__________________[Heroes Are Hard To Find]________________
Il n'était pas possible de faire l'impasse sur ce disque. "Heroes Are Hard to Find" fut le disque qui me fit faire connaissance avec
Fleetwood Mac et je croyais ferme que le reste de la discographie était du même tonneau. Les chroniques de Fleetwood mac (1975) et de
Tusk (1979) vous apprendront le contraire.
Après une période british blues jusqu'à grosso modo 1972, Fleetwood Mac, avec à sa tête un guitariste passionné de blues, Peter Green,
sortit une poignée de disques qui a réussi à conserver tout un fidèle public jusqu'à nos jours. Entre la période an-
glaise et américaine c'est-à-dire entre 1972 et 1975, le line-up du groupe est très fluctuant. Les disques qui sortent
à ce moment-là passent à la trappe car le groupe n'est plus vraiment en vogue. "Heroes Are Hard to Find" va
passer totalement inaperçu alors que les critiques vont encenser "Fleetwood mac" en 1975 premier album officiel du Fleetwood Mac version US (et aussi sombre bouse pour rejoindre l'idée de la chronique qui en est faite sur ce
même site). Voici donc la chronique de "Heroes Are Hard to Find", neuvième opus du groupe sorti en 1974, à côté duquel vous ne passerez peut-être plus par hasard...
Line-up Fleetwood Mac en 1974:
Christine McVie : Chant et clavier
Bob Welch : Chant et guitare
John McVie : Basse
Mick Fleetwood : Batterie
1) Heroes Are Hard to Find – 3:35
2) Coming Home – 3:52
3) Angel – 3:55
4) Bermuda Triangle – 4:08
5) Come a Little Bit Closer – 4:45
6) She's Changing Me – 2:58
7) Bad Loser – 3:25
8) Silver Heels – 3:25
9) Prove Your Love – 3:57
10) Born Enchanter – 2:54
11) Safe Harbour – 2:32
Christine McVie et Bob Welch se partagent les compositions et chantent tour à tour leurs créations. C'est madame Mc Vie qui commence avec "Heroes Are Hard to Find", installant une pop généreuse qui tourne autour du même thème en l'abordant par tout ses canaux d'irrigation sonore. Des cuivres précis aux choeurs les plus accrocheurs, Fleetwood Mac réussit en un seul titre à tatouer un morceau au plus profond de votre mémoire auditive. Beaucoup plus mystérieux "Coming Home" à la structure complexe ourdit une mélodie jazzy au velours intense.
"Angel" trace un sillon plus profond, avec une machine plus lourde et l'entrée de Welch sur la partie chant. Le mouvement répétitif donne l'impression d'être poussé et assis dans un fauteuil confortable. Aux moments d'attentes folk succède une pop à piano aérienne avec un "Bermuda Triangle" beau jusque dans ses mystères. Dans un style
plus alerte "Come a Little Bit Closer" oeuvré par Christine McVie, pose les bases de la pop riche en arrangements brillants, qui survolera la fin des années 70, donnant naissance à des souvenirs marquants. Une portion de ciel bleu limpide avec "She's Changing Me" disposé à monopoliser toutes les bonnes volontés et qui véhicule une certaine insouciance.
A mi-parcours de ce disque, on souhaite déjà se procurer le reste de la discographie de Fleetwood Mac (sans
doute à tort) et on hait les critiques (je suis avec vous !) qui ont passé sous silence ce merveilleux album à sa sortie. "Bad Loser", course éperdue sous la pluie où une guitare sèche en rafales pousse un vent mouillé et encore "Silver Heels" qui vaut surtout pour son refrain, dont la clarté, la luminosité est forcément contagieuse. Insouciante et
calme ballade "Prove Your Love", signe d'une époque où tout semblait permis et possible. "Born Enchanter" prend des accents plus rock notamment au travers de la guitare de Welch et pour finir "Safe Harbour", instrumental assez inutile, déroulant sans cesse la même boucle mais permettant à Welch de glisser le mot de la fin.
