______________________[Love At First Sting]___________________

Autres chroniques:

Lonesome Crow (1972)
Virgin Killer (1976)
Tokyo Tapes (1978)
Lovedrive (1979)
L'album de la révélation pour certains "Love at first sting" paru en 1984 reste tout de même le disque de la consécration ultime pour les cinq teutons métalleux. 9 Titres sur ce neuvième album coulant un métal bleuté chauffé
à l'ancienne, dont le tubesque "Still loving you" qu'on ne présente plus. Scorpions mettait le hard-rock à la portée de toutes les oreilles en faufilant leur méga-tube sur toutes les radios du monde. Cinq singles pas moins seront extrait de cet album vendu à plus de 3 millions de copies rien qu'aux Etats-Unis.

Klaus Meine: Chant
Rudolf Schenker: Guitare
Matthias Jabs: Guitare
Francis Buchholz: Basse, synthétiseur
Herman Rarebell: Batterie

Pour la petite anecdote:

Certaines parties de basse sur le disque auraient été joué par Jimmy Bain (Rainbow, Dio...) en lieu et place du bassiste officiel, Francis Buchholz. Ce dernier aurait démenti le fait dans une interview suivant la sortie du disque.

1] Bad Boys Running Wild 3:54
2] Rock You Like a Hurricane 4:11
3] I'm Leaving You 4:16
4] Coming Home 4:58
5] The Same Thrill 3:30
6] Big City Nights 4:08
7] As Soon as the Good Times Roll 5:01
8] Crossfire 4:31
9] Still Loving You 6:26


Moins nerveux que son prédécesseur "Blackout" en 1982, Scorpions livrait là un disque plus mature pour les uns, avec un son plus recherché, ou trop commercial pour les autres, considérant que Scorpions avait sacrifié aux dures lois du show-biz, en répondant à la demande des radios qui demandaient un son moins agressif et des chansons
plus aseptisées.... Force est de constater que le disque manque un peu de brûlots comme "Blackout" les distribuait deux ans plus tôt. L'ouverture se fait avec "Bad Boys Running Wild" ciblé large suivi de l'ultra connu "Rock You
Like a Hurricane".
Riffs facilement mémorisables, rock lourd qui balance, tout est prévu pour plaire au plus grand nombre. Il faut dire
que la recette fonctionne et on se surprend 25 ans après à dodeliner de la tête sur ces classiques de la musique qui bouge. Le très sympa "I'm Leaving You" moins connu mais à mon avis bien plus travaillé puis, le titre que je préfère sur l'album "Coming Home". L'intro calme du début laisse présager une douce ballade mais le feu qui couve sous la glace traverse d'un coup la pellicule givrée pour laisser fuser une mélodie pressée assortie d'un solo virtuose de Mr Jabs qui n'a oublié aucun doigt sur sa main gauche.
Superbe et étonnant.
La chanson suivante "The Same Thrill" aurait pû figurer sur "Blackout" avec ses sonorités abruptes et très rock'n roll. Le titre détonne franchement dans le panorama et ne s'inscrit pas vraiment dans la mouvance du disque. Autre gros tube "Big City Nights" construit dans la même optique que les deux titres d'ouverture de l'album puis l'entêtant "As Soon as the Good Times Roll" qui a aussi le mérite de sortir un peu des sentiers battus.
Rythme martial et voix chargée d'émotion pour "Crossfire", anti-militariste et plaidoyer contre la guerre puis le dénouement avec "Still Loving You". Même après avoir entendu ce titre maintes et maintes fois, je ne peux que me joindre à Klaus Meine en reprenant les paroles de ce slow mouillé qui arracha plus d'une culotte en son temps.
Un album tout ce qu'il y a de plus classique.
Presque un best-of puisque plus de la moitié passera en radio sous forme de singles.
Mention spéciale avec "Coming home", chanson magique traversée d'éclairs de génie, éclair momentané que le
groupe ne retrouvera plus. La suite de cet album, c'est le live "World wide live" puis le consternant "Savage amusement" qui fut le dernier opus du groupe que j'achetais.
love at first sting scorpions
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