________________________[John Butler]_____________________
Déjà décidé à nous parler de couleurs de peaux ou de nature en perdition, John Butler Trio sort son premier opus
en 1998, prélude à bien d'autres mouvements sonores. Cet artiste discret qui n'a pas changé de credo depuis plus
de dix ans, continue de nous abreuver de son folk vert, tissé de textes écolos très engagés. Entouré d'une contre-
basse et d'une batterie, John se charge de tout le reste et bien souvent en solitaire aussi. Sur ce premier disque, il
nous offre neuf titres dont certains restent des grands classiques indémodables. La fraicheur et la spontaneïté de ce disque le rende précieux, comme tout premier rendez-vous.
1) Valley
2) Inspiration
3) Busted
4) Sista
5) Ocean
6) Colours
7) Crazy
8) Keeper
9) Under An Indian Sky
Dans cette première livraison, la part belle est attribuée à la guitare, dont le temps de parole dépasse de loin tous
les autres instruments, voix y compris. "Valley" est la carte de visite du disque. Prologue hésitant puis un folk
hyper dynamique, joué avec l'urgence du moment. La guitare s'écrase avec volupté sur le moelleux de la contre-
basse dans "Inspiration", moins ébouriffant mais toujours percutant.
Ce qui pourrait s'avérer chiantissime, un homme seul avec sa voix et sa guitare pendant près de huit minutes sur "Busted" s'avère être un vrai moment solaire. Profitons de cette brise venue du soleil pour enquiller un "Sista"
concis et rapide. Survolant un azur liquide insondable, la guitare de John, "Zeppelinienne" à la limite du possible,
trace un chemin solitaire pendant plus de douze minutes hors du temps et des sentiers battus par la facilité ou au
choix par la médiocrité.
"Ocean" est le pivot, morceau juste au milieu du disque, autour duquel tournent tous les autres comme un élément essentiel auquel il faudrait sans cesse revenir. "Colours" est son prolongement naturel, son bras droit. Celui-ci est
plus musclé, accueillant volontiers basse et batterie, comme des amies perdues depuis longtemps de vue. L'étau
du temps se resserre autour du disque avec "Crazy" simple déclinaison guitare/voix. "Keeper" offre son combat ordinaire et insuffle de la vie à tous les êtres à portée de guitare. On se retrouve en terre aride pour finir, au début
du commencement, redécouvrant une musique primale avec un "Under An Indian Sky" fumé au peyotl, où la gui-
tare continue l'aventure seule.
Un album envoûtant, magique, qui pourtant passa inaperçu à sa sortie. Il faudra attendre le second album "Three" pour que John Butler Trio sorte de l'anonymat.
John Butler Trio parle d'écologie et d'humanité en brandissant des drapeaux ébrêchés dont la vacuité ne sera
décelée que par les cons.
La planète a maintenant son porte-parole.
Il s'appelle John Butler Trio.
en 1998, prélude à bien d'autres mouvements sonores. Cet artiste discret qui n'a pas changé de credo depuis plus
de dix ans, continue de nous abreuver de son folk vert, tissé de textes écolos très engagés. Entouré d'une contre-
basse et d'une batterie, John se charge de tout le reste et bien souvent en solitaire aussi. Sur ce premier disque, il
nous offre neuf titres dont certains restent des grands classiques indémodables. La fraicheur et la spontaneïté de ce disque le rende précieux, comme tout premier rendez-vous.
1) Valley
2) Inspiration
3) Busted
4) Sista
5) Ocean
6) Colours
7) Crazy
8) Keeper
9) Under An Indian Sky
Dans cette première livraison, la part belle est attribuée à la guitare, dont le temps de parole dépasse de loin tous
les autres instruments, voix y compris. "Valley" est la carte de visite du disque. Prologue hésitant puis un folk
hyper dynamique, joué avec l'urgence du moment. La guitare s'écrase avec volupté sur le moelleux de la contre-
basse dans "Inspiration", moins ébouriffant mais toujours percutant.
Ce qui pourrait s'avérer chiantissime, un homme seul avec sa voix et sa guitare pendant près de huit minutes sur "Busted" s'avère être un vrai moment solaire. Profitons de cette brise venue du soleil pour enquiller un "Sista"
concis et rapide. Survolant un azur liquide insondable, la guitare de John, "Zeppelinienne" à la limite du possible,
trace un chemin solitaire pendant plus de douze minutes hors du temps et des sentiers battus par la facilité ou au
choix par la médiocrité.
"Ocean" est le pivot, morceau juste au milieu du disque, autour duquel tournent tous les autres comme un élément essentiel auquel il faudrait sans cesse revenir. "Colours" est son prolongement naturel, son bras droit. Celui-ci est
plus musclé, accueillant volontiers basse et batterie, comme des amies perdues depuis longtemps de vue. L'étau
du temps se resserre autour du disque avec "Crazy" simple déclinaison guitare/voix. "Keeper" offre son combat ordinaire et insuffle de la vie à tous les êtres à portée de guitare. On se retrouve en terre aride pour finir, au début
du commencement, redécouvrant une musique primale avec un "Under An Indian Sky" fumé au peyotl, où la gui-
tare continue l'aventure seule.
Un album envoûtant, magique, qui pourtant passa inaperçu à sa sortie. Il faudra attendre le second album "Three" pour que John Butler Trio sorte de l'anonymat.
John Butler Trio parle d'écologie et d'humanité en brandissant des drapeaux ébrêchés dont la vacuité ne sera
décelée que par les cons.
La planète a maintenant son porte-parole.
Il s'appelle John Butler Trio.