Un album méconnu qu'il faut absolument découvrir et qui, malgré son côté anecdotique et l'air de se foutre du
monde vise en plein dans le mille.
Les amateurs de pop seront comblés et les détracteurs de Fleetwood Mac (je suis toujours avec vous !)
réviseront leur jugement le temps d'un album.
sortit une poignée de disques qui a réussi à conserver tout un fidèle public jusqu'à nos jours. Entre la période an-
glaise et américaine c'est-à-dire entre 1972 et 1975, le line-up du groupe est très fluctuant. Les disques qui sortent
à ce moment-là passent à la trappe car le groupe n'est plus vraiment en vogue. "Heroes Are Hard to Find" va
passer totalement inaperçu alors que les critiques vont encenser "Fleetwood mac" en 1975 premier album officiel du Fleetwood Mac version US (et aussi sombre bouse pour rejoindre l'idée de la chronique qui en est faite sur ce
même site). Voici donc la chronique de "Heroes Are Hard to Find", neuvième opus du groupe sorti en 1974, à côté duquel vous ne passerez peut-être plus par hasard...
Line-up Fleetwood Mac en 1974:
Christine McVie : Chant et clavier
Bob Welch : Chant et guitare
John McVie : Basse
Mick Fleetwood : Batterie
1) Heroes Are Hard to Find – 3:35
2) Coming Home – 3:52
3) Angel – 3:55
4) Bermuda Triangle – 4:08
5) Come a Little Bit Closer – 4:45
6) She's Changing Me – 2:58
7) Bad Loser – 3:25
8) Silver Heels – 3:25
9) Prove Your Love – 3:57
10) Born Enchanter – 2:54
11) Safe Harbour – 2:32
Christine McVie et Bob Welch se partagent les compositions et chantent tour à tour leurs créations. C'est madame Mc Vie qui commence avec "Heroes Are Hard to Find", installant une pop généreuse qui tourne autour du même thème en l'abordant par tout ses canaux d'irrigation sonore. Des cuivres précis aux choeurs les plus accrocheurs, Fleetwood Mac réussit en un seul titre à tatouer un morceau au plus profond de votre mémoire auditive. Beaucoup plus mystérieux "Coming Home" à la structure complexe ourdit une mélodie jazzy au velours intense.
"Angel" trace un sillon plus profond, avec une machine plus lourde et l'entrée de Welch sur la partie chant. Le mouvement répétitif donne l'impression d'être poussé et assis dans un fauteuil confortable. Aux moments d'attentes folk succède une pop à piano aérienne avec un "Bermuda Triangle" beau jusque dans ses mystères. Dans un style
plus alerte "Come a Little Bit Closer" oeuvré par Christine McVie, pose les bases de la pop riche en arrangements brillants, qui survolera la fin des années 70, donnant naissance à des souvenirs marquants. Une portion de ciel bleu limpide avec "She's Changing Me" disposé à monopoliser toutes les bonnes volontés et qui véhicule une certaine insouciance.
A mi-parcours de ce disque, on souhaite déjà se procurer le reste de la discographie de Fleetwood Mac (sans
doute à tort) et on hait les critiques (je suis avec vous !) qui ont passé sous silence ce merveilleux album à sa sortie. "Bad Loser", course éperdue sous la pluie où une guitare sèche en rafales pousse un vent mouillé et encore "Silver Heels" qui vaut surtout pour son refrain, dont la clarté, la luminosité est forcément contagieuse. Insouciante et
calme ballade "Prove Your Love", signe d'une époque où tout semblait permis et possible. "Born Enchanter" prend des accents plus rock notamment au travers de la guitare de Welch et pour finir "Safe Harbour", instrumental assez inutile, déroulant sans cesse la même boucle mais permettant à Welch de glisser le mot de la fin.
Un album méconnu qu'il faut absolument découvrir et qui, malgré son côté anecdotique et l'air de se foutre du
monde vise en plein dans le mille.
Les amateurs de pop seront comblés et les détracteurs de Fleetwood Mac (je suis toujours avec vous !)
réviseront leur jugement le temps d'un album.





