______________________[More Specials]______________________
Un an seulement après leur premier essai The Specials remet çà avec "More Specials" en 1980 qui promet plus de musique, plus de ska, plus de tout.
Il s'agit du second album de la première période de The Specials, avant une
pause de quatre ans, silence brisé avec le retour du groupe sous le nom de "Special Aka" en 1984. Ce disque-là
est mieux produit, avec de belles basses profondes, un clavier qui ne l'est pas moins, des cuivres plus brillants ou
plus mats suivant les besoins, enfin bref, on sent des moyens et un intérêt plus marqué que sur le premier effort.
L'accueil de cet album sera plus mitigé que le premier. Il faut avouer que les influences ska très présentes dans le premier volet sont moins marquées et les fans de la première heure seront un peu frustrés.
1. "Enjoy Yourself" 3:39
2. "Man at C & A" 3:36
3. "Hey, Little Rich Girl" 3:35
4. "Do Nothing" 3:43
5. "Pearl's Cafe" 3:07
6. "Sock It to 'Em J.B." 2:56
7. "Stereotypes" 7:24
8. "Holiday Fortnight" 2:45
9. "I Can't Stand It" 4:01
10. "International Jet Set" 5:37
11. "Enjoy Yourself (Reprise)" 1:46
Ouverture alerte et festive avec la première partie de "Enjoy Yourself", reprise d'une chanson écrite en 1948 et
chanté par le gratin de l'époque (Tommy Dorsey, Bing Crosby..). Seulement un an après Specials ce "More
Specials" affiche un son beaucoup plus soigné, notamment dans les cuivres aux sonorités brillantes. Ceux-ci ont encore le beau rôle sur "Man at C & A", reggae enfûmé au parfum de polar noir.
Retour au bleu avec un festif et coloré "Hey, Little Rich Girl". Le saxo sixties nous ramène à des pochettes de
super 45 tours contenant 4 titres. Un détour par une Jamaïque noire et blanche avec le reggae simple mais direct
de "Do Nothing". "Pearl's Cafe" en forme de générique de feuilleton époque "Happy days" puis "Sock It to
'Em J.B." se rapproche presque de la verve d'un Madness avec ses cuivres pétaradants.
Mélange de ska sous Lexomil et de trompette mexicaine, "Stereotypes" ressemble à Speedy Gonzales au pays du contretemps. La chanson de sept minutes et des brouettes n'évite pas certaines longueurs lancinantes mais l'am-
biance y est. La seconde partie étant surtout la plus intéressante avec ses effets ou ses absences d'effets (reverb
ou pas reverb sur la voix) et passage d'une voie à l'autre (puisque le sujet est précisément la stéréo...).
Instrumental qui détend "Holiday Fortnight" permet de retrouver cette ambiance ibéro-sixties chère à The Specials. Duo presque pop avec "I Can't Stand It" entre Rhoda Dakar des Bodysnatchers et Terry Hall, le tout en décalage avec le reste du disque effectivement pas plus ska que çà. Celui-ci se pose plus volontiers sur "International Jet
Set" en mode hyper luxueux avec une basse profonde puis pour conclure la reprise de "Enjoy Yourself".
Un disque pourtant plus élaborée que le précédent mais qui ne trouva pas vraiment son public à ce moment-là.
Peut-être vous trouvera-t-il aujourd'hui.
Ou inversement.
pause de quatre ans, silence brisé avec le retour du groupe sous le nom de "Special Aka" en 1984. Ce disque-là
est mieux produit, avec de belles basses profondes, un clavier qui ne l'est pas moins, des cuivres plus brillants ou
plus mats suivant les besoins, enfin bref, on sent des moyens et un intérêt plus marqué que sur le premier effort.
L'accueil de cet album sera plus mitigé que le premier. Il faut avouer que les influences ska très présentes dans le premier volet sont moins marquées et les fans de la première heure seront un peu frustrés.
1. "Enjoy Yourself" 3:39
2. "Man at C & A" 3:36
3. "Hey, Little Rich Girl" 3:35
4. "Do Nothing" 3:43
5. "Pearl's Cafe" 3:07
6. "Sock It to 'Em J.B." 2:56
7. "Stereotypes" 7:24
8. "Holiday Fortnight" 2:45
9. "I Can't Stand It" 4:01
10. "International Jet Set" 5:37
11. "Enjoy Yourself (Reprise)" 1:46
Ouverture alerte et festive avec la première partie de "Enjoy Yourself", reprise d'une chanson écrite en 1948 et
chanté par le gratin de l'époque (Tommy Dorsey, Bing Crosby..). Seulement un an après Specials ce "More
Specials" affiche un son beaucoup plus soigné, notamment dans les cuivres aux sonorités brillantes. Ceux-ci ont encore le beau rôle sur "Man at C & A", reggae enfûmé au parfum de polar noir.
Retour au bleu avec un festif et coloré "Hey, Little Rich Girl". Le saxo sixties nous ramène à des pochettes de
super 45 tours contenant 4 titres. Un détour par une Jamaïque noire et blanche avec le reggae simple mais direct
de "Do Nothing". "Pearl's Cafe" en forme de générique de feuilleton époque "Happy days" puis "Sock It to
'Em J.B." se rapproche presque de la verve d'un Madness avec ses cuivres pétaradants.
Mélange de ska sous Lexomil et de trompette mexicaine, "Stereotypes" ressemble à Speedy Gonzales au pays du contretemps. La chanson de sept minutes et des brouettes n'évite pas certaines longueurs lancinantes mais l'am-
biance y est. La seconde partie étant surtout la plus intéressante avec ses effets ou ses absences d'effets (reverb
ou pas reverb sur la voix) et passage d'une voie à l'autre (puisque le sujet est précisément la stéréo...).
Instrumental qui détend "Holiday Fortnight" permet de retrouver cette ambiance ibéro-sixties chère à The Specials. Duo presque pop avec "I Can't Stand It" entre Rhoda Dakar des Bodysnatchers et Terry Hall, le tout en décalage avec le reste du disque effectivement pas plus ska que çà. Celui-ci se pose plus volontiers sur "International Jet
Set" en mode hyper luxueux avec une basse profonde puis pour conclure la reprise de "Enjoy Yourself".
Un disque pourtant plus élaborée que le précédent mais qui ne trouva pas vraiment son public à ce moment-là.
Peut-être vous trouvera-t-il aujourd'hui.
Ou inversement.





