____________________________[Life]__________________________

Autres chroniques:

Black rose (1979)
"Life" sort en 1983 à l'heure de la dissolution annoncée du groupe. Thin Lizzy tirait sa révérence en beauté
avec deux disques explosifs qui permettaient en outre, de survoler la carrière du groupe en faisant jouer tous les musiciens passés et présents. Dernier testament sur scène d'un groupe d'exception qui mit en lumière quelques musiciens issus du dessus du panier. Tournée d'adieu donc avec un dernier excellent opus studio "Thunder and Lightning" dont ce double live capté à Londres en 1983 reprend de larges extraits. Nous pourrons apprécier la
crème des guitaristes de la scène hard-rock du moment, drivé par le performer hors-pair, Phil Lynott, tête pensante chanteur/bassiste du groupe, qui en 1983 donnait des signes de faiblesse physique causés par son accoutumance à l'alcool et aux drogues diverses. Il disparaitra en 1986.

Phil Lynott: Basse, chant
Scott Gorham: Guitare
John Sykes: Guitare
Snowy White: Guitare
Gary Moore: Guitare
Brian Robertson: Guitare
Eric Bell: Guitare
Darren Wharton: Claviers
Brian Downey: Batterie

1. Thunder And Lightning
2. Waiting For An Alibi
3. Jailbreak
4. Baby Please Don't Go
5. Holy War
6. Renegade
7. Hollywood
8. Got To Give It Up
9. Angel Of Death
10. Are You Ready


11. Boys Are Back In Town
12. Cold Sweat
13. Don't Believe A Word
14. Killer On The Loose
15. Sun Goes Down
16. Emerald
17. Black Rose
18. Still In Love With You
19. The Rocker


Entrée fracassante avec le brûlant "Thunder And Lightning" au riff imité à l'unisson par un boulet basse/batterie/
guitares/clavier et au chant débité à la mitraillette. Pas de temps mort, deux solos de guitares, un au clavier, la
grande classe signée Thin Lizzy. Enchainé, voire accouplé comme deux amants rageurs à "Waiting For An Alibi"
plus rock'n' roll dans la formule, avec un enchevêtrement de guitares à la mélodie alerte. Suivent une poignée de
titres hard-rock relativement linéaire mais efficace "Jailbreak", "Baby Please Don't Go" et "Holy War".
Pause méritée sur le superbe "Renegade" qui démarre dans des roulis de basse que vient renforcer la voix gutturale
de Lynott. Le final laisse la basse s'épancher seule tandis que les guitares s'associent et calent le début de "Hollywood" sur le riff de basse expirant. Puisant dans son expérience personnelle, Phil Lynott se fent d'un discours sur les méfaits (et les bienfaits..) de l'alcool et souhaite la bienvenue: "Bad health ....Welcome !!". C'est un
démarrage blues qui entame "Got To Give It Up" avant de laisser courir une jolie mélodie liquide et bleutée comme
un fond de piscine.
Noir et rouge "Angel Of Death" est un puissant titre hard-rock où pour une fois, les claviers de Darren Wharton résonnent plus qu'en support et deviennent même les maitres du monde sur un solo de super-héros. "Are You
Ready" se branche sur le final du morceau précédent pour un hard-rock brutal et éminemment traversé de solos acrobatiques.
Public en liesse.

"Boys Are Back In Town" très mélodieux tisse un climat positif à l'unisson des deux guitares devenues jumelles et jouant avec le même riff. Direct et sans fioritures, le très efficace "Cold Sweat" puis "Don't Believe A Word", blues
qui décapera la vieille peinture sur le final guitare. Puissant "Killer On The Loose" où Lynott n'oublie pas de faire participer le public et une petite merveille de musique précieuse: "Sun Goes Down".
Léger rythme, frappé à contretemps, guitare d'été à la mélodie flanante, une chanson qui ne ressemble à aucune
autre. Ce second cd est nettement plus contrasté que le précédent, offrant des alternances de climat plus variées.
Un instant à vivre qui nous emmène jusqu'à "Emerald", où les premiers parfums d'Irlande, terre natale de Lynott, se font sentir dans le tréfonds des refrains. Cette Irlande sera développée pleinement avec "Black Rose", titre épique
aux solos monumentaux, dont une partie dantesque où les guitares se répondent. Un petit bémol: le titre est joué un peu trop vite en regard de la version studio, ce qui ne laisse pas apprécier dans toute son étendue la richesse mélodique.
Près de neuf minutes pour "Still In Love With You" blues lent et fatigué puis la fin sur "The Rocker" où Phil présente ses musiciens. Près d'une centaine de minutes avec Thin Lizzy, ça ne se refuse pas, et ce live renvoie une belle image de ce que le groupe pouvait faire sur scène il y a de cela 25 ans.
Le tout est en plus assorti d'un beau livret contenant de multiples photos des musiciens sur scène, de quoi mettre des visages sur des noms, et d'alimenter notre mémoire métal collective.
life thin lizzy
life thin lizzy
life thin lizzy
life thin lizzy