_______________________[La Vie Presque]_____________________
Voici un groupe qui se fait discret dans le paysage du rock français.
Sans faire véritablement de vagues, Luke
s'installe tranquillement en commettant depuis 2001 quelques albums pensés et réfléchis. Le quintette originaire de la banlieue parisienne se construit en 1998 autour de Christophe Plantier (Guitare) et Thomas Boulard (Chant). Issus tout deux d'une ancienne formation baptisée Spring, le duo s'adjoint les services de Cyril Guillaneuf (Claviers), Stéphane Bouvier (Basse) et Ludovic Morillon (Batterie). En 1999 le groupe sort un album autoproduit compilant quelques démos qui attire l'oreille du label Village vert. En 2000 sort un premier format maxi 4 titres intitulé "Je n'éclaire que moi" suivi du premier véritable effort qui sort en octobre 2001 "La vie presque".
1.Se taire (3:26)
2.La Cour des grands (6:03)
3.Comme un gant (3:16)
4.Encore une fois (5:22)
5.La Vie d'en face (3:10)
6.J'aurais aimé te plaire (4:09)
7.A nos amis (3:52)
8.Dimanche de vote (5:04)
9.Je n'éclaire que moi (4:56)
10.Xoldo (5:03)
11.La Dérive (4:48)
Mais le succès ne sera pas au rendez-vous de ce premier album et il faudra attendre la sortie du second, "La Tête
en arrière" en 2004 pour que le groupe accède à la sphère à succès du rock français. En 2004, seulement deux musiciens de la formation d'origine sont encore présents, Thomas Boulard et Cyril Guillaneuf. L'ex-quintette de-
venait quatuor avec l'arrivée de Damien Lefèvre (ex-Eiffel) côté 4 cordes et Romain Viallon derrière les fûts.
Encore des mouvements de personnel avec le départ de Cyril Guillaneuf fin 2004 et l'arrivée de Bayrem Benamor
à la guitare qui sera à son tour remplacé par l'ex-guitariste de Autour de Lucie, Jean-Pierre Ensuque (ouf !). De
cette formation sortira l'album "Les Enfants de Saturne" en septembre 2007. Mais revenons au début de leur
histoire avec "La vie presque" qui jetait les bases et plantait les fondations de Luke.
Introduction avec "Se taire", titre clair à la Coldplay avec une voix murmurante chargée en émotions latentes puis le long mais très réussi "La Cour des grands" dont l'esprit n'est pas sans rappeler certains traits de Noir Desir.
La fin amenée par une guitare rock nerveuse renforce cette impression. "Comme un gant" puis le semi-acoustique "Encore une fois" qui défriche une pop verte et marine où l'on se retrouve à mi-parcours dans d'épais feuillages.
"La Vie d'en face", trait pop/rock uniforme et limpide. Les textes de Luke parlent surtout de rapport amoureux, de non-dits et d'actes manqués. "J'aurais aimé te plaire" secoue des claviers vintages et "A nos amis" revient aux
sources du premier titre avec de fortes influences à la Coldplay. Conscience politique affirmée avec "Dimanche de vote" où la phrase la plus importante à retenir: "Si tu pointes ton nez vers l'extrême, sache que les hommes sont
fous" et qui revient sur les événements électoraux d'un certain dimanche d'avril en France.
"Je n'éclaire que moi" puis un joli instrumental tourné vers le folk/rock "Xoldo". La fin se profile déjà avec "La
Dérive" qui rassemble les miettes éparses pour reconstruire un beau titre d'après rupture.
Un très beau disque qui prend son temps.
Les chansons passent comme des nuages et installent une atmosphère en demi-teinte qui laisse la part belle à la réflexion sur une respiration lente. A découvrir pour ceux qui seraient passés à côté.
s'installe tranquillement en commettant depuis 2001 quelques albums pensés et réfléchis. Le quintette originaire de la banlieue parisienne se construit en 1998 autour de Christophe Plantier (Guitare) et Thomas Boulard (Chant). Issus tout deux d'une ancienne formation baptisée Spring, le duo s'adjoint les services de Cyril Guillaneuf (Claviers), Stéphane Bouvier (Basse) et Ludovic Morillon (Batterie). En 1999 le groupe sort un album autoproduit compilant quelques démos qui attire l'oreille du label Village vert. En 2000 sort un premier format maxi 4 titres intitulé "Je n'éclaire que moi" suivi du premier véritable effort qui sort en octobre 2001 "La vie presque".
1.Se taire (3:26)
2.La Cour des grands (6:03)
3.Comme un gant (3:16)
4.Encore une fois (5:22)
5.La Vie d'en face (3:10)
6.J'aurais aimé te plaire (4:09)
7.A nos amis (3:52)
8.Dimanche de vote (5:04)
9.Je n'éclaire que moi (4:56)
10.Xoldo (5:03)
11.La Dérive (4:48)
Mais le succès ne sera pas au rendez-vous de ce premier album et il faudra attendre la sortie du second, "La Tête
en arrière" en 2004 pour que le groupe accède à la sphère à succès du rock français. En 2004, seulement deux musiciens de la formation d'origine sont encore présents, Thomas Boulard et Cyril Guillaneuf. L'ex-quintette de-
venait quatuor avec l'arrivée de Damien Lefèvre (ex-Eiffel) côté 4 cordes et Romain Viallon derrière les fûts.
Encore des mouvements de personnel avec le départ de Cyril Guillaneuf fin 2004 et l'arrivée de Bayrem Benamor
à la guitare qui sera à son tour remplacé par l'ex-guitariste de Autour de Lucie, Jean-Pierre Ensuque (ouf !). De
cette formation sortira l'album "Les Enfants de Saturne" en septembre 2007. Mais revenons au début de leur
histoire avec "La vie presque" qui jetait les bases et plantait les fondations de Luke.
Introduction avec "Se taire", titre clair à la Coldplay avec une voix murmurante chargée en émotions latentes puis le long mais très réussi "La Cour des grands" dont l'esprit n'est pas sans rappeler certains traits de Noir Desir.
La fin amenée par une guitare rock nerveuse renforce cette impression. "Comme un gant" puis le semi-acoustique "Encore une fois" qui défriche une pop verte et marine où l'on se retrouve à mi-parcours dans d'épais feuillages.
"La Vie d'en face", trait pop/rock uniforme et limpide. Les textes de Luke parlent surtout de rapport amoureux, de non-dits et d'actes manqués. "J'aurais aimé te plaire" secoue des claviers vintages et "A nos amis" revient aux
sources du premier titre avec de fortes influences à la Coldplay. Conscience politique affirmée avec "Dimanche de vote" où la phrase la plus importante à retenir: "Si tu pointes ton nez vers l'extrême, sache que les hommes sont
fous" et qui revient sur les événements électoraux d'un certain dimanche d'avril en France.
"Je n'éclaire que moi" puis un joli instrumental tourné vers le folk/rock "Xoldo". La fin se profile déjà avec "La
Dérive" qui rassemble les miettes éparses pour reconstruire un beau titre d'après rupture.
Un très beau disque qui prend son temps.
Les chansons passent comme des nuages et installent une atmosphère en demi-teinte qui laisse la part belle à la réflexion sur une respiration lente. A découvrir pour ceux qui seraient passés à côté.





