_______________________[Generation Swine]___________________

Autres chroniques:

Too fast for love (1981)
Shout at the devil (1983)
Girls, girls, girls (1987)
Motley crüe (1994)
Motley crüe est un groupe de heavy-métal américain. Leur batteur Tommy Lee reste un des musiciens préférés des paparazzis, ne serait-ce que pour sa liaison avec la brûlante Pamela Anderson. Leurs frasques feront
malheureusement oublier que Motley crüe est un peu plus qu'un groupe d'allumés avec des albums qui tiennent largement la route. Formé en 1981 du coté de Los Angeles, le quatuor se constituera autour de Nikki Sixx qui rencontrait alors le batteur Tommy Lee. Par petite annonce interposée ils trouveront le guitariste Mick Mars qui donnera son nom définitif à la formation, Motley crüe (L'équipe bariolée).
Un ancien copain de lycée en la personne de Vince Neil complètera le tout.
Après une carrière mouvementée de fête, de beuverie et d'absorptions de substances aussi illicites que nocives et corrosives, le groupe se calmera un peu sans perdre son image de lurons débridés pour autant.

Line-up Motley crüe en 1997:

Vince Neil: Chant
Mick Mars: Guitare
Nikki Sixx: Basse, chœurs, guitare
Tommy Lee: Batterie, chœurs, piano

"Generation swine" sorti en 1997 est un peu en marge des albums traditionnels du Crue. On y retrouve le côté heavy-métal du band mais moins ce côté glam qui avait pu faire l'apanage des albums précédents.

1) Find Myself 2:51
2) Afraid 4:07
3) Flush 5:03
4) Generation Swine 4:39
5) Confessions 4:21
6) Beauty 3:47
7) Glitter 5:00
8) Anybody Out There? 1:50
9) Let Us Prey 4:22
10)Rocketship 2:05
11)A Rat Like Me 4:13
12)Shout At The Devil '97 3:43
13)Brandon 3:25


Treize titres et quasiment que du bonheur.
Pourtant les fans et les critiques ne se reconnaitront pas dans ce septième opus du combo américain. Motley crüe, après ses ventes d'albums plutôt médiocres essaye de rattraper le temps perdu. Exit donc le chanteur de remplacement qu'ils avaient trouvé à une époque ou Vince Neil ne tenait même plus debout. John Corabi ira donc
se faire voir ailleurs. Dommage, son organe puissant aurait encore pu effleurer les compos de l'équipe.
Vince Neil est rappelé pour ce disque se voulant fédérateur, pour repartir à la conquête de leur public. "Find
Myself" agressif propose des paquets de guitares à monter soi-même dans un morceau touffu ou des rires
hystériques courent en cascades sur une mélodie spiralée. Le son est nickel chargé de bonnes basses.
"Afraid" un peu trop dilué à mon goût oscille entre un style et l'autre sans vraiment trouver sa voie. On atteint le nirvana avec "Flush" très beau morceau complexe et travaillé et le plus incisif "Generation Swine". Motley crüe
louche plutôt vers un punk-rock de bon aloi avec ce titre simple et corrosif. "Confessions" et "Beauty" font la part belle aux machines que l'on trouvera assez présentes sur l'album. "Beauty" creusera tout de même plus profond et sonnera nettement plus rock que le titre précédent.
Le groupe a décidé de changer d'ambiance et d'univers à chaque morceau semble-t-il, témoin ce "Glitter" aux résonances indus où Stereophonics auraient décidés de se mettre du vernis noir sur les ongles. Glam et rock et
surtout quelque chose de très nouveau dans la démarche du groupe.
"Anybody Out There?" est une petite tuerie ultra rapide et une démonstration d'un métal nerveux pour ceux qui auraient tendance à oublier d'où vient Motley crüe. "Let Us Prey" lourd et dressant des murs de guitares comme autant de barbelés puis une courte ballade voix/guitare cristalline fraiche "Rocketship". Motley crüe allume les feux arrière, recule et balance un métal primaire avec "A Rat Like Me". Ces changements de direction intempestifs
donnent une couleur à l'album qu'on ne retrouve sur aucun autre du combo. "Shout At The Devil '97" version 1997 donc, plus agressive et avec bien sûr un son plus métal qu'il y a presque 15 ans, puis la ballade mouille-culotte "Brandon" chanté par Tommy Lee himself n'évite aucun piège et aucun lieux communs inhérants à ce genre
d'exercice.
Piano romantique, violons et voix dédoublées, tout y est.
La mélodie reste néanmoins agréable et le disque se termine sur une petite boite à musique qui reprend le thème principal. Un disque un peu déroutant quant à sa diversité.
On passe du heavy-metal à l'électro-pop en un battement de cils mais finalement cette variété dans les styles fait
que l'on ne s'ennuie pas une seconde.
Il serait dommage de se priver de ce sympathique puzzle rock.
generation swine motley crue
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