_________________[Language Sex Violence Other ?]______________

Autres chroniques:

Word gets around (1997)
Performance and cocktails (1999)
Just enough education to perform (2001)
You gotta to go there to come back (2003)
Live from Dakota (2006)
Cinquième album des gallois, Stereophonics continue son parcours musical en suivant son petit bonhomme de che-
min. Petit bonhomme certes tranquille et rarement bousculé, ce disque va pourtant secouer un peu plus le cocotier
en proposant une énergie que l'on avait perdu depuis Performance and cocktails. Un gros tube pour ce disque, "Dakota", puis une ouverture en première partie des Rolling Stones. Kelly Jones semble avoir mis un bémol sur les cigarettes qui font rigoler, le batteur a été remplacé, et le groupe semble être revenu à un seul mot d'ordre: Efficacité.
Déjà dans le titrage des chansons. Un seul mot pour chaque titre.
Comme je le disais: simple et efficace.
Les fortes influences seventies prédominent toujours dans la musique de Stereophonics. Ils réussissent dans ce dis-
que à faire de cette tendance, un cheval de bataille qu'ils laissent enfin courir...

Line-up:

Kelly Jones: Chant, guitare
Richard Jones: Basse
Javier Weyler: Batterie

Track-list:

1. Superman
2. Doorman
3. Brother
4. Devil
5. Dakota
6. Rewind
7. Pedalpusher
8. Girl
9. Lolita
10. Deadhead
11. Feel


Le son est parfait, large, façon THX.
"Superman" joue sur une mélodie qui annonce le nouveau son de Stereophonics. Propre, net et sans bavure. "Doorman" avec sa rythmique décalée et à contre-temps très seventies, "Brother" puis "Devil" confirme cette pre-
mière bonne impression. Le groupe a étoffé le son et offre des titres panoramiques qui font qu'on se croit plus sur
un disque de Muse que sur un album de Stereophonics.

Le tube "Dakota" qui inonda les radios à sa sortie, imitant à la perfection les ondes s'élargissant suite à la chute
d'une pierre tombant dans une mare d'eau. Des choeurs riches avec au minimum cinq voix fraiches au kilo, un très
joli "Rewind" où plane l'influence de U2, puis deux titres envoyés façon garage-band, "Pedalpusher", né d'une rythmique minimaliste mais terriblement efficace et le plus foisonnant "Girl" aux guitares rutilantes et chargées. Une fenêtre laisse entrer l'air frais sur "Lolita", évacuant les bouffées chaudes des deux titres précédents puis le très
rock'n pop "Deadhead" avant d'atterrir sur le reposant "Feel" qui va clore l'album en douceur.

On pourra disserter et déplorer l'abandon quasi total des influences soul qui jalonnaient les précédents albums de Stereophonics mais en même temps se réjouir car le groupe est revenu à un rock plus direct et moins lascif que sur Just enough education to perform.
Un disque facile et évident qui se laisse vraiment écouter avec plaisir sans toutefois atteindre la magie de Perfor-
mance and cocktails
qui reste, à ce jour et à mon avis, le meilleur exercice du combo.
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