______________________[Lonesome Crow]___________________

Autres chroniques:

Virgin Killer (1976)
Tokyo Tapes (1978)
Lovedrive (1979)
Love At First Sting (1984)
Complètement à part dans la discographie de la petite bête qui pique, "Lonesome Crow" est le premier album de Scorpions et parait en 1972. Parmi les membres fondateurs on peut apercevoir Michael Schenker qui partira d'ail-
leurs en 1974 rejoindre UFO, avec lesquels il commettra une bonne dizaine d'albums. Le style Scorpions n'est pas encore bien défini sur cette première salve et l'on va retrouver sur cette rondelle ce qui faisait l'apanage de ces an-
nées-là, à savoir un rock plutôt psychédélique. La chose est produite par Conny Plank qui travaillera entre autres pour Ultravox, Kraftwerk ou les Rita Mitsouko.

Line-up Scorpions en 1972:

Klaus Meine: chant
Michael Schenker - guitare
Rudolf Schenker - guitare
Lothar Heimberg - basse
Wolfgang Dziony - batterie

1) I'm Going Mad – 4:52
2) It All Depends – 3:23
3) Leave Me – 5:02
4) In Search of the Peace of Mind – 4:56
5) Inheritance – 4:37
6) Action – 3:53
7) Lonesome Crow – 13:39


Avec "I'm Going Mad" on est déjà propulsé en 1972, avec des petites percées psychés et déjà, une guitare d'ori-
gine teutonne qui n'a rien a envier à ce qui se passait aux USA et en Angleterre à la même époque. Scorpions a
soif d'espace et cela s'entend.

Avec "It All Depends" on se rapproche nerveusement de Deep Purple époque "Machine head", ni plus ni moins.
La superbe voix de celui qui se faisait encore appeler "Klaus Meiner" sur la pochette, raccourcit plus tard en Klaus Meine, donne de la chair à "Leave Me". La production est très soignée, laissant de l'air frais passer entre les sillons. Les guitares sont azuréennes, la paire basse/batterie qui n'officiera d'ailleurs que sur ce disque, indéboulonnable.
Loin, très loin du hard-rock de stade et de la ballade sentimentalo-putassière dans lequel Scorpions s'engoncera beaucoup plus tard, "In Search of the Peace of Mind" qui atterrira dans une version déformée en 1978 sur "Tokyo Tapes". Celle de 1972 est d'une fragilité à toute épreuve. Un cadeau méconnu à garder pour soi.

"Inheritance" fête la guitare de Michael Schenker comme il se doit et "Action" poursuit un jazz rapide qui vire au
rock plombé au soleil. "Lonesome Crow" va brasser toutes ces influences au-delà de treize minutes, compilant
rock léger et moments planants plus inquiétants.

Ce disque reste bien évidemment largement à part de la discographie restante de Scorpions, pourtant, ceux qui croient y trouver un truc insipide de débutants se trompent lourdement.
Faites le détour vous serez certainement agréablement surpris.
lonesome crow scorpions
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