_________________________[Marbles]_________________________

Autres chroniques:

Script of a jester's tears (1983)
Fugazi (1984)
Misplaced childhood (1985)
Clutching at straws (1987)
Holidays in eden (1991)
Brave (1994)
Afraid of sunlight (1995)
Made again (1996)
This strange engine (1997)
Anorak in the uk (2002)
Avant que vous vous battiez entre vous pour savoir qui a raison, il existe deux versions de "Marbles" sorti en 2004. Une première comportant deux cd qui ne paraitra uniquement qu'en téléchargement sur le site officiel du groupe
et une seconde expurgée, simplifiée, amputée de plusieurs titres sans qu'on puisse comprendre pourquoi, destinée à alimenter les bacs.
Imaginez The wall réduit à douze morceaux ...
Voilà l'effet dans une moindre mesure que donne "Marbles".
Pourquoi avoir réduit la première version en plus en mélangeant l'ordre initial des titres, ce qui fait que l'histoire déroulée n'a plus aucun sens et les chansons plus aucun lien les unes avec les autres ?
Incompréhensible.
Je n'ose pas croire que la maison de disque a pensé aux prolos que nous sommes, en nous jetant dans les bacs un
cd incomplet mais moins cher que la version précédente. Plus que la maison de disque c'est l'image de Marillion qui
en prend un coup.

1) The Invisible Man (13:37)
2) Marbles I (1:46)
3) You're Gone (6:28)
4) Angelina (7:41)
5) Marbles II (1:55)
6) Don't Hurt Yourself (5:48)
7) Fantastic Place (6:12)
8) Marbles III (1:51)
9) Drilling Holes (5:11)
10) Marbles IV (1:25)
11) Neverland (12:09)
12/ You're Gone [single mix] (4:00)


Line-up Marillion 2004:

Steve Rothery: Guitares
Steve Hogarth: Chant, guitare
Mark Kelly: Claviers
Pete Trewavas: Basse
Ian Mosley: Batterie

On saute les entrées et on passe directement au plat de résistance avec le long et riche "The Invisible Man" qui sur-
vole à peu près toutes les tendances et les habitudes du rock progressif. De la longue plage instrumentale d'intro jusqu'au mouvement d'horlogerie qui soutient la fin du titre tout y est pour construire du beau, du lourd et du pour longtemps. Des claviers fragiles, des rythmiques tendues ou liquides et une voix, toujours celle de Hogarth bien sûr, surchargée émotionnellement parlant.

Premier interlude chanté sur "Marbles I" avec un piano et un soutien musical psychédélique caché derrière la fenêtre battue par la pluie puis "You're Gone" que l'on retrouvera à la fin du disque dans une version écourtée single de presque trois minutes. La rythmique presque électro à de quoi étonner sur un disque de Marillion, mais l'ensemble quoique un peu monotone se révèle très frais à l'écoute. Très doux avec une guitare à la Mark Knopfler, "Angelina"
se fait presque jazz et cèdre odorant puis le second intermède "Marbles II".

Préparons-nous à ce qui est le meilleur titre de l'album "Don't Hurt Yourself" avec un refrain hyper accrocheur qui vous hantera encore après la fin du disque. "Fantastic Place" à nouveau dans les volutes de la douceur puis
"Marbles III" qui perdure et suit les deux premières interventions.

Difficile d'accès pour le complexe "Drilling Holes" qui a du mal à convaincre avec sa rythmique en roue libre qui manque un peu d'appui. Il faudra sans doute plusieurs écoutes pour identifier ce titre et l'assimiler.
"Marbles IV" qui clôt les interludes pour lequel il serait intéressant de voir ce que çà donne en les mettant bout à
bout. Très long mais pourtant digeste le magnifique "Neverland" qui trouve son charme dans la linéarité avec grands renforts de claviers, d'interventions guitaristiques et de voix haut perché.

La fin du morceau laisse entendre de douces clochettes qui mettront une minute ou deux à s'en aller. La version remixée single de "You're Gone" n'apporte rien de plus.

Un album riche avec de beaux et longs morceaux.
Une surprise même avec ce très bon "Don't Hurt Yourself" qui, planté au milieu du disque fait la liaison avec les
autres titres.
A consommer sans modération et à ré-écouter plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités.
marbles marillion
marbles marillion
marbles marillion