______________________[It's My Life]_________________________

Autres chroniques:

The party's over (1982)
The colour of spring (1986)
Spirit of eden (1988)
Second album de Talk Talk sorti en 1984, "It's my life" est le disque du succès et de la récompense pour les quatres musiciens. Talk Talk renforce sa pop de titres simples et chauds, destinés à la radio et surtout au plus grand nombre.

Le groupe surpasse allègrement son précédent opus The party's over en mettant des couleurs néo-romantiques qui confirment l'indéniable talent d'écriture de la tête pensante Mark Hollis. Très abordable, l'album n'atteint pas encore les sommets de The colour of spring (1986). Le virage expérimental entrepris sur les disques suivants n'est pas
encore abordé non plus. Deux tubes sortiront de ce disque "Such a shame" et "It's my life" généreusement déclinés
en radio. Objectif atteint messieurs.

Line-up Talk Talk

Mark Hollis: Chant
Paul Webb: Basse
Tim Friese-Greene: Claviers
Lee Harris: Batterie

1] Dum dum girl
2] Such a shame
3] Renée
4] It's my life
5] Tomorrow started
6] The last time
7] Call in the night boy
8] Does caroline knows
9] It's you


Talk Talk prend donc sa vitesse de croisière avec "It's my life". L'aspect électro et synthétique ont été gommés au profit d'une pop lumineuse enjolivée par des synthés aux sonorités travaillées. Ainsi "Dum dum girl", "The last time"
et "It's you" sont des titres qui feront des tapis mouvants pour les dance-floor. La musique de Talk Talk a pris de la maturité, la voix de Hollis étant plus présente. Les tubes "Such a shame" et "It's my life" sont des petits moments de plaisir sans cesse renouvelés. Les bruits de savane de l'intro de "Such a shame" résonnent de manière familière de même que l'inspiration soufflée entendue avant le commencement du chant. La superbe ballade "Renée", toute d'émotion contenue, permet à Mark Hollis de laisser s'épancher sa voix plaintive dans une jubilatoire mélodie. En demi-teinte, "Tomorrow started" et "Does caroline knows" ralentissent le rythme pour se poser sur des influences latines. Le jazz et l'expérimental font de rares apparitions comme sur "Call in the night boy" avec un superbe solo
de piano fiévreux, annonciateur du futur The colour of spring.

Le jeu de batterie de Lee se fait plus humain, délaissant les boucles automatiques programmées qui faisaient fris-
sonner le premier album. La basse de Paul Webb, mélodique et parfois très dansante se fond à merveille dans les lignes de synthés de Tim Friese-Greene qui propose ici un travail d'arrangements très précieux.

Le disque de la consécration donc.

Au bout de deux albums Talk Talk joue déjà dans la cour des grands et montre un potentiel qui sera définitivement atteint sur l'album suivant.

Une musique orange et bleue qui devrait réveiller tous les ex et néo romantiques qui se cachent en vous.
it's my life talk talk
it's my life talk talk
it's my life talk talk