______________________[Les Faux Talbins]____________________

Autres chroniques:

Le tango des gens(2001)
Les Sénégalaises(2004)
Exactement(2006)
Partagé entre cinéma des années soixante en noir et blanc et ambiance country/western plus ancienne, le disque se démarque des autres par une absence quasi-totale de cette chère guitare acoustique façon Django que d'ailleurs Sanseverino ne cite plus dans les chansons de cet opus tout électrique. Dominique Fillon n'est plus là non plus, ce
qui commence à faire beaucoup d'absents pour un seul opus. Stéphane évolue semble t'il..

1. Les Faux Talbins
2. Les Marioles
3. Malade mental
4. Finis ta vaisselle
5. La Reine du périphérique
6. A boy named Sue
7. Les rockers aiment la java
8. Tu n'en as plus rien à foutre de moi
9. La Salsa du démon
10. Tu pues Benny
11. Le Grand Grégory
12. Riton & Rita
13. Chérie, c'est la guerre
14. La Valse du blues du livre
15. La Femme du marin
16. Dimanche dernier
17. Je t'aime pas


Malfrats sortis tout droit d'un film aux dialogues signés Audiard (Les Faux Talbins, Les Marioles) avec des textes toujours en verve et en gouaille. "Malade mental", bel exercice rock, aurait pu figurer sur le deuxième album (Les Sénégalaises) tant il s'intègre bien aux autres morceaux de cette époque.

Peu, voire pas de guitare acoustique, le jazz manouche de Sanseverino s'est electrifié mais du coup perd de son
éclat et prend des couleurs banales. Des petits intermèdes country de moins de deux minutes (Finis ta vaisselle, Le grand Gregory, Dimanche dernier) viennent émailler les titres plus longs. Grisaille et clins d'oeils sur des sujets de société (La reine du périphérique) puis de la chanson pour rien, juste pour rire (A boy named Sue) et peut-être pas uniquement, car parfois, il y a des sobriquets qui font mâle.

Première et dernière apparition de l'acoustique pompée façon Django (Tu n'en as plus rien à foutre de moi) et une question subsidiaire, mais où donc est passée André et son K-way? Une adaptation plutôt réussie d'un classique
de variété française plus loin (La salsa du démon), Sanseverino nous conte avec force détails, l'itinéraire odorant
d'un type en mal d'hygiène (Tu pues Benny) jusqu'à la conclusion, imparable et indiscutable.

Encore des histoires noires (Riton et Rita) franco-policières. Catastrophes, calamités (Chérie c'est la guerre) avec
un style presque Ska P impeccable. Blues littéraire de fête foraine (La valse blues du livre) et un essai à la manière
de Mannix (la série américaine...) avec "La femme du marin". Une chanson venimeuse "claque dans la tronche" (Je t'aime pas) pleine de guitare et de cuivres pour terminer.

On guette toujours avec plaisir la surprise au détour de la rime, les textes ont gardés tout leur acide mais le réel
"jazz manouche" avec ces fameuses descentes et remontées de manches qui faisaient le charme du premier et encore du second album n'est ici plus de mise. Un disque un peu commun et passe-partout. Définitivement à mon goût, le
plus faible de la discographie de Stéphane.
les faux talbins
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