_________________________[Live In Paris]_____________________
Autres chroniques:
Supertramp (1970)
Indelebly stamped (1971)
Crime of the century (1974)
Crisis ? What crisis ? (1975)
Even in the quietest moments (1977)
Breakfast in america (1979)
Brother where you bound (1985)
Free as a bird (1987)
Best of (1990)
Supertramp (1970)
Indelebly stamped (1971)
Crime of the century (1974)
Crisis ? What crisis ? (1975)
Even in the quietest moments (1977)
Breakfast in america (1979)
Brother where you bound (1985)
Free as a bird (1987)
Best of (1990)
Voici le premier live de Supertramp intitulé sobrement "Paris". Ce double album sorti en 1980 reprend quelques-uns des meilleurs titres (16 en tout) des meilleurs albums du Superclodo. Autant dire, que du bon.
"Breakfast in america" continue de cartonner et Supertramp surfe sur cette vague de succès pour sortir son premier album live. Quelle géniale idée !! Le premier disque reprend l'idée de "Crime of the century" et commence avec "School" et son intro à l'harmonica. Le son du live est nickel, les instruments sont lumineux, le piano est magnifié, "School" est un morceau génialement structuré et l'interprétation en live le transcende. Issu de Crisis ? What crisis ?, "Ain't nobody but me" lui succède. Jazzy, bien emmené par la voix chaude et bluesy de Rick Davies, il précède le
tube gigantesque "The logical song". Rien à dire de plus sur ce titre archi-connu. La version live est simplement un
poil plus rentre-dedans que la version studio. "Bloody well right" et son intro au piano Fender est d'un jaune éblouissant, tellement il brille de toutes ses facettes. Six minutes et onze secondes plus tard la 1ere face de ce double est déjà terminée.
Supertramp n'est pas un groupe qui se révèle sur scène. Les titres proposés sont en tout points semblables aux versions des albums studios. On pourrait presque croire que le groupe joue sur partitions. Il n'y aura pas plus d'inventivité sur les futurs albums en public, ils apporteront simplement du neuf en faisant des reprises.
Après un petit dialogue avec le public où Rick davies nous narre par le menu son repas du soir, la deuxième face débute avec Breakfast in america petite chanson de moins de trois minutes extrait du disque du même nom puis
"You started laughing" un inédit intéressant qui aurait mérité largement de figurer sur un album. Avec son intro mystérieuse et le piano Fender en figure de proue, il constitue une bonne surprise. "Hide in your shell" est un des fleurons de Supertramp. Ce titre est très riche avec son long texte et ses arrangements magnifiques. Il est suivi de "From now on" où à nouveau, le groupe met en avant cet instrument qu'il poli à merveille depuis des années. Bluesy voire jazzy, cette version live fait trembler la scène sous les assauts rythmiques répétés de Rick Davies. Presque 7 minutes plus tard cette deuxième face se termine sous les acclamations du public qui en redemande. On le com-
prend.
Supertramp est resté pour moi l'archétype de ce qui se fait de mieux en matière de musique pop avec des mor-
ceaux ouvragés et ciselés comme des pierres précieuses. De Supertramp jusqu'à Brother where you bound ils ont éclairés mes quinze ans de leur talent. Je les ai vu en live au Parc de Sceaux, à côté de Paris pour la tournée de "Famous last words". Je voulais les voir une dernière fois avant que Roger Hodgson ne vole de ses propres ailes.
Je fus saisi par le professionalisme et l'humilité de ces gens-là.
"Dreamer" ouvre la troisième face. L'album Crime of the century sera de toutes façons repris quasiment en intégra-
lité sur ce live. (7 morceaux sur 8 que compte l'album !). "Dreamer" et sa rythmique sautillante accompagné par la voix éthérée de Roger Hodgson. Encore un morceau qui passe très souvent en radio. "Rudy" suit avec sa mélanco-
lie toute automnale, chaque partie de ce titre magnifique est délicatement amené comme un objet précieux et fragile. "A soapbox opera" fait partie des highlights de Crisis ? What crisis ?. Assez rentre-dedans, avec cet esprit jazzy caractéristique des morceaux composés par Rick Davies, "A soapbox opera" est un petit régal pour les oreilles. "Asylum" clôt magistralement cette troisième partie avec son piano lourd et son atmosphère tendue. On ne peut s'empêcher de penser, en l'écoutant, à deux mains tenant une grille dérivant dans l'espace.
