________________________[Louise Attaque]____________________

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Comme on a dit (2000)
Louise Attaque a fait un détour bien sympathique par nos oreilles en déboulant en 1997 avec cet album éponyme
qui allait être lâché comme une petite bombe au milieu de la chanson française plutôt morôse. Mais avant de dissé-
quer la bestiole, revenons sur l'histoire de ce groupe (pour l'instant interrompu). A Montargis Gaétan Roussel et
Robin Feix sont copains. Alexandre Margraff les rejoindra plus tard en amenant sa batterie. Le groupe est formé. Il s'appellera Caravage. Ils débuteront avec un autre lascar, David qui fera un passage éclair, étant plus attiré par le
côté prise de son. Une annonce pour embaucher un guitariste leur amènera ...un violoniste en la personne d’Arnaud Samuel.
Le groupe est maintenant constitué et c'est à Paris que se poursuivra leur histoire en 1994 où ils changent de nom, Caravage devient Louise Attaque en référence à Louise Michel. En 1997 sort donc leur premier effort intitulé sobrement Louise Attaque. Le carton est total et le succès immédiat. Suivra dans la foulée Comme on a dit en
2000. La tournée et le boulot de promotion éreintant conduiront le groupe à faire une pause. La suite, c'est
Tarmac mais c'est une autre histoire...

Track-list:

1) Amours 1:57
2) J't'emmène au vent 3:04
3) Ton invitation 2:39
4) La Brune 1:55
5) Les Nuits parisiennes 2:31
6) L'Imposture 2:23
7) Savoir 1:46
8) Arrache-moi 2:00
9) Léa 3:17
10) Fatigante 2:51
11) Tes yeux se moquent 3:09
12) Vous avez l'heure 2:25
13) Toute cette histoire 5:26
14) Cracher nos souhaits 3:27


Le ton de l'album est donné d'entrée avec "Amours" et le tube "J't'emmène au vent". Un folk débridé emmené par
une batterie concentrée sur la caisse claire, une basse appuyée et ronde, un violon frénétique aux résonances country-folk et la voix si particulière au charisme évident. Le violon prend une place prépondérante et remplace avantageusement la guitare dans les chorus dans les titres folk "Les Nuits parisiennes", "Savoir". On appréciera de belles harmonies vocales sur "La Brune" et une incursion dans un rock plus franc du collier sur "L'Imposture". De
la joyeuseté folk de campagne Louise Attaque glisse aussi dans le mélo ("Arrache-moi") avec des textes construits comme des Lego.
La seconde partie de l'album est plus intériorisée, moins festive comme sur "Léa" où l'on apprend tout ce que quelqu'un ne peut pas être. Quelques morceaux plus posés ("Fatigante", "Tes yeux se moquent") répètent et
répètent inlassablement des histoires de filles.
Particulières et bien souvent inabordables. Le côté alternatif de la musique de Louise Attaque leur permet aussi des intrusions dans des rythmes comme le tango de "Vous avez l'heure". La fin du disque ("Cracher nos souhaits") est
une pure merveille d'instants gelés, où un violon de sous-bois givré frémit en oscillant sur deux tons, accompagné
par une basse syncopée. L'ensemble monte et gronde jusqu'à exploser.
Presque un passage psychédélique.
Louise Attaque est arrivé au bon moment comme une bouffée d'air frais en cette année 1997.
Le succès est immédiat et sera poussé un peu plus loin, après avoir occupé l'esprit du peuple pendant quelques semaines.
Heureusement que les disques restent là comme un témoignage de nos bonheurs passés.
louise attaque
louise attaque
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