_______________________[Mirror Mirror]______________________

Autres chroniques:

Electronic Jacuzzi (2000)
Blow (2003)
Depuis 2003 et Blow (2003), nous attendions, j'attendais le retour de Ghinzu, les gentils belges un peu barges de la pop-rock du pays des frites. Au bout de quelques années d'attentes infructueuses et plutôt que de leur envoyer Astérix je jetais un oeil sur la toile, quêtant une information d'un quelconque opus en préparation mais rien. Ils semblaient bel et bien avoir disparus de la circulation.

Mais en cette année 2009, au beau milieu du joyeux mois de mai, (le disque est en fait sorti en Mars, c'est loin la Belgique...) en me plantant devant mon rayon de disques plus ou moins favori, une pochette attira mon regard. Ghinzu, "Mirrors, mirrors". Ah bon !

Comme ça sans prévenir alors...
Je consultais ce que pouvait me livrer bien malgré lui le digipack pliant de la rondelle en question et mes derniers doutes se dissipèrent... Six ans après les belges étaient bien de retour.


1. Cold love
2. Take it easy
3. Mother Allegra
4. Mirror Mirror
5. Dream maker
6. The end of the world
7. This light
8. This war is silent
9. Joy, success, happiness
10. Birds in my head
11. Kill the surfers
12. Interstellar orgy


Avec ce troisième opus, le gang de John Stargasm, tête pensante du groupe et chanteur charismatique, met la barre
un cran au-dessus des précédents albums. "Mirror, mirror" est inventif, bénéficie d'une production irréprochable et
de deux ou trois trucs qui n'appartiennent qu'à eux. Les petits baffes qui ne mériteraient que de devenir des tubes, "Cold love" qui nous ramène aux meilleurs moments de Blow, "Take it easy" peut-être un peu facile mais tellement évident, "The end of the world" dans le même esprit, "Dream maker" qui revient à la forme progressive d'un
"Cockpit inferno".

Ghinzu est bien de ces groupes dont la rareté fait la valeur et on se prend à penser qu'il a fallu effectivement tout ce temps pour peaufiner ces jolies oeuvres. Quelques instants suspendus avec le joli "Mother Allegra" et des titres
joués avec l'urgence du tout de suite, "Mirror Mirror", "This light" bourdonnant et vibrant comme mille aiguilles,
auquel s'enchaine "This war is silent" et un direct à l'estomac "Joy, success, happiness" rond et sans aspérités. Les ambiances se font aussi multiples comme "Birds in my head" psychotique et inquiétant comme du Mercury Rev,
"Kill the surfers" longiligne et tiré sur un trait enflammé avant de conclure avec le très bel instrumental "Interstellar orgy" aux couleurs presque Floydienne.

Beau disque, riche sur tout les plans qu'on aura plaisir à écouter plusieurs fois pour y découvrir de nouvelles choses.
Ghinzu se hisse sans problème au niveau des productions anglo-saxonnes à qui décidément il n'à vraiment rien à envier.
mirror mirror ghinzu
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