant sur un texte moins léger aussi. Une chanson qui accompagne, mais pour seulement un peu moins de quatre minutes, la solitude de l'enfance sur "Petit gamin". Douces chansons "Tu me manques" et "Au nom de ma liberté", puis un mouvement d'humeur sur "La haine est là", dans les épaules et dans
les bras.

Pour ce faire Kent s'est adjoint les services de Rachid Taha qui discourt en arabe. Hommage aux hommes de
l'ombre sur le rétro-réaliste, "L'homme de derrière", pour ceux qui préfèrent la confidentialité des coulisses aux lampions des façades. Retour vers la capitale pour "Vacances à Paname" puis une autre contribution sur "Ainsi va l'amour", où Suzanne Vega en personne vient prêter voix forte sur les choeurs.

"Bonheur banal" où le plaisir ne se refuse pas, puis "Soixante millions de Poulidor". Nous courons tous après
quelque chose mais après quoi? Longue introduction orientale sur "Dis-moi, est-ce que tu m'aimeras ?", morceau superbe de folie, enregistré en public. Si Kent n'était plus Kent est-ce que nous l'aimerions?

"Nouba" referme l'album sur un minimalisme voix/accordéon/percussions qui atténue les frasques du titre
précédent.

Joli album qui mérite un franc détour.

Kent est un artiste à la rencontre duquel il faut aller.

Des albums comme "Nouba" renouent avec la fraicheur et la sensibilité.
nouba kent
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