_____________________[No Guts No Glory]___________________

Autres chroniques:

Runnin'Wild (2007)

En 2007, on s'était dit que, décidément la vie valait d'être vécue, quand on voyait poindre des groupes comme Airbourne avec Runnin'Wild. Mais en 2009, Airbourne remettait çà avec "No Guts, No Glory", histoire de nous démontrer qu'ils sont décidés à occuper la scène laissée vacante par tant d'autres. Si le premier opus proposait seulement 11 titres, le second s'appréciera sur une heure et 18 morceaux, 13 officiels et 5 bonus. Merci qui ?

1. Born To Kill
2. No Way But The Hard Way
3. Blonde, Bad And Beautiful
4. Raise The Flag
5. Bottom Of The Well
6. White Line Fever
7. It Ain’t Over Till It’s Over
8. Still Town
9. Chewin’ The Fat
10. Get Busy Livin’
11. Armed And Dangerous
12. Overdrive
13. Back On The Bottle


Bonus :

1. Loaded Gun
2. My Dynamite Will Blow You Sky High (And Get Ya Moanin' After Midnight)
3. Rattle Your Bones
4. Kickin' It Old School
5. Devil's Child


Chorus Hendrixien en amorce de "Born To Kill" puis enfin l'habituelle rythmique binaire attaque le disque à la ma-
nière d'une guerre de tranchée. Voix puissante, choeurs en éventail sur les hymnes et toujours cette ambiance australienne initiée par AC/DC auquel Airbourne sera toujours comparé. La voix chargée et le tempo moyen cette fois-ci, "No Way But The Hard Way" suintant le rock'n roll. Que serait les histoires de rock sans les filles ? Celle-ci est "Blonde, Bad And Beautiful" et fait progressivement monter le compte-tour. On passe la cinquième et le rapide "Raise The Flag" déboule. Le solo est concis et rapide et l'envie de claquer la tronche à son voisin de palier où à défaut, de l'inviter à siffler une binouze se fait diablement sentir. Plus mesuré "Bottom Of The Well" laisse apprécier
en intro la jolie voix de Joël O'Keeffe puis "White Line Fever" en boomerang, qui part pour revenir immédiatement.

Hard-rock élastique ? Tonnerre mécanique hyper rapide sur le quasi boogie "It Ain’t Over Till It’s Over" dans le
quel Airbourne ne s'offre toujours pas de pause. Court "Still Town" plus mid-tempo tout de même, à peine de quoi refroidir les frettes. Jusqu'ici, Airbourne déroule un hard-rock pétaradant chauffé au blues et au rock et la suite ne détournera pas le groupe de son objectif: pilonnage des disques de Mireille Mathieu avec Chewin’ The Fat et re
fonte de ceux d'Hervé Vilard sur "Get Busy Livin" (mais pourquoi tant de haine ?). AC/DC, et preuve en est faite maintenant, n'est plus l'unique dépositaire du rock'n roll plombé au goudron et rafraichit à la bière. "Armed And Dangerous" ralentit à peine, et perd le contrôle sur la fin "Overdrive" passe comme un cornet de frites ultra salé.

Pour le dernier titre, on pourrait croire qu'Airbourne se soit gardé un petit blues des familles épais comme du sirop mais, "Back On The Bottle" est quasiment le plus rapide du track-listing officiel. Le chapitre bonus s'ouvre avec "Loaded Gun" petit cousin de "Jailbreak" puis "My Dynamite Will Blow You Sky High (And Get Ya Moanin' After Midnight)" à qui on ne peut souhaiter que l'immortalité, et puis encore "Rattle Your Bones" qui reste dans le tour
billon des titres précédents. Riffs précis, batterie et basse calée sur un binaire de croisière et des choeurs sur le
refrain. L'essentiel est là. "Kickin' It Old School" semble être le jumeau du précédent puis enfin la dernière salve
avec "Devil's Child", rapide, et qui laissera fumer les restes de tympans pour ceux qui en sont encore pourvus.

Airbourne n'est pas une blague, pas un gentil groupe qui ressemble de près ou de loin à AC/DC. Ils sont cer-
tainement un des derniers défenseurs d'une certaine idée du hard-rock qu'on croyait avoir perdue. Et comme dirait Mme Michu , "Ils sont bien partis pour rester".
no guts no glory airbourne
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