________________________[In A Reverie]_______________________

Autres chroniques :

Lacuna coil (1998)
Comalies (2002)
Karmacode (2006)
Second album des italiens de Lacuna coil, "In a rêverie" parait en 1999. Classé sous l'étiquette "métal
atmosphérique" le groupe sera plutôt identifié par l'ambiance gothique qui règne pendant ses concerts et son
imagerie. Formé en 1996 à Milan d'abord sous le nom de "Sleep of right" puis "Ethereal" pour finalement prendre le pseudo de Lacuna coil (Spirale mortelle), le groupe compte maintenant une poignée d'albums et une jolie petite réputation. Lacuna coil puise son inspiration aux côtés de groupes comme Paradise Lost ou Type o Negative, en joignant des guitares très mélodiques avec des alternances de chant tout en clarté (Cristina Scabbia) ou plus métal (Andrea Ferro). La consécration et la reconnaissance à la fois du public et des critiques se fera en 2002 avec
l'album Comalies. Emmené à la voix par la très jolie Cristina Scabbia et l'organe plus brut de Andrea Ferro, ce second album nous propose neuf titres pour une durée d'à peu près 42 minutes.

Track-list:

1] Circle 3:55
2] Stately Lover 4:51
3] Honeymoon Suite 4:31
4] My Wings 3:45
5] To Myself I Turned 4:24
6] Cold 4:18
7] Reverie 6:20
8] Veins of Glass 5:13
9] Falling Again 5:07


Line-up "Lacuna coil" en 1999:

Cristina Scabbia: Chant
Andrea Ferro: Chant
Marco Coti Zelati: Basse
Cristiano Migliore: Guitare
Cristiano Mozzati: Batterie

La première offensive "Circle" permet d'apprécier une partie des possibilités vocales de la petite Cristina, loin des vocalises épuisantes de sa consœur de Nightwish.. Ambiance plus pop/rock que métal tout de même avec un refrain terriblement aguichant. Tout en contraste, serré entre le chant tantôt éthéré de Cristina ou plus brutal de Andrea, sur une mélodie alourdie théâtralement par des traits de grosses guitares. Sympathique entrée en matière.
Suite de titres mélancoliques "Stately Lover" et "Honeymoon Suite" sur un tempo lent et extatique. Le vent souffle un peu dans les voiles sur "My Wings" qui pédale un peu plus vite puis on retombe sur "To Myself I Turned" qui distille une ambiance de ciel violet et de voiles de dentelles jaunies et brûlées par le temps. Un (petit) solo de guitare agrémente "Cold" puis le long "Rêverie" où l'on peut à nouveau apprécier la jolie voix claire de Cristina,
accompagnée de chœurs de sa propre voix multipliée à autant d'exemplaires qu'il est nécessaire pour obtenir une
jolie voûte vocale.
"Veins of Glass" et "Falling Again" poursuivent et terminent cette tranquille ballade de manière un peu trop linéaire et c'est ce qu'on pourrait d'ailleurs reprocher à ce disque. L'ensemble manque un peu de surprise et même si le son est bon on finit plus ou moins par décrocher au milieu de l'album. Il est vrai qu'à l'époque le groupe était encore jeune et avait encore beaucoup à apprendre.
Leur talent (qui est par contre indéniable) prendra vraiment toute sa dimension sur Comalies (2002) trois ans plus tard.
En attendant, ce deuxième effort se laissera écouter sans déplaisir et comblera les amateurs de jolies mélodies mélancoliques appuyées par des guitares.
in a reverie lacuna coil
in a reverie lacuna coil
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