___________________[Nevermind The Bollocks]_________________
Sex pistols ou comment inventer un mouvement. La brève existence du groupe anglais (de 1975 à 1978) suffira à
les installer en icônes indétrônables du punk rock international. Tirant leur énergie de combo comme les Ramones
ou The Stooges, Sex pistols joue un rock basique, enflammé par des textes rageurs et une attitude destroy qui leur vaudra de multiples scandales. Leur producteur, Malcolm Mc Laren n'aura de cesse d'alimenter la légende en provoquant plus ou moins quelques-uns de leurs frasques. Leur seul album, "Nevermind the bollocks" sort en 1977
et influencera toute une génération, donnant ainsi naissance à des groupes comme The Jam, The Clash ou encore
The Exploited pour la partie british et Nirvana ou Bad Brains pour les Amériques.
Sex pistols:
Johnny Rotten: Chant
Steve Jones: Guitare
Glen Matlock: Basse (de 1975 à 1977) puis de février 1977 à 1978, en alternance avec Sid Vicious
Paul Cook: Batterie
Malcom Mc Laren arrive à Londres en 1971 et ouvre une boutique de vêtements d'inspiration sado-maso créés par son épouse Vivienne Westwood. On sait maintenant d'où vient l'imagerie punk, inventeur du piercing avec l'épingle à nourrice passée au travers de la joue. Ancien manager des New-York Dolls il a déjà l'expérience du rock décalé et en dehors des marges. Des jeunes plus ou moins désœuvrés commence à fréquenter assidument le magasin et en
font leur lieu de rendez-vous habituel. Glen Matlock y est d'ailleurs vendeur et ses amis, Steve Jones et Paul Cook viennent souvent le voir car ils ont formé un groupe. Ils jouent fréquemment sur du matériel volé mais il leur manque encore un chanteur qui sera présenté par Malcolm.
Il s'agit de John Lydon qui sera rebaptisé Johnny Rotten (Rotten = pourri) à cause de sa dentition plutôt en mauvais état. Le groupe commence à tourner et entraine dans son sillage Siouxsie ou des gens comme Billy Idol. Leur
attitude leur vaudra bientôt d'être interdit d'antenne et de concert. Matlock, qui ne s'entend pas avec Rotten, partira
et sera remplacé par un ami du chanteur, Sid Vicious, qui n'a de bassiste que le nom puisqu'il ne sait jouer d'aucun instrument.
La personnalité psychotique de Rotten annoncera la fin du groupe peu après l'enregistrement de "Nevermind the bollocks" et les Sex pistols se sépareront en 1978. John Lydon qui reprendra son ancien nom formera PIL (Public image limited). Paul Cook et Steve Jones formeront un obscur combo appelé The Professionals qui ne fera pas de vagues.
Sid Vicious, après avoir été accusé du meurtre de sa petite amie Nancy Spungen et un séjour au trou, mourra d'une overdose en 1979.
Track-list:
Holidays in the Sun 3:19
Bodies 3:01
No Feelings 2:48
Liar 2:39
God Save the Queen 3:17
Problems 4:09
Seventeen 2:01
Anarchy in the U.K. 3:31
Submission 4:10
Pretty Vacant 3:15
New York 3:03
EMI 3:09
Pas vraiment de grosses surprises dans la musique simple des Pistols. Pas de rémissions non plus, même si la
violence de leur musique peut aujourd'hui prêter à sourire en regard de certains combos de trash-métals actuels. Il
faut dire que la voie bruyante empruntée par les Pistols avait auparavant largement été balisée par The Stooges, Ramones et encore plus loin, les nocifs MC5. La partie rythmique est bien en place et Paul Cook s'autorise très souvent des petits breaks bien placés. Pas de solos non plus si ce n'est sur "Problems" qui se comporte plus finalement comme un honnête morceau rock, avec une seconde guitare venue épaulée la première. Solo aussi sur "Anarchy in the U.K" un des standards du groupe. John Lydon et son phrasé particulier éructe en début de chanson
"I am the anti-christ, i am the anarchist...", on imagine aisément l'impact dans la prude Angleterre de 1977.
Le reste est du pur rock'n roll direct sans ajout de ska ou autre rythme à contretemps comme ont pu nous délivrer Nirvana ou Clash. Le punk des Pistols est net et sans fioritures et on appréciera le chant nervuré de Lydon, qui roule les "r" avec un accent incompréhensible. "God Save the Queen" restera l'hymne de tous les punks et même de tous ceux qui voulaient, à l'époque et même encore de nos jours, déformatée la société.
"Nevermind the bollocks" est un disque à posséder forcément.