"Take the long way home" ouvre la dernière face, souligné par une intro de piano inquiétante, jusqu'à l'explosion de l'harmonica. A noter que seuls trois extraits de Breakfast in america seront joués sur ce live alors que c'était l'album correspondant à cette tournée. "Take the long way home" se meurt sur quelques notes quand les lumières s'étei-
gnent accompagnées par un son sourd et grave de cordes, puis les premières notes magiques de piano de "Fool's overture". Cette pièce de plus de dix minutes est LE morceau de Supertramp. Envoûtant sur Even in the quietest moments ce titre prend toute sa dimension en live jusqu'au final ahurissant. Les cris du public éclatent dans une ova-
tion dantesque après cette version monumentale et le silence ne reviendra que plusieurs dizaines de secondes plus
tard pour juste un extrait à la voix et à la guitare acoustique de "Two of us", morceau tiré de Crisis ? What crisis ?.
La fin du concert se profile quand résonnent les premières mesures de Crime of the century dans une version un
peu plus longue que la version studio et les dernières notes d'harmonica, les mêmes que celles évoquées au début
du concert. Superbe.
Un très bon concert pour un groupe de renom qui trace là ses lettres de noblesse. Le son est clair, puissant mais limpide.
Ce live est le premier de Supertramp mais reste pour moi le seul indispensable car il aligne les meilleurs chapitres
d'un livre dont nous n'avons pas fini de tourner les pages.
CD 1
1. School – 5:35
2. Ain't Nobody but Me – 5:12
3. The Logical Song – 4:12
4. Bloody Well Right – 4:26
5. Breakfast in America – 2:40
6. You Started Laughing – 4:03
7. Hide in Your Shell – 6:52
8. From Now On – 6:10
"Breakfast in america" continue de cartonner et Supertramp surfe sur cette vague de succès pour sortir son premier album live. Quelle géniale idée !! Le premier disque reprend l'idée de "Crime of the century" et commence avec "School" et son intro à l'harmonica. Le son du live est nickel, les instruments sont lumineux, le piano est magnifié, "School" est un morceau génialement structuré et l'interprétation en live le transcende. Issu de Crisis ? What crisis ?, "Ain't nobody but me" lui succède. Jazzy, bien emmené par la voix chaude et bluesy de Rick Davies, il précède le
tube gigantesque "The logical song". Rien à dire de plus sur ce titre archi-connu. La version live est simplement un
poil plus rentre-dedans que la version studio. "Bloody well right" et son intro au piano Fender est d'un jaune éblouissant, tellement il brille de toutes ses facettes. Six minutes et onze secondes plus tard la 1ere face de ce double est déjà terminée.
Supertramp n'est pas un groupe qui se révèle sur scène. Les titres proposés sont en tout points semblables aux versions des albums studios. On pourrait presque croire que le groupe joue sur partitions. Il n'y aura pas plus d'inventivité sur les futurs albums en public, ils apporteront simplement du neuf en faisant des reprises.
Après un petit dialogue avec le public où Rick davies nous narre par le menu son repas du soir, la deuxième face débute avec Breakfast in america petite chanson de moins de trois minutes extrait du disque du même nom puis
"You started laughing" un inédit intéressant qui aurait mérité largement de figurer sur un album. Avec son intro mystérieuse et le piano Fender en figure de proue, il constitue une bonne surprise. "Hide in your shell" est un des fleurons de Supertramp. Ce titre est très riche avec son long texte et ses arrangements magnifiques. Il est suivi de "From now on" où à nouveau, le groupe met en avant cet instrument qu'il poli à merveille depuis des années. Bluesy voire jazzy, cette version live fait trembler la scène sous les assauts rythmiques répétés de Rick Davies. Presque 7 minutes plus tard cette deuxième face se termine sous les acclamations du public qui en redemande. On le com-
prend.
