_______________________[My Iron Lung]______________________

Autres chroniques:

Pablo honey(1993)
The bends(1995)
Ok computer(1997)
Kid a(2000)
Amnesiac(2001)
I might be wrong(2001)
Hail to the thief(2003)
In rainbows(2007)
Initialement prévu pour le public Australien, "My Iron Lung" un peu en marge de la discographie officielle sort en 1994, peu après le premier album Pablo honey. Cet album court qui ne contient que des singles sortis un peu pêle-mêle, permet de retrouver Radiohead dans un format plus abordable et surtout plus disponible. Des singles
donc mais aussi quelques chutes de studio (beaucoup de groupes aimeraient avoir ce genre de chutes !!) composent les huit titres de cette galette. L'orientation de Radiohead est déjà claire et cet album qui n'en est pas vraiment un est une petite perle rare. Le titre de l'oeuvre se retrouve aussi en single dans "The Bends", second album à paraitre en 1995. A noter aussi une version acoustique de "Creep" qui apparait dans une première version électrique sur Pablo honey en 1992.

Line-Up

Thom Yorke: Chant, guitare
Jon Greenwood: Guitare, orgue, recorder, synthetiser
Ed O'brien: Guitare, chant
Colin Greenwood: Basse
Phil Selway: Batterie


Track-List

1. My Iron Lung
2. The Trickster
3. Lewis (mistreated)
4. Punchdrunk Lovesick Singalong
5. Permanent Daylight
6. Lozenge Of Love
7. You Never Wash Up After Yourself
8. Creep (acoustic)


Le track-title démarre sans heurt, avec la douceur coutumière de ce groupe qui soigne sa musique comme un
enfant.

"My Iron lung" sonne calmement puis dérape sur une flaque de guitare rageuse. "The trickster" chauffera le climat
avec beaucoup plus de nuances, avec une touche supplémentaire de lyrisme à la Muse. "Lewis (mistreated)" résonnera presque plus optimiste. "Punchdrunk lovesick singalong" se passe sous l'eau et évolue dans un calme que
ne peut troubler que la lumière quand elle réussit à le traverser. "Permanent daylight" se fait victime à contretemps, puis vainqueur en binaire et en décalé. Beau titre, puissant, et optimiste à nouveau. L'aérien "Lozenge of love" d'un minimalisme premier puis toujours dans le dépouillement, "You never washup after yourself". La fin c'est "Creep"
qui se suffit à lui-même, entre Thom Yorke et sa guitare, quand tout le monde est parti. Beau mais court album (29 minutes), qui donne un (petit) aperçu des qualités de Radiohead entre électrique et acoustique, entre possibilité et maîtrise, entre talent et nécessité.

Les fans vont adorer, les autres en redemanderont.
my iron lung radiohead
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