_____________________[Le Bal Des Oiseaux]___________________
Autres chroniques:
Le Jour Du Poisson (1997)
Pièce Montée Des Grands Jours (2003)
La Cigale Des Grands Jours (Live) (2004)
Le Pavillon Des Fous (2005)
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En 1993, la chanson française se porte comme elle peut. Et déjà se bouscule au portillon toute une nouvelle génération armée de textes et de musiques
jusqu'aux dents. Parmi elle, se trouve un jeune homme du nom de
Thomas Fersen qui réalise là un rêve de gosse, son premier album. Celui-ci s'intitule "Le Bal Des Oiseaux" et lui
offre déjà une première reconnaissance, celle du jury des Victoires de La Musique, qui le récompense dans la catégorie "Révélation masculine" de l'année 1994. Voici donc l'objet, treize titres de chansons française, dont
l'arrivée dans les bacs sera précédé par le single du même nom.
1. Le bal des oiseaux
2. Je t'attendais
3. Juillet
4. Tout, tout, tout et plus rien
5. Pour toi mon amour
6. Lofotens
7. La baston
8. Libertad
9. Ces bouches à nourrir
10. À Dahouët
11. Ne me touche pas
12. Mon pays
13. Allons nous coucher
Dans la pub vantant les mérites de ce premier opus, on voyait Thomas Fersen à vélo, faisant déjà des ronds dans
une campagne de carte postale, illustrant parfaitement le jazz feutré et l'ambiance bucolique de "Le bal des oiseaux".
L'attente peut être faite d'immobilisme stressé comme sur "Je t'attendais", un peu comme la valse moite de "Juillet". D'humeur seventies, Fersen nous sort un "Tout, tout, tout et plus rien" d'inspiration très Polnareff. Un exercice anachronique en version jazz new orleans où on trouve encore des oiseaux (Pour toi mon amour), de la noncha-
lance (Lofotens) qui sied bien à Thomas, laissant trainer sa voix éraillée dans l'ennui, du rock de bazar en mode Maritie et Gilbert Carpentier, du reggae d'Intermarché, ou du grave mis en soleil sur un jazz de retour au bercail.
Après un tout petit "À Dahouët", le lénifiant "Ne me touche pas", puis "Mon pays" où l'on croirait une tentative des Stooges de jouer avec Marcel Amont.
Pour finir, une ballade sans regret "Allons nous coucher".
Prophétique ?
Un vrai disque fourre-tout où Fersen balance un peu tout comme cela lui vient.
Mais cette incohérence, cette insouciance donne un air de légèreté pas désagréable.
On espère néanmoins pour la suite quelque chose de plus solide et cerné dans un environnement musical plus stable.
A écouter par une fraiche matinée de fin d'été.
Thomas Fersen qui réalise là un rêve de gosse, son premier album. Celui-ci s'intitule "Le Bal Des Oiseaux" et lui
offre déjà une première reconnaissance, celle du jury des Victoires de La Musique, qui le récompense dans la catégorie "Révélation masculine" de l'année 1994. Voici donc l'objet, treize titres de chansons française, dont
l'arrivée dans les bacs sera précédé par le single du même nom.
1. Le bal des oiseaux
2. Je t'attendais
3. Juillet
4. Tout, tout, tout et plus rien
5. Pour toi mon amour
6. Lofotens
7. La baston
8. Libertad
9. Ces bouches à nourrir
10. À Dahouët
11. Ne me touche pas
12. Mon pays
13. Allons nous coucher
Dans la pub vantant les mérites de ce premier opus, on voyait Thomas Fersen à vélo, faisant déjà des ronds dans
une campagne de carte postale, illustrant parfaitement le jazz feutré et l'ambiance bucolique de "Le bal des oiseaux".
L'attente peut être faite d'immobilisme stressé comme sur "Je t'attendais", un peu comme la valse moite de "Juillet". D'humeur seventies, Fersen nous sort un "Tout, tout, tout et plus rien" d'inspiration très Polnareff. Un exercice anachronique en version jazz new orleans où on trouve encore des oiseaux (Pour toi mon amour), de la noncha-
lance (Lofotens) qui sied bien à Thomas, laissant trainer sa voix éraillée dans l'ennui, du rock de bazar en mode Maritie et Gilbert Carpentier, du reggae d'Intermarché, ou du grave mis en soleil sur un jazz de retour au bercail.
Après un tout petit "À Dahouët", le lénifiant "Ne me touche pas", puis "Mon pays" où l'on croirait une tentative des Stooges de jouer avec Marcel Amont.
Pour finir, une ballade sans regret "Allons nous coucher".
Prophétique ?
Un vrai disque fourre-tout où Fersen balance un peu tout comme cela lui vient.
Mais cette incohérence, cette insouciance donne un air de légèreté pas désagréable.
On espère néanmoins pour la suite quelque chose de plus solide et cerné dans un environnement musical plus stable.
A écouter par une fraiche matinée de fin d'été.





