__________________________[Fragile]_________________________
Autres chroniques:
The Yes album(1971)
Close to the edge(1972)
Relayer(1974)
Tales from topographic oceans(1974)
Going for the one(1977)
Tormato(1978)
Drama(1980)
90125(1983)
Big generator(1987)
Union(1991)
Talk(1994)
Magnification(2001)
The Yes album(1971)
Close to the edge(1972)
Relayer(1974)
Tales from topographic oceans(1974)
Going for the one(1977)
Tormato(1978)
Drama(1980)
90125(1983)
Big generator(1987)
Union(1991)
Talk(1994)
Magnification(2001)
Quatrième opus de la formation anglaise, "Fragile" s'est vite imposé comme un des meilleurs albums du groupe phare de la musique progressive.
Sorti en janvier 1972, il accueille au niveau du line-up un nouveau musicien en la per-
sonne de Rick Wakeman, clavier de son état, qui va apporter au groupe sa touche personnelle en invitant de nouveaux convives au banquet des instruments tels que le mellotron encore assez peu utilisé ou bien encore l'orgue
ou même des machines que le musicien fabrique lui-même et qui préfigurent l'existence des futurs synthés.
Line-up sur "Fragile":
Jon Anderson: Chant
Chris Squire: Basse
Steve Howe: Guitare
Rick Wakeman: Claviers
Bill Bruford: Batterie
C'est également le premier disque dont la pochette est réalisée par Roger Dean, un illustrateur qui apportera aussi sa contribution sur les pochettes de Yesshow, Relayer, Close to the edge, mettant en exergue des univers futuristes et mystiques un peu à la manière d'un Moebius. "Fragile" est un disque étonnant ou des petites compos courtes côtoient des projets plus longs. Beaucoup d'essais et d'exercice de style en font un album attachant où chacun trouvera son compte, l'amateur de longs morceaux épiques comme l'auditeur de titres courts et très personnels. Ces intermèdes,
au milieu des trois grandes pièces du disque sont composées de manière individuelle par chaque membre du groupe.
Track-list:
1] Roundabout (8:29)
2] Cans and Brahms (1:35)
3] We have heaven (1:30)
4] South side of the sky (7:51)
5] Five per cent for nothing (0:35)
6] Long distance Runaround (3:33)
7] The fish (schindleria praematurus) (2:35)
8] Mood for a day (3:57)
9]Heart of the sunrise (11:24)
Le disque s'ouvre sur "Roundabout" démo progressive de toutes les facettes du groupe, cependant pas le meilleur morceau du disque. S'il culmine à huit minutes et vingt-neuf secondes, le titre est trop linéaire et n'est pas à mon avis
la meilleure représentation de l'ambiance. Il faut juste le considérer comme une première approche, une prise de connaissance. A noter, cette chanson sera remixé par un DJ américain en single et pourra, dans un format single, aborder les radios. C'est le deuxième titre (avec "Owner of a lonely heart") à avoir été classé dans les hits améri-
cains.
Exercice de style du clavier Rick Wakeman et adaptation d'un extrait d'une oeuvre classique de Brahms "Cans and Brahms" ne dure que le temps d'un mouvement d'aile de papillon. Des claviers, des claviers et encore du clavier arrangés par le petit nouveau du groupe, suivi d'un autre petit épisode, "We have heaven" cette fois-ci pondu par le chanteur Jon Anderson, avec des envolées vocales que l'on retrouvera d'ailleurs tout en fin d'album. Deuxième long métrage de "Fragile", "South side of the sky" est une vraie perle progressive avec des périodes épiques, des accélérations puis des atterrissages en douceur. Toutes les voies sont explorées et la cohésion est là, même si l'architecture du morceau reste très complexe.
"Five per cent for nothing" assez inutile démo rythmique de Bruford ne dure que quelques secondes et ne marque
pas les esprits. Flirtant avec le jazz-rock "Long distance Runaround" contourne le sujet progressif en offrant une
petite suite à la mise en place carrée suivi de "The fish (schindleria praematurus)" où Squire s'exprime au travers de
la basse en étant étrangement en arrière pendant son chorus. Du coup le titre ne prend pas vraiment sa signification
et on reste un peu dans l'attente. Splendide et nature, le solo de guitare acoustique de Steve Howe "Mood for a
day" d'inspiration médiévale est clair et précis. Troisième long effort et dernier titre de "Fragile", "Heart of the
sunrise" vautrée sur plus de onze minutes est une spirale de musique orchestrée autour d'un thème récurrent qui rayonnera à l'infini, en reprises incessantes, où des thèmes différents viennent s'inscrire.
