___________________________[Haiku]_________________________
Autres chroniques:
Western sous la neige (2002)
Whatever the weather (électrique) (2003)
Monsters in love (2005)
La mécanique du coeur (2007)
Western sous la neige (2002)
Whatever the weather (électrique) (2003)
Monsters in love (2005)
La mécanique du coeur (2007)
Ce groupe originaire de Valence verra le jour en 1993, formé par des copains de lycée.
Le nom est inspiré bien sûr par le dieu grec de la vigne.
Le 1er album sort la même année "Happening songs" puis en 1997 ils seront rejoint par Elizabeth Maistre avec qui ils enregistreront un deuxième album "The sun is blue like the eggs in winter". La voix étonnante de Babet (Elizabeth) jouera pour beaucoup dans le succès du groupe.
Sorti en septembre 1999 "Haïku"
est le troisième album de Dionysos, celui qui le fera connaitre d'un public plutôt rock. Voici le line-up du groupe:
Mathias Malzieu: Chant, ukulélé, guitare, harmonica
Eric Serra Tosio: Batterie
Mickael Ponton: Guitare, Platine DJ, banjo
Guillaume Garidel: Basse, contrebasse, synthétiseur
Elisabeth Maistre: Violon, synthétiseur, chant, banjo
Stéphan Bertholio: Synthétiseur, banjo, glockenspiel, scie musicale, ukulélé, guitare
Track-list
01 . 45 tours
02 . La petite princesse aux seins écrasés
03 . Sick philarmonic body
04 . Nicholsong
05 . Wedding idea
06 . Poissons=stickers
07 . Pyjama
08 . Asshole car orchestra
09 . Coccinelle
10 . Lune bulle et Only knees
11 . Mandarine
12 . Built for myself
13 . Train à l'americaine
14 . Poe-m
La musique de Dionysos reste à part dans le paysage musical du rock français. Les textes surréalistes en français
ou en anglais sont mis en valeur par des musiques employant des instruments traditionnels (guitare, piano, synthé, basse, batterie ou bien le violon tenu par Babet) mais aussi du banjo, du ukulélé, de la scie musicale ou des sam-
ples de synthés variés allant de la sirène de police au pistolet laser. A mon avis, Dionysos devrait essayer de se proposer pour les bandes-sons des films de Tim Burton.
C'est également un excellent groupe de scène. J'ai eu la chance de les voir en mai 2006. Mathieu Malzieu est un frontman redoutable, qui sait conquérir un public en quelques minutes. Les musiciens sont un vrai bonheur d'énergie
et le plaisir de jouer est évident. "45 tours" premier singgle issu de l'album, très sympa avec ce magnifique voile de cordes sur le refrain, puis "La petite princesse aux seins écrasés" vaste compromis entre Big soul pour la rythmique
et Pink Floyd pour les arrangements, "Sick philarmonic body" envoyant des fleurs dans une chanson bubble-gum
aux douces effluves sixties.
Deux titres très court, moins de deux minutes pour "Nicholsong" qui solutionne l'ensemble en balançant un rock énervé le pied au plancher puis "Wedding idea" petit poème musical mis en image par une voix et une guitare sur
une minute et douze secondes. Génialissime et grandiose, "Poissons=stickers" se la joue Mercury Rev avec des nappes de violons inquiétantes et fantomatiques, la mélodie est vraiment très travaillée, la chanson est belle tout simplement. "Pyjama" et "Asshole car orchestra" un peu étouffées par des effets de claviers omniprésents, puis le second simple extrait "Coccinelle" au refrain accrocheur qui tisse des ailes bleues aux nuages hauts.
Deux titres accolés en une plage "Lune bulle et Only knees" exercices acoustiques guitare/voix et "Mandarine" court
et anecdotique, "Built for myself" qui se comporte comme un Noir Desir maladif et déprimé, "Train à l'americaine" mélancolique et enfin la longue pièce "Poe-m" en fait un collage de 4 morceaux, dont le premier qui donne son titre
à l'ensemble est un bonheur de chaque instant, illuminé par de grandioses arrangements, joli poème dit par la voix atone d'une Elizabeth hallucinée. Suivent en enfilade un titre acoustique, puis un autre soutenu par une batterie énor-
me et enfin un instrumental emmené par un piano en noir et blanc.