Sans lui, il manquerait une pièce au puzzle de l'histoire de la musique.
les installer en icônes indétrônables du punk rock international. Tirant leur énergie de combo comme les Ramones
ou The Stooges, Sex pistols joue un rock basique, enflammé par des textes rageurs et une attitude destroy qui leur vaudra de multiples scandales. Leur producteur, Malcolm Mc Laren n'aura de cesse d'alimenter la légende en provoquant plus ou moins quelques-uns de leurs frasques. Leur seul album, "Nevermind the bollocks" sort en 1977
et influencera toute une génération, donnant ainsi naissance à des groupes comme The Jam, The Clash ou encore
The Exploited pour la partie british et Nirvana ou Bad Brains pour les Amériques.
Sex pistols:
Johnny Rotten: Chant
Steve Jones: Guitare
Glen Matlock: Basse (de 1975 à 1977) puis de février 1977 à 1978, en alternance avec Sid Vicious
Paul Cook: Batterie
Malcom Mc Laren arrive à Londres en 1971 et ouvre une boutique de vêtements d'inspiration sado-maso créés par son épouse Vivienne Westwood. On sait maintenant d'où vient l'imagerie punk, inventeur du piercing avec l'épingle à nourrice passée au travers de la joue. Ancien manager des New-York Dolls il a déjà l'expérience du rock décalé et en dehors des marges. Des jeunes plus ou moins désœuvrés commence à fréquenter assidument le magasin et en
font leur lieu de rendez-vous habituel. Glen Matlock y est d'ailleurs vendeur et ses amis, Steve Jones et Paul Cook viennent souvent le voir car ils ont formé un groupe. Ils jouent fréquemment sur du matériel volé mais il leur manque encore un chanteur qui sera présenté par Malcolm.
Il s'agit de John Lydon qui sera rebaptisé Johnny Rotten (Rotten = pourri) à cause de sa dentition plutôt en mauvais état. Le groupe commence à tourner et entraine dans son sillage Siouxsie ou des gens comme Billy Idol. Leur
attitude leur vaudra bientôt d'être interdit d'antenne et de concert. Matlock, qui ne s'entend pas avec Rotten, partira
et sera remplacé par un ami du chanteur, Sid Vicious, qui n'a de bassiste que le nom puisqu'il ne sait jouer d'aucun instrument.
La personnalité psychotique de Rotten annoncera la fin du groupe peu après l'enregistrement de "Nevermind the bollocks" et les Sex pistols se sépareront en 1978. John Lydon qui reprendra son ancien nom formera PIL (Public image limited). Paul Cook et Steve Jones formeront un obscur combo appelé The Professionals qui ne fera pas de vagues.
Sid Vicious, après avoir été accusé du meurtre de sa petite amie Nancy Spungen et un séjour au trou, mourra d'une overdose en 1979.
Track-list:
Holidays in the Sun 3:19
Bodies 3:01
No Feelings 2:48
Liar 2:39
God Save the Queen 3:17
Problems 4:09
Seventeen 2:01
Anarchy in the U.K. 3:31
Submission 4:10
Pretty Vacant 3:15
New York 3:03
EMI 3:09
Pas vraiment de grosses surprises dans la musique simple des Pistols. Pas de rémissions non plus, même si la
violence de leur musique peut aujourd'hui prêter à sourire en regard de certains combos de trash-métals actuels. Il
faut dire que la voie bruyante empruntée par les Pistols avait auparavant largement été balisée par The Stooges, Ramones et encore plus loin, les nocifs MC5. La partie rythmique est bien en place et Paul Cook s'autorise très souvent des petits breaks bien placés. Pas de solos non plus si ce n'est sur "Problems" qui se comporte plus finalement comme un honnête morceau rock, avec une seconde guitare venue épaulée la première. Solo aussi sur "Anarchy in the U.K" un des standards du groupe. John Lydon et son phrasé particulier éructe en début de chanson
"I am the anti-christ, i am the anarchist...", on imagine aisément l'impact dans la prude Angleterre de 1977.
Le reste est du pur rock'n roll direct sans ajout de ska ou autre rythme à contretemps comme ont pu nous délivrer Nirvana ou Clash. Le punk des Pistols est net et sans fioritures et on appréciera le chant nervuré de Lydon, qui roule les "r" avec un accent incompréhensible. "God Save the Queen" restera l'hymne de tous les punks et même de tous ceux qui voulaient, à l'époque et même encore de nos jours, déformatée la société.
"Nevermind the bollocks" est un disque à posséder forcément.
Sans lui, il manquerait une pièce au puzzle de l'histoire de la musique.





