______________________[Made in Europe]____________________




Deep purple 1976:
Guitare: Ritchie Blackmore
Claviers: Jon Lord
Chant: David Coverdale
Basse et chant: Glenn Hughes
Batterie: Ian Paice

Deep purple est sur la fin, sur le départ.
Les tensions entre le guitariste et le reste du groupe sont au maximum.
Ce live fût enregistré en 1976 lors de la tournée européenne de Burn et de Stormbringer.

1) Burn 7'10
2) Mistreated 11'05
3) Lady double dealer 4'00
4) You fool no one 16'21
5) Stormbringer 4'38


Intro tournoyante sur le splendide Burn. Morceau faux calme qui enclenche la vitesse supérieure d'entrée. Ce titre,
qui ne s'éloigne pas de la partition d'origine, fonctionne bien en live, même si on a l'impression fugitive que le groupe assure le minimum syndical. Le blues de "Mistreated" prendra le relais et se traînera pendant plus de onze minutes. Intercalé en plein milieu, "Rock me baby" une reprise d'un standard du rock est juste là pour faire durer le plaisir.
God bless ya !!! lance David Coverdale avant l'intro du blues tranquille mais puissamment évoqué de "Mistreated".
Le son est très bon, même sur vinyl. Comme pour la plupart des prestations du Pourpre Profond, le groupe a fait appel au producteur Martin Birch, véritable soldat du son derrière les consoles du "Rolling Stones mobile" évoqué dans la chanson "Smoke on the water".

Très long solo de guitare qui fait faire du rase-mottes à la chanson puis un break de batterie fait reprendre le cours normal du morceau. "Lady double dealer", un des seuls titres comestibles de Stormbringer pédale à toutes blindes. Sympa et efficace et balancé comme un défouloir après la maîtrise d'énergie opérée sur le titre précédent.
Le chorus de clavier de Lord montre que celui-ci croit encore en l'avenir du groupe. Ouverture de
"You fool no one" à l'orgue Hammond pour quelques chorus, puis le clavier devient aérien pour accueillir
la batterie puis l'ensemble guitare et basse aux coudes à coudes. Beau moment de cohésion.
Le titre s'installe dans la durée en prenant des airs de "Made in Japan". Les deux couplets/refrains entérinés,
Blackmore entame un long chorus jusqu'à ce que les autres instruments partent et lui laisse la seule parole.
Puis tout le monde revient, perd du temps, s'en va à nouveau puis revient encore dans un blues calme.
Le groupe ne semble plus tellement dans quelle direction partir, ils reprennent donc le thème du titre initial
pour se perdre à nouveau sur d'autres explorations. La batterie reste seule, murmurante ou agressive selon
les saisons.

Puis une fin blues de base conclue ce chemin parsemé d'embûches. Certes un peu long et chaotique mais de
beaux moments viennent de s'écouler. Stormbringer est annoncé dans un rugissement de Coverdale et vient
terminer ce live de manière simple et efficace.

Un live court où on sent poindre le réchauffé.
Deep purple tire sur ses vieilles ficelles et même si le tout est honnête, Deep purple étant néanmoins pourvu d'excellents musiciens, l'ensemble est plutôt vite expédié.
Un disque pour les fans ultimes dont je fais partie.
Autres chroniques:
In rock (1970)
Fireball (1971)
Machine head (1972)
Made in Japan (1972)
Who do we think we are (1973)
Burn (1974)
Stormbringer (1974)
Perfect strangers (1984)
made in europe deep purple
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