__________________________[Korn]__________________________
Autres chroniques:
Life Is Peachy (1996)
Follow The Leader (1998)
Untouchables (2002)
Untitled (2007)
Life Is Peachy (1996)
Follow The Leader (1998)
Untouchables (2002)
Untitled (2007)
En 1994, Korn initiait un courant qui allait enflammer la moitié supérieure des nineties, le nu-métal.
Les bases ? grosses guitares, basse cinq cordes jouée souvent en son slappé, batterie avec une caisse claire très aigüe.
Un chant qui passe de l'halluciné au guttural et une noirceur qui fera date dans le monde du rock.
Korn est constitué de Jonathan Davies (chant et cornemuse), James Shaffer (guitare), Reginald Avizu (basse), David Silveria (batterie) et
Brian Welch (guitare, choeurs) qui quittera le groupe au bout du sixième album.
Tous les groupes de nu-métal ne
sont pas non plus fabriqués sur ce modèle mais on peut dire que Korn a jeté des bases qui ont servi à pas mal d'autres, au hasard Limp Bizkit ou Deftones. Leur premier disque éponyme sort donc en cette année 1994 avec 12 titres bouleversants assorti d'un curieux bonus, le tout bien tassé sur un peu plus d'une heure.
1. Blind - 4:19
2. Ball Tongue - 4:29
3. Need To - 4:01
4. Clown - 4:37
5. Divine - 2:51
6. Faget - 5:49
7. Shoots and Ladders - 5:22
8. Predictable - 4:32
9. Fake - 4:51
10. Lies - 3:22
11. Helmet In The Bush - 4:02
12. Daddy - 14:05
13. Michael and Geri - 3:22
"Blind" met en place les ingrédients nécessaires au métal noir de Korn avec une guitare élevée en mur infranchis-
sable ou toute aigrelette suivant les besoins. "Ball Tongue" plus linéaire offre ses premières litanies à Jonathan, lui permet enfin de mettre du son sur ses cauchemars. "Need To" avec ses guitares qui sonnent comme des alarmes inquiétantes, signal à prendre au sérieux puis "Clown", qui lâche un refrain hanté, mémorisable.
L'ambiance est sulfureuse, charbonneuse, bien évidemment déprimante à souhait. "Divine" est hyper fébrile comme une fièvre tenace, et "Faget" est enveloppée d'une mélodie nauséeuse qui rejoint dans l'obscur les premières oeu-
vres de Marilyn Manson, avant que celui-ci ne bascule du côté marketing de la Force. "Shoots and Ladders", introduit superbement par la cornemuse de Jonathan, comme échappée d'un paradis brumeux et inaccessible,
montre une facette moins noire, quelque peu débarrassée des ondes nocives habituelles. Mais pas complètement.
"Predictable" lourd et prenant comme une migraine qui s'installe et "Fake" une crise de nerfs vouée à l'extinction. "Lies" se transforme en voile de crêpe jeté sur le visage jusqu'à l'étouffement. Korn se présente assez souvent
comme un catalogue de calamités humaines n'ayant pour but que de nous mettre mal à l'aise. "Helmet In The Bush" fait peut-être exception à la règle, plus stable, toujours aussi noir mais dans un climat moins oppressant. "Daddy"
va fouiller au fond des souvenirs perturbés de Jonathan comme une pelle au fond d'une tombe... Enfin le bonus "Michael and Geri", qui est en fait une conversation houleuse entre deux personnes.
Ce disque respire Jonathan car l'ambiance est surtout ressentie au travers de son chant habité. Le groupe remet à
plat quelques dizaines d'années de rock pour en faire une excroissance noirâtre habitée par des fantômes. Rien ne sera plus jamais comme avant.
L'arbre rock venait de lancer une nouvelle branche.
sont pas non plus fabriqués sur ce modèle mais on peut dire que Korn a jeté des bases qui ont servi à pas mal d'autres, au hasard Limp Bizkit ou Deftones. Leur premier disque éponyme sort donc en cette année 1994 avec 12 titres bouleversants assorti d'un curieux bonus, le tout bien tassé sur un peu plus d'une heure.
1. Blind - 4:19
2. Ball Tongue - 4:29
3. Need To - 4:01
4. Clown - 4:37
5. Divine - 2:51
6. Faget - 5:49
7. Shoots and Ladders - 5:22
8. Predictable - 4:32
9. Fake - 4:51
10. Lies - 3:22
11. Helmet In The Bush - 4:02
12. Daddy - 14:05
13. Michael and Geri - 3:22
"Blind" met en place les ingrédients nécessaires au métal noir de Korn avec une guitare élevée en mur infranchis-
sable ou toute aigrelette suivant les besoins. "Ball Tongue" plus linéaire offre ses premières litanies à Jonathan, lui permet enfin de mettre du son sur ses cauchemars. "Need To" avec ses guitares qui sonnent comme des alarmes inquiétantes, signal à prendre au sérieux puis "Clown", qui lâche un refrain hanté, mémorisable.
L'ambiance est sulfureuse, charbonneuse, bien évidemment déprimante à souhait. "Divine" est hyper fébrile comme une fièvre tenace, et "Faget" est enveloppée d'une mélodie nauséeuse qui rejoint dans l'obscur les premières oeu-
vres de Marilyn Manson, avant que celui-ci ne bascule du côté marketing de la Force. "Shoots and Ladders", introduit superbement par la cornemuse de Jonathan, comme échappée d'un paradis brumeux et inaccessible,
montre une facette moins noire, quelque peu débarrassée des ondes nocives habituelles. Mais pas complètement.
"Predictable" lourd et prenant comme une migraine qui s'installe et "Fake" une crise de nerfs vouée à l'extinction. "Lies" se transforme en voile de crêpe jeté sur le visage jusqu'à l'étouffement. Korn se présente assez souvent
comme un catalogue de calamités humaines n'ayant pour but que de nous mettre mal à l'aise. "Helmet In The Bush" fait peut-être exception à la règle, plus stable, toujours aussi noir mais dans un climat moins oppressant. "Daddy"
va fouiller au fond des souvenirs perturbés de Jonathan comme une pelle au fond d'une tombe... Enfin le bonus "Michael and Geri", qui est en fait une conversation houleuse entre deux personnes.
Ce disque respire Jonathan car l'ambiance est surtout ressentie au travers de son chant habité. Le groupe remet à
plat quelques dizaines d'années de rock pour en faire une excroissance noirâtre habitée par des fantômes. Rien ne sera plus jamais comme avant.
L'arbre rock venait de lancer une nouvelle branche.





