___________________[Long Live Rock And Roll]_________________

Autres chroniques:

Rising (1976)
On Stage (1977)
Difficult To Cure (1981)
Straight Between The Eyes (1982)
Bent Out Of Shape (1983)
Stranger In Us All (1995)
Belle époque diront certains. Pour moi c'est celle de mes quinze ans. Deep purple est mort et enterré. Blackmore l'a quitté en 1976 et a formé Rainbow sur les cendres encore chaudes d'un groupe inconnu au bataillon: ELF. On y trouve au chant un certain Ronnie James Dio qui avant de faire une carrière solo passera par la case Black Sabbath. "Long live rock'n roll" restera l'hymne ultime de Rainbow en cette année 1978 et pour les années futures aussi.




Line-up Rainbow:

Ritchie Blackmore: Guitare
Ronnie James Dio: Chant
Cozy Powell: Batterie
Bob Daisley: Basse
David Stone: Claviers

Trouver du personnel stable dans Rainbow va se révéler difficile car le guitariste ombrageux virera une bonne moitié de la formation et ce quasiment à chaque disque.

1)Long live rock'n roll 4'25
2)Lady of the lake 3'38
3)La connection 3'35
4)Gates of babylon 6'47
5)Kill the king 4'28
6)The shed(subtle) 4'46
7)Sensitive to light 3'08
8)Rainbow eyes 7'31


La pochette est superbe avec ce dessin du groupe exécuté au crayon.
Ce disque contient au moins deux très grands classiques du combo "Long live rock'n roll" et "Kill the king". Bon exemple de ce qui faisait en terme de hard-rock à la fin des seventies, le track-title "Long live rock'n roll" est à prendre poing levé et rage dehors. Pied de nez au punk naissant, la chanson devient l'hymne des chevelus dont je
fais partie à cette époque.
Premier titre donc qui ouvre la bataille avec ce refrain simple qui fait s'agiter les tignasses. La guitare est bien
présente, le clavier en retrait. Le potentiel de ce titre en live est énorme.
Sur un tempo plus posé "Lady of the lake" avec un joli clavier sur les refrains fait de nappes brodées d'or. Lorgnant plus vers le blues avec un rythme martelé par le cogneur Cozy Powell (disparu depuis- R.I.P) "La connection" qui accueille un piano à mi-parcours. Superbe intro sur "Gates of babylon", mélodie orientale avec des claviers cette fois-ci sur le devant de la scène. Titre complexe où la guitare n'hésite pas à se parer de voiles. La partie
instrumentale est tout simplement à tomber. Second classique au riff assassin "Kill the king" avec un solo ébouriffant
et une rythmique mitraillette. Chorus d'entrée de jeu avec l'intro planante de Blackmore, puis entrée de la loco du reste de Rainbow sur un tempo martelé à l'ancienne.
"The shed(subtle)" occupe le terrain rock puis le très rapide "Sensitive to light" tourne une page de l'histoire. La ballade médiévale, style dans lequel Blackmore va plonger tête baissée de nos jours, "Rainbow eyes" offre la plénitude des sens après les soubresauts et agitations précédentes.
Sans doute le meilleur Rainbow, cet opus représente la période créatrice et faste du groupe. Blackmore n'est pas encore le tyran que l'on connaît, dissolvant son groupe de manière un peu capricieuse, la formation a donc le temps
de se rôder dans le temps.
Prélude au hard-rock des années 80 qui a gardé le meilleur de la décennie précédente.
long live rock and roll rainbow
long live rock and roll rainbow
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