Supertramp est resté pour moi l'archétype de ce qui se fait de mieux en matière de musique pop avec des mor-
ceaux ouvragés et ciselés comme des pierres précieuses. De Supertramp jusqu'à Brother where you bound ils ont éclairés mes quinze ans de leur talent. Je les ai vu en live au Parc de Sceaux, à côté de Paris pour la tournée de "Famous last words". Je voulais les voir une dernière fois avant que Roger Hodgson ne vole de ses propres ailes.
Je fus saisi par le professionalisme et l'humilité de ces gens-là.
"Dreamer" ouvre la troisième face. L'album Crime of the century sera de toutes façons repris quasiment en intégra-
lité sur ce live. (7 morceaux sur 8 que compte l'album !). "Dreamer" et sa rythmique sautillante accompagné par la voix éthérée de Roger Hodgson. Encore un morceau qui passe très souvent en radio. "Rudy" suit avec sa mélanco-
lie toute automnale, chaque partie de ce titre magnifique est délicatement amené comme un objet précieux et fragile. "A soapbox opera" fait partie des highlights de Crisis ? What crisis ?. Assez rentre-dedans, avec cet esprit jazzy caractéristique des morceaux composés par Rick Davies, "A soapbox opera" est un petit régal pour les oreilles. "Asylum" clôt magistralement cette troisième partie avec son piano lourd et son atmosphère tendue. On ne peut s'empêcher de penser, en l'écoutant, à deux mains tenant une grille dérivant dans l'espace.
"Take the long way home" ouvre la dernière face, souligné par une intro de piano inquiétante, jusqu'à l'explosion de l'harmonica. A noter que seuls trois extraits de Breakfast in america seront joués sur ce live alors que c'était l'album correspondant à cette tournée. "Take the long way home" se meurt sur quelques notes quand les lumières s'étei-
gnent accompagnées par un son sourd et grave de cordes, puis les premières notes magiques de piano de "Fool's overture". Cette pièce de plus de dix minutes est LE morceau de Supertramp. Envoûtant sur Even in the quietest moments ce titre prend toute sa dimension en live jusqu'au final ahurissant. Les cris du public éclatent dans une ova-
tion dantesque après cette version monumentale et le silence ne reviendra que plusieurs dizaines de secondes plus
tard pour juste un extrait à la voix et à la guitare acoustique de "Two of us", morceau tiré de Crisis ? What crisis ?.
La fin du concert se profile quand résonnent les premières mesures de Crime of the century dans une version un
peu plus longue que la version studio et les dernières notes d'harmonica, les mêmes que celles évoquées au début
du concert. Superbe.
Un très bon concert pour un groupe de renom qui trace là ses lettres de noblesse. Le son est clair, puissant mais limpide.
Ce live est le premier de Supertramp mais reste pour moi le seul indispensable car il aligne les meilleurs chapitres
d'un livre dont nous n'avons pas fini de tourner les pages.
CD 1
1. School – 5:35
2. Ain't Nobody but Me – 5:12
3. The Logical Song – 4:12
4. Bloody Well Right – 4:26
5. Breakfast in America – 2:40
6. You Started Laughing – 4:03
7. Hide in Your Shell – 6:52
8. From Now On – 6:10
CD 2
1. Dreamer – 3:44
2. Rudy – 7:08
3. A Soapbox Opera – 4:51
4. Asylum – 6:51
5. Take the Long Way Home – 4:57
6. Fool's Overture – 10:57
7. Two of Us – 1:25
8. Crime of the Century – 6:31
1. Dreamer – 3:44
2. Rudy – 7:08
3. A Soapbox Opera – 4:51
4. Asylum – 6:51
5. Take the Long Way Home – 4:57
6. Fool's Overture – 10:57
7. Two of Us – 1:25
8. Crime of the Century – 6:31





