__________________________[Gear Blues]______________________
Il s'en passe des choses au pays du soleil levant. A se demander si le renouveau du rock n'y ferait pas son berceau.
Depuis 1995 et 7 albums ravageurs et après avoir écumés les scènes nippones (nippones ni mauvaises il fallait bien
la faire celle-là) et avoir laissé leurs fans les oreilles sifflantes, Thee Michelle Gun Elephant venait nous raconter l'histoire du rock garage sur le vieux continent. Inspiré de groupes de furieux comme MC5 ou The Stooges, ces japonais-là revisitent le rock au son des riffs incendiaires du guitariste Futoshi Abe, se fracasse la voix de Yusuke Chiba en la passant sur une vieille râpe, pendant que la paire rythmique pilonnent les amplis en faisant vrombir une basse hallucinante tenue par Kuoji Ueno se fondant sur la rythmique de Panzer de Kazujuki Kuhara. Revenons à la source et à la création du groupe en 1995. Mélangeant punk et brit-rock, Thee Michelle Gun Elephant sort son premier single en 1995 "Wonder Style" bientôt suivi d'un premier LP en 1996 "Cult Grass Stars". Décidés à pousser les curseurs dans le rouge le groupe met la barre un peu plus haute avec l'album "High Time" sorti la même année
puis le groupe part en tournée japonaise. Le troisième opus "Chicken Zombie" les emmena jusqu'à un festival à
Tokyo aux côtés de formations comme Primal Scream, Sonic Youth ou encore Garbage, bref que des groupes réputés pour leur tranquillité. Il faudra attendre 1998 et "Gear Blues" pour que le mur sonique de Thee Michelle Gun Elephant parvienne jusqu'en Europe.
1) West Cabaret Drive 5:26
2) Smokin' Billy 3:26
3) Satanic Boom Boom Head 2:50
4) Dog Way 3:15
5) Free Devil Jam 2:42
6) Killer Beach 5:10
7) Brian Down 4:45
8) Hotel Bronco 1:43
9) Give The Gallon 5:15
10) G.W.D. 3:52
11) Ash 3:34
12) Soul Wrap 4:14
13) Boiled Oil 4:10
14) Danny Go 4:54
15) Jenny 3:22
Premier chapitre incandescent avec cet inoubliable "West Cabaret Drive", tendu de fil rouge avec une basse
agressive à souhait et un riff qui rappelle celui de Tostaky. Pas en reste et toujours aussi nerveux "Smokin' Billy" à faire fumer votre voisine de palier sur place. Elle fera moins la maligne avec des pétards dans les cheveux. Début façon Clash sur "Satanic Boom Boom Head" puis le rock s'impose, de manière évidente, avec une guitare qui découpe les portées en rondelles. Un peu plus groove "Dog Way" et retour au rock'n roll le plus pur sur "Free
Devil Jam". Le disque ne connait pas de temps mort et ces cinq premiers titres nous ont déjà lessivés. Yusuke
Chiba s'explose la voix comme jamais, lui faisant franchir un mur du son comme un missile vocal rougi à la braise.
Plus linéaire mais redoublant de riffs "Killer Beach" et "Brian Down" font maintenant tourner la machine
Thee Michelle Gun Elephant à plein régime et ceci jusqu'au petit intermède jazzy "Hotel Bronco" où Yusuke Chiba
se cantonne à lâcher des "Son of the bitch". "Give The Gallon" torturé à souhait puis "G.W.D." vaste compromis
entre Motorhead halluciné et The Clash sous influences. Mouture latino passée à la moulinette punk/rock sur "Ash" puis en vrac des titres surchauffés qui ne laissent aucun repos à l'auditeur tant dans la portée des riffs que dans la vitesse d'exécution.
"Soul Wrap" qui va plaire à The Bellrays, "Boiled Oil" que va adorer les Wampas, et enfin "Danny Go" qui appuie
un peu plus sur l'accélérateur. Un petit bonus sympa avec "Jenny" qui ne calme pas le jeu loin s'en faut.
C'est fini ?
Non.
Une seizième plage survient, créditée nulle part, quasiment instrumentale et poussée au maximum de sa vitesse et de
sa puissance.
Ruines fumantes....
Aucune pause dans ce disque entièrement dédié au rock'n roll.
Les yakusas de Thee Michelle Gun Elephant se sont appropriés le courant rock venus de la vieille Europe et du continent américain et nous le resservent, encore chaud, palpitant de vie et d'acier.
