___________________[Folklore And Superstition]______________
Après un premier album éponyme prometteur en 2006, nos lourds américains du Kentucky lâchent une deuxième livraison rock qui sent bon
la poudre mais aussi la rose, comme nous allons le voir plus loin. Le line-up est inchangé, jusqu'au batteur magique John Fred Young, homme de frappe
s'il en est.
Pourtant, avec ce second disque "Folklore and Superstition" paru en 2008, ces treize nouveaux morceaux, on ne peut s'empêcher d'entendre que ce
qui nous avait séduit sur le premier album, est toujours là encore heureux, mais dans une énergie plus polissée, presque trop travaillée.
Black Stone Cherry perd un peu de l'innocence des débuts et sa musique, de la spontaneïté.
1) "Blind Man" - 3:40
2) "Please Come In" - 3:56
3) "Reverend Wrinkle" - 4:12
4) "Soulcreek" - 3:37
5) "Things My Father Said" - 3:53
6) "The Bitter End" - 4:07
7) "Long Sleeves" - 4:17
8) "Peace Is Free" - 4:10
9) "Devil's Queen" - 4:38
10) "The Key" - 4:27
11) "You" - 4:22
12) "Sunrise" - 3:48
13) "Ghost of Floyd Collins" - 3:50
La grosse caisse met fin à un silence discoïde de deux ans en martelant l'intro de "Blind Man". On est à la maison.
Les riffs sont bien là, John Fred Young dans le rôle du cogneur de service aussi. Black Stone Cherry ralentit déjà
le tempo pour profiter de la chaleur déployée par le premier titre sur "Please Come In" en insistant toutefois dans l'abattage de riffs puis continue sur sa lancée avec "Reverend Wrinkle" qui va réduire en miettes les tableaux accro-
chés sur les murs de votre voisin, mais en tout bien tout honneur, uniquement pour servir la cause rock.
Black Stone Cherry semble aborder maintenant sa musique avec plus de recul, reprenant les vieilles ficelles
comme dans, par exemple, "Soulcreek" où l'écho de Deep Purple version 1973 n'est pas loin. "Things My Father Said" se classe d'entrée dans la ballade pour générique de série, puis, pour solidifier l'air ambiant, "The Bitter
End" reprend les rails d'un rock bodybuildé en mode TGV. "Long Sleeves" attire les convoitises comme l'obscurité
la lumière, ou comme la guerre, les hommes. La ballade de trop ? "Peace Is Free", presque nunuche, qui fera le bonheur des stades, précède "Devil's Queen", manifeste rock avec le retour de l'orgue Hammond, comme tapit derrière la porte, menace inconnue mais pourtant aussi attirante que le monstre dans le placard.
"The Key" ouvre une porte sur un hiver chaud, où les harmonicas flottent dans des tourbillons de fumée. La troi-
sième ballade "You" permet de passer le temps sans trop regarder sa montre (quoique). Très rectiligne et pres-
que stoner "Sunrise" avec une échappée reggae colorée à certains moments, annonce la fin du disque défini-
tivement bouclé avec le très bon "Ghost of Floyd Collins", qui remplace admirablement une quatrième ballade détestée à l'avance.
Petite déception avec tout de même trois ballades et aussi des morceaux plus longs, parfois trop délayés.
Espérons que Black Stone Cherry n'a pas l'intention de se calmer et qu'il reste bien ancré dans un rock tout
ce qu'il y a de plus rude.
Au moins pour les cinquante années à venir.
1) "Blind Man" - 3:40
2) "Please Come In" - 3:56
3) "Reverend Wrinkle" - 4:12
4) "Soulcreek" - 3:37
5) "Things My Father Said" - 3:53
6) "The Bitter End" - 4:07
7) "Long Sleeves" - 4:17
8) "Peace Is Free" - 4:10
9) "Devil's Queen" - 4:38
10) "The Key" - 4:27
11) "You" - 4:22
12) "Sunrise" - 3:48
13) "Ghost of Floyd Collins" - 3:50
La grosse caisse met fin à un silence discoïde de deux ans en martelant l'intro de "Blind Man". On est à la maison.
Les riffs sont bien là, John Fred Young dans le rôle du cogneur de service aussi. Black Stone Cherry ralentit déjà
le tempo pour profiter de la chaleur déployée par le premier titre sur "Please Come In" en insistant toutefois dans l'abattage de riffs puis continue sur sa lancée avec "Reