____________________________[Le Fil]________________________
Autres chroniques:
Le sac des filles (2002)
Live au Trianon (2006)
Music hole (2008)
Ilo Veyou (2011)
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Voici ce qui risque bien de devenir dans les années futures, un classique de la chanson française, le bien nommé "Le fil" de Camille, sorti en 2005. Un "si", note mantra tenue pendant toute la durée du disque servira de lien entre les 15 chansons proposées par la belle melle Dalmais qui, mine de rien, nous pond un excellent deuxième album, loin des foires technoïdes ou réalistes, folk ou rap, dans un style proprement inclassable qui peut à peine se rapprocher du
trip hop. C'est souvent, peut-être à mauvais titre, qu'on la comparera à Björk. Ce disque est une immersion totale,
la tête la première dans un univers fait de mots avec lesquels elle joue, entremêlant sa voix dans des percussions corporelles qui invitent la musique à se raréfier, comme une bouffée d'air ténu. Disque de tous les succès, "Le fil" obtiendra le Prix Constantin en 2005 et une Victoire de la Musique dans la catégorie "Révélations" en 2006. Un
single qui, de rond, deviendra un tube, "Ta douleur", et un titre séparé en 3 parties, comme sur les albums de rock progressif, en second fil non pas d'Ariane, mais de "Janine".
Track-List:
1) La jeune fille aux cheveux blancs
2) Ta douleur
3) Assise
4) Janine 1
5) Vous
6) Baby carni bird
7) Pour que l'amour me quitte
8) Senza
9) Janine 2
10) Vertige
11) Au port
12) Janine 3
13) Pâle septembre
14) Rue de Ménilmontant
15) Quand je marche
La note s'élève et la musique commence avec "La jeune fille aux cheveux blancs", chaloupé et qui rôde les voix. "Ta douleur", tube de l'album qui présente toujours la même caractéristique, celle de s'enflammer à la ré-écoute. Camille part en vrille sur des percussions buccales inédites. En demi-teinte et amené plus de façon nébuleuse, "Assise" suivi par la première partie de "Janine I". La note tenue sert de toile de fond et fait gagner en profondeur chacun des morceaux. "Vous" qui jongle avec les voix et qui prône le "tu" comme une vertu puis "Baby carni bird" jazz semi anglais.
"Pour que l'amour me quitte" avec juste la voix et quelques arpèges mal définis (guitare? clavier ?) et un texte triste, doux-amer. Jonglerie vocale sur "Senza" aux senteurs de Chine puis le retour de "Janine II" qui se pose le temps
d’une minute. Réflexions, questions et retour à l’intérieur. Bouquet de fleurs ouvert par une rosée de voix en myr-
iade, le fleuri "Vertige" valse lente et classique. Second single "Au port" qui se déhanche sur une basse profonde puis un dernier rancard avec "Janine III" qui conclue la chose avec précipitation.
Un piano électrique jazeïfie "Pâle septembre", chanson au pain complet et à l’imposante stature. "Rue de Ménilmontant", courte comptine flûtée et puis déjà la fin, trop proche, "Quand je marche", berceuse posée sur le fil, qui avance à pas comptés, mesurés, puis qui s’enfuit. Tout est dit.
Le Bourdon est parti et Camille balise l’aventure musicale humaine d’un disque devenu en l’espace de peu de temps, unique et incontournable.
Pour un retour aux racines, à l’essentiel de la musique primitive.
trip hop. C'est souvent, peut-être à mauvais titre, qu'on la comparera à Björk. Ce disque est une immersion totale,
la tête la première dans un univers fait de mots avec lesquels elle joue, entremêlant sa voix dans des percussions corporelles qui invitent la musique à se raréfier, comme une bouffée d'air ténu. Disque de tous les succès, "Le fil" obtiendra le Prix Constantin en 2005 et une Victoire de la Musique dans la catégorie "Révélations" en 2006. Un
single qui, de rond, deviendra un tube, "Ta douleur", et un titre séparé en 3 parties, comme sur les albums de rock progressif, en second fil non pas d'Ariane, mais de "Janine".
Track-List:
1) La jeune fille aux cheveux blancs
2) Ta douleur
3) Assise
4) Janine 1
5) Vous
6) Baby carni bird
7) Pour que l'amour me quitte
8) Senza
9) Janine 2
10) Vertige
11) Au port
12) Janine 3
13) Pâle septembre
14) Rue de Ménilmontant
15) Quand je marche
La note s'élève et la musique commence avec "La jeune fille aux cheveux blancs", chaloupé et qui rôde les voix. "Ta douleur", tube de l'album qui présente toujours la même caractéristique, celle de s'enflammer à la ré-écoute. Camille part en vrille sur des percussions buccales inédites. En demi-teinte et amené plus de façon nébuleuse, "Assise" suivi par la première partie de "Janine I". La note tenue sert de toile de fond et fait gagner en profondeur chacun des morceaux. "Vous" qui jongle avec les voix et qui prône le "tu" comme une vertu puis "Baby carni bird" jazz semi anglais.
"Pour que l'amour me quitte" avec juste la voix et quelques arpèges mal définis (guitare? clavier ?) et un texte triste, doux-amer. Jonglerie vocale sur "Senza" aux senteurs de Chine puis le retour de "Janine II" qui se pose le temps
d’une minute. Réflexions, questions et retour à l’intérieur. Bouquet de fleurs ouvert par une rosée de voix en myr-
iade, le fleuri "Vertige" valse lente et classique. Second single "Au port" qui se déhanche sur une basse profonde puis un dernier rancard avec "Janine III" qui conclue la chose avec précipitation.
Un piano électrique jazeïfie "Pâle septembre", chanson au pain complet et à l’imposante stature. "Rue de Ménilmontant", courte comptine flûtée et puis déjà la fin, trop proche, "Quand je marche", berceuse posée sur le fil, qui avance à pas comptés, mesurés, puis qui s’enfuit. Tout est dit.
Le Bourdon est parti et Camille balise l’aventure musicale humaine d’un disque devenu en l’espace de peu de temps, unique et incontournable.
Pour un retour aux racines, à l’essentiel de la musique primitive.