Un petit message à tous les autres groupes japonais qui pratique cette bonne cuisine:
Nos oreilles vous sont ouvertes.
On vous attend.
la faire celle-là) et avoir laissé leurs fans les oreilles sifflantes, Thee Michelle Gun Elephant venait nous raconter l'histoire du rock garage sur le vieux continent. Inspiré de groupes de furieux comme MC5 ou The Stooges, ces japonais-là revisitent le rock au son des riffs incendiaires du guitariste Futoshi Abe, se fracasse la voix de Yusuke Chiba en la passant sur une vieille râpe, pendant que la paire rythmique pilonnent les amplis en faisant vrombir une basse hallucinante tenue par Kuoji Ueno se fondant sur la rythmique de Panzer de Kazujuki Kuhara. Revenons à la source et à la création du groupe en 1995. Mélangeant punk et brit-rock, Thee Michelle Gun Elephant sort son premier single en 1995 "Wonder Style" bientôt suivi d'un premier LP en 1996 "Cult Grass Stars". Décidés à pousser les curseurs dans le rouge le groupe met la barre un peu plus haute avec l'album "High Time" sorti la même année
puis le groupe part en tournée japonaise. Le troisième opus "Chicken Zombie" les emmena jusqu'à un festival à
Tokyo aux côtés de formations comme Primal Scream, Sonic Youth ou encore Garbage, bref que des groupes réputés pour leur tranquillité. Il faudra attendre 1998 et "Gear Blues" pour que le mur sonique de Thee Michelle Gun Elephant parvienne jusqu'en Europe.
1) West Cabaret Drive 5:26
2) Smokin' Billy 3:26
3) Satanic Boom Boom Head 2:50
4) Dog Way 3:15
5) Free Devil Jam 2:42
6) Killer Beach 5:10
7) Brian Down 4:45
8) Hotel Bronco 1:43
9) Give The Gallon 5:15
10) G.W.D. 3:52
11) Ash 3:34
12) Soul Wrap 4:14
13) Boiled Oil 4:10
14) Danny Go 4:54
15) Jenny 3:22
Premier chapitre incandescent avec cet inoubliable "West Cabaret Drive", tendu de fil rouge avec une basse
agressive à souhait et un riff qui rappelle celui de Tostaky. Pas en reste et toujours aussi nerveux "Smokin' Billy" à faire fumer votre voisine de palier sur place. Elle fera moins la maligne avec des pétards dans les cheveux. Début façon Clash sur "Satanic Boom Boom Head" puis le rock s'impose, de manière évidente, avec une guitare qui découpe les portées en rondelles. Un peu plus groove "Dog Way" et retour au rock'n roll le plus pur sur "Free
Devil Jam". Le disque ne connait pas de temps mort et ces cinq premiers titres nous ont déjà lessivés. Yusuke
Chiba s'explose la voix comme jamais, lui faisant franchir un mur du son comme un missile vocal rougi à la braise.
Plus linéaire mais redoublant de riffs "Killer Beach" et "Brian Down" font maintenant tourner la machine
Thee Michelle Gun Elephant à plein régime et ceci jusqu'au petit intermède jazzy "Hotel Bronco" où Yusuke Chiba
se cantonne à lâcher des "Son of the bitch". "Give The Gallon" torturé à souhait puis "G.W.D." vaste compromis
entre Motorhead halluciné et The Clash sous influences. Mouture latino passée à la moulinette punk/rock sur "Ash" puis en vrac des titres surchauffés qui ne laissent aucun repos à l'auditeur tant dans la portée des riffs que dans la vitesse d'exécution.
"Soul Wrap" qui va plaire à The Bellrays, "Boiled Oil" que va adorer les Wampas, et enfin "Danny Go" qui appuie
un peu plus sur l'accélérateur. Un petit bonus sympa avec "Jenny" qui ne calme pas le jeu loin s'en faut.
C'est fini ?
Non.
Une seizième plage survient, créditée nulle part, quasiment instrumentale et poussée au maximum de sa vitesse et de
sa puissance.
Ruines fumantes....
Aucune pause dans ce disque entièrement dédié au rock'n roll.
Les yakusas de Thee Michelle Gun Elephant se sont appropriés le courant rock venus de la vieille Europe et du continent américain et nous le resservent, encore chaud, palpitant de vie et d'acier.
Un petit message à tous les autres groupes japonais qui pratique cette bonne cuisine:
Nos oreilles vous sont ouvertes.
On vous attend.