Très fouillé rythmiquement, il est sans doute le plus ambitieux du disque. Considéré par la plupart des fans comme l'album de l'âge d'or du groupe, "Fragile" est toujours d'actualité et n'a pas à rougir de ses 35 ans.
Un seul petit bémol, la guitare de Steve Howe est assez en retrait dans cet album au profit des claviers du nouvel arrivant.
A classer entre Foxtrot de Genesis et "Red " de King Crimson.
sonne de Rick Wakeman, clavier de son état, qui va apporter au groupe sa touche personnelle en invitant de nouveaux convives au banquet des instruments tels que le mellotron encore assez peu utilisé ou bien encore l'orgue
ou même des machines que le musicien fabrique lui-même et qui préfigurent l'existence des futurs synthés.
Line-up sur "Fragile":
Jon Anderson: Chant
Chris Squire: Basse
Steve Howe: Guitare
Rick Wakeman: Claviers
Bill Bruford: Batterie
C'est également le premier disque dont la pochette est réalisée par Roger Dean, un illustrateur qui apportera aussi sa contribution sur les pochettes de Yesshow, Relayer, Close to the edge, mettant en exergue des univers futuristes et mystiques un peu à la manière d'un Moebius. "Fragile" est un disque étonnant ou des petites compos courtes côtoient des projets plus longs. Beaucoup d'essais et d'exercice de style en font un album attachant où chacun trouvera son compte, l'amateur de longs morceaux épiques comme l'auditeur de titres courts et très personnels. Ces intermèdes,
au milieu des trois grandes pièces du disque sont composées de manière individuelle par chaque membre du groupe.
Track-list:
1] Roundabout (8:29)
2] Cans and Brahms (1:35)
3] We have heaven (1:30)
4] South side of the sky (7:51)
5] Five per cent for nothing (0:35)
6] Long distance Runaround (3:33)
7] The fish (schindleria praematurus) (2:35)
8] Mood for a day (3:57)
9]Heart of the sunrise (11:24)
Le disque s'ouvre sur "Roundabout" démo progressive de toutes les facettes du groupe, cependant pas le meilleur morceau du disque. S'il culmine à huit minutes et vingt-neuf secondes, le titre est trop linéaire et n'est pas à mon avis
la meilleure représentation de l'ambiance. Il faut juste le considérer comme une première approche, une prise de connaissance. A noter, cette chanson sera remixé par un DJ américain en single et pourra, dans un format single, aborder les radios. C'est le deuxième titre (avec "Owner of a lonely heart") à avoir été classé dans les hits améri-
cains.
Exercice de style du clavier Rick Wakeman et adaptation d'un extrait d'une oeuvre classique de Brahms "Cans and Brahms" ne dure que le temps d'un mouvement d'aile de papillon. Des claviers, des claviers et encore du clavier arrangés par le petit nouveau du groupe, suivi d'un autre petit épisode, "We have heaven" cette fois-ci pondu par le chanteur Jon Anderson, avec des envolées vocales que l'on retrouvera d'ailleurs tout en fin d'album. Deuxième long métrage de "Fragile", "South side of the sky" est une vraie perle progressive avec des périodes épiques, des accélérations puis des atterrissages en douceur. Toutes les voies sont explorées et la cohésion est là, même si l'architecture du morceau reste très complexe.
"Five per cent for nothing" assez inutile démo rythmique de Bruford ne dure que quelques secondes et ne marque
pas les esprits. Flirtant avec le jazz-rock "Long distance Runaround" contourne le sujet progressif en offrant une
petite suite à la mise en place carrée suivi de "The fish (schindleria praematurus)" où Squire s'exprime au travers de
la basse en étant étrangement en arrière pendant son chorus. Du coup le titre ne prend pas vraiment sa signification
et on reste un peu dans l'attente. Splendide et nature, le solo de guitare acoustique de Steve Howe "Mood for a
day" d'inspiration médiévale est clair et précis. Troisième long effort et dernier titre de "Fragile", "Heart of the
sunrise" vautrée sur plus de onze minutes est une spirale de musique orchestrée autour d'un thème récurrent qui rayonnera à l'infini, en reprises incessantes, où des thèmes différents viennent s'inscrire.
Très fouillé rythmiquement, il est sans doute le plus ambitieux du disque. Considéré par la plupart des fans comme l'album de l'âge d'or du groupe, "Fragile" est toujours d'actualité et n'a pas à rougir de ses 35 ans.
Un seul petit bémol, la guitare de Steve Howe est assez en retrait dans cet album au profit des claviers du nouvel arrivant.
A classer entre Foxtrot de Genesis et "Red " de King Crimson.