Un disque chargé à bloc d'émotions diverses sans doute un peu moins rock que ceux qui vont suivre.
Les arrangements subtils font montre déjà d'un talent inné pour les ambiances étranges.
Beaucoup d'idées, quelquefois jetées en vrac au détour de deux ou trois morceaux, l'ensemble se feuillette comme
un livre d'images sous les yeux ébahis de notre enfance enfin renouvelée.
Frais et nécessaire.
est le troisième album de Dionysos, celui qui le fera connaitre d'un public plutôt rock. Voici le line-up du groupe:
Mathias Malzieu: Chant, ukulélé, guitare, harmonica
Eric Serra Tosio: Batterie
Mickael Ponton: Guitare, Platine DJ, banjo
Guillaume Garidel: Basse, contrebasse, synthétiseur
Elisabeth Maistre: Violon, synthétiseur, chant, banjo
Stéphan Bertholio: Synthétiseur, banjo, glockenspiel, scie musicale, ukulélé, guitare
Track-list
01 . 45 tours
02 . La petite princesse aux seins écrasés
03 . Sick philarmonic body
04 . Nicholsong
05 . Wedding idea
06 . Poissons=stickers
07 . Pyjama
08 . Asshole car orchestra
09 . Coccinelle
10 . Lune bulle et Only knees
11 . Mandarine
12 . Built for myself
13 . Train à l'americaine
14 . Poe-m
La musique de Dionysos reste à part dans le paysage musical du rock français. Les textes surréalistes en français
ou en anglais sont mis en valeur par des musiques employant des instruments traditionnels (guitare, piano, synthé, basse, batterie ou bien le violon tenu par Babet) mais aussi du banjo, du ukulélé, de la scie musicale ou des sam-
ples de synthés variés allant de la sirène de police au pistolet laser. A mon avis, Dionysos devrait essayer de se proposer pour les bandes-sons des films de Tim Burton.
C'est également un excellent groupe de scène. J'ai eu la chance de les voir en mai 2006. Mathieu Malzieu est un frontman redoutable, qui sait conquérir un public en quelques minutes. Les musiciens sont un vrai bonheur d'énergie
et le plaisir de jouer est évident. "45 tours" premier singgle issu de l'album, très sympa avec ce magnifique voile de cordes sur le refrain, puis "La petite princesse aux seins écrasés" vaste compromis entre Big soul pour la rythmique
et Pink Floyd pour les arrangements, "Sick philarmonic body" envoyant des fleurs dans une chanson bubble-gum
aux douces effluves sixties.
Deux titres très court, moins de deux minutes pour "Nicholsong" qui solutionne l'ensemble en balançant un rock énervé le pied au plancher puis "Wedding idea" petit poème musical mis en image par une voix et une guitare sur
une minute et douze secondes. Génialissime et grandiose, "Poissons=stickers" se la joue Mercury Rev avec des nappes de violons inquiétantes et fantomatiques, la mélodie est vraiment très travaillée, la chanson est belle tout simplement. "Pyjama" et "Asshole car orchestra" un peu étouffées par des effets de claviers omniprésents, puis le second simple extrait "Coccinelle" au refrain accrocheur qui tisse des ailes bleues aux nuages hauts.
Deux titres accolés en une plage "Lune bulle et Only knees" exercices acoustiques guitare/voix et "Mandarine" court
et anecdotique, "Built for myself" qui se comporte comme un Noir Desir maladif et déprimé, "Train à l'americaine" mélancolique et enfin la longue pièce "Poe-m" en fait un collage de 4 morceaux, dont le premier qui donne son titre
à l'ensemble est un bonheur de chaque instant, illuminé par de grandioses arrangements, joli poème dit par la voix atone d'une Elizabeth hallucinée. Suivent en enfilade un titre acoustique, puis un autre soutenu par une batterie énor-
me et enfin un instrumental emmené par un piano en noir et blanc.
Un disque chargé à bloc d'émotions diverses sans doute un peu moins rock que ceux qui vont suivre.
Les arrangements subtils font montre déjà d'un talent inné pour les ambiances étranges.
Beaucoup d'idées, quelquefois jetées en vrac au détour de deux ou trois morceaux, l'ensemble se feuillette comme
un livre d'images sous les yeux ébahis de notre enfance enfin renouvelée.
Frais et nécessaire.





