_______________________[Master Of Puppets]__________________

Autres chroniques:

Kill 'em all(1983)
Ride the lightning(1984)
And justice for all...(1988)
Metallica (black album)(1991)
Load(1996)
Reload(1997)
Garage Inc.(1998)
S & M(1999)
St anger(2003)
Some kind of monster(2004)
Death magnetic(2008)
Sorti en février 1986, "Master of puppets" succédait à Ride the lightning paru deux ans plus tôt. Ce disque battit des records de vente et reste aujourd'hui un des albums de métal le plus vendu au monde. Le groupe est maintenant solide. Le son de batterie est plus percutant et les guitares ont définitivement trouvées leurs places.


1] Battery (5:10)
2] Master Of Puppets (8:38)
3] The Thing That Should Not Be (6:32)
4] Welcome Home (Sanitarium) (6:28)
5] Disposable Heroes (8:14)
6] Leper Messiah (5:38)
7] Orion (Instrumental) (8:12)
8] Damage, Inc. (5:08)


Huit titres pour une durée de 55 minutes environ. Un disque qui pèse bien son poids. Un album concept si l'on peut dire car il s'agit bien de l'homme réduit à l'état de pantin qu'on agite à son gré qui est raconté au travers de ses huit chansons.
Des arpèges doux de guitares acoustiques se font entendre en intro de "Battery". Puis l'enfer métallique déboule,
tout en emphase, en gardant le tempo lent du début, mais la machine s'accélère et les guitares crachent vite un venin acide parmi les piétinements intensifs du couple basse/batterie. De la musique rouge et noire.

Comme la pochette de l'album avec son champ de croix blanches sous un ciel d'apocalypse, où chacune d'entre
elles croix est reliées par un fil tenu par des mains avides. Première longue pièce de plus de huit minutes, durée à laquelle Metallica va s'abonner dans les albums suivants "Master Of Puppets" où il est question de drogue. Un
break au milieu du morceau, qui se construit sur la voix qui rebondit en écho de James Hetfield, nous fait glisser
dans un bain frais de délicates guitares lumineuses et peu saturées. Mais cela ne saurait tarder car la prise est bientôt rebranchée pour terminer le titre qui finit dans des éclats de rires sardoniques. "The Thing That Should Not Be" un
peu plus ramassé et lent. Mid-tempo lourd racontant l'histoire de deux naufragés échoués sur une île. Les habitants
de l'île sont des hommes mi-hommes, mi-poissons. Morceau initié par Cliff Burton, fan de Lovecraft, dont le livre "Dagon" a inspiré cette chanson. Plus coloré et aussi plus rapide "Welcome Home (Sanitarium)" inspirée par le film "Vol au-dessus d'un nid de coucou".

Sans doute mon préféré sur le disque. Le tempo va crescendo au fur et à mesure que le protagoniste héros de l'histoire, devient de plus en plus violent. Il trouvera la paix intérieur en devenant meutrier à la fin de la chanson. Riffs passablement énervés et heurtés sur "Disposable Heroes" violente diatribe contre la guerre et surtout contre ceux
qui envoient les hommes se faire bousiller. C'est à la religion et surtout aux prédicateurs télévisés que s'adresse
"Leper Messiah". Chanson inspirée par le drame que vécut James Hetfield quand il perdit sa mère d'un cancer à
l'âge de 16 ans.

Celle-ci refusa de se faire soigner, persuadée que sa mort programmée était la volonté de Dieu. Très en retrait par rapport au reste du disque "Orion" (intitulée ainsi car après l'avoir composé le groupe trouva la mélodie ...
nébuleuse), mélange diverses influences allant du rock prog au classique que le bassiste Cliff Burton écoutait beaucoup. Un seul regret: ce titre ne fût pas repris sur le double live S & M. J'aurais pourtant aimé l'entendre dans cette dimension. Ultime titre d'une extrême violence "Damage, Inc." démarre un solo étouffé d'où jaillira un riff
guerrier et hostile.

Très rapide, il rejoint dans sa construction, le titre d'ouverture de l'album "Battery".
La boucle est bouclée.

Disque sombre et violent, au milieu duquel coule une rivière, "Orion", il ne laissera pas le monde du métal
indifférent.

Désormais la brèche était grande ouverte, et l'histoire du trash-métal pouvait continuer.
master of puppets metallica
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