_____________________[Mutatis Mutandis]_____________________
Autres chroniques:
Que tal (1991)
Rimes féminines (1996)
Deux pianos (1998)
Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
Que tal (1991)
Rimes féminines (1996)
Deux pianos (1998)
Assassins sans couteaux (1998)
Le festin de Juliette (2002)
Bijoux et babioles (2008)
No Parano (2011)
"Ce qui devait changer ayant été changé" vous proclameront les pages roses de votre dico, en traduction de la locution latine "Mutatis Mutandis".
Cinquième album de la dame de Toulouse paru en 2005 et seulement deuxième album sous le règne du nouveau label de la chanteuse opulente, qui signa en 2001 avec Polydor/Universal.
La voix
la plus rétro de la chanson française reprend du service pour nous pondre un album aux onze titres variés. Quelques contributions à remarquer comme celle du regretté Guillaume Depardieu qui chuchotera avec Juliette sur "Une lettre oubliée" et celle de François Morel, le François des Deschiens, avec lequel elle s'engueulera avec classe sur
"Mémère dans les orties".
Track-List
1) Le sort de Circée
2) Les garçons de mon quartier
3) Maudite clochette
4) Le congrès des chérubins
5) Il s'est passé quelque chose
6) Une lettre oubliée
7) L'ivresse
8) La braise
9) Mémère dans les orties
10) Franciscae meae laudes
11) Fantaisie héroïque
Introduction avec "Le sort de Circée", chanson écrite en principe pour une autre Juliette, Gréco celle-ci, qui se
targue des exploits passés, la belle époque où elle transformait les compagnons d'Ulysse en cochons. Voyage en Colombie avec "Les garçons de mon quartier", rythme cubain et rues obscures mais surtout destinées tracées au couteau. "Maudite clochette" raconte les tribulations de la pauvre bonne qui transforme peu à peu sa fonction en carnage sanglant.
Réunis dans une chapelle florentine les petits angelots dissertent sur leurs problèmes quotidiens dans "Le congrès
des chérubins" puis une superbe chanson, avec une rythmique rappelant le parcours d'un train "Il s'est passé
quelque chose".
Inspirée d'une nouvelle de Dino Buzzati, elle case dans les paroles la catastrophe d'AZF en évoquant une usine qui explose. Chaque titre est une petite merveille d'arrangements, de riches instruments se superposent pour tisser un ensemble bien souvent inspiré par des ambiances latino. Déjà un souvenir sur la très belle chanson "Une lettre oubliée", où Guillaume Depardieu écrit àJuliette depuis le front de la 1ère Guerre.
Pendant que l'un vibre d'amour par écrit, l'autre se demande lequel de ses amants peut bien lui écrire. "L'ivresse"
est une ancienne chanson que Juliette a réarrangé pour ce disque et "La braise", au son d'un tango rougeoyant, raconte des amours brûlants. Avec courtoisie et préciosité, deux futurs époux se jettent des insultes à la tête dans "Mémère dans les orties" avec François Morel comme partenaire. Léger et qui met des photos jaunies dans l'esprit.
"Franciscae meae laudes" mélange de musique de chambre et de bossa nova sur un texte entièrement en latin, puis
le grandiose "Fantaisie héroïque" met l'aventure au premier plan et discourt sur six minutes d'un reggae puissant et baroque. La fin du titre est une belle surprise et révèle la vraie nature des choses...
Un disque très varié qui mélange sujets passionnés et sujets plus légers. Juliette signe là son album le plus abouti.
Les morceaux s'enchainent avec un bonheur constant. Il y a des plaisirs durables qu'il ne vaut mieux pas se refuser.
la plus rétro de la chanson française reprend du service pour nous pondre un album aux onze titres variés. Quelques contributions à remarquer comme celle du regretté Guillaume Depardieu qui chuchotera avec Juliette sur "Une lettre oubliée" et celle de François Morel, le François des Deschiens, avec lequel elle s'engueulera avec classe sur
"Mémère dans les orties".
Track-List
1) Le sort de Circée
2) Les garçons de mon quartier
3) Maudite clochette
4) Le congrès des chérubins
5) Il s'est passé quelque chose
6) Une lettre oubliée
7) L'ivresse
8) La braise
9) Mémère dans les orties
10) Franciscae meae laudes
11) Fantaisie héroïque
Introduction avec "Le sort de Circée", chanson écrite en principe pour une autre Juliette, Gréco celle-ci, qui se
targue des exploits passés, la belle époque où elle transformait les compagnons d'Ulysse en cochons. Voyage en Colombie avec "Les garçons de mon quartier", rythme cubain et rues obscures mais surtout destinées tracées au couteau. "Maudite clochette" raconte les tribulations de la pauvre bonne qui transforme peu à peu sa fonction en carnage sanglant.
Réunis dans une chapelle florentine les petits angelots dissertent sur leurs problèmes quotidiens dans "Le congrès
des chérubins" puis une superbe chanson, avec une rythmique rappelant le parcours d'un train "Il s'est passé
quelque chose".
Inspirée d'une nouvelle de Dino Buzzati, elle case dans les paroles la catastrophe d'AZF en évoquant une usine qui explose. Chaque titre est une petite merveille d'arrangements, de riches instruments se superposent pour tisser un ensemble bien souvent inspiré par des ambiances latino. Déjà un souvenir sur la très belle chanson "Une lettre oubliée", où Guillaume Depardieu écrit à
Pendant que l'un vibre d'amour par écrit, l'autre se demande lequel de ses amants peut bien lui écrire. "L'ivresse"
est une ancienne chanson que Juliette a réarrangé pour ce disque et "La braise", au son d'un tango rougeoyant, raconte des amours brûlants. Avec courtoisie et préciosité, deux futurs époux se jettent des insultes à la tête dans "Mémère dans les orties" avec François Morel comme partenaire. Léger et qui met des photos jaunies dans l'esprit.
"Franciscae meae laudes" mélange de musique de chambre et de bossa nova sur un texte entièrement en latin, puis
le grandiose "Fantaisie héroïque" met l'aventure au premier plan et discourt sur six minutes d'un reggae puissant et baroque. La fin du titre est une belle surprise et révèle la vraie nature des choses...
Un disque très varié qui mélange sujets passionnés et sujets plus légers. Juliette signe là son album le plus abouti.
Les morceaux s'enchainent avec un bonheur constant. Il y a des plaisirs durables qu'il ne vaut mieux pas se refuser.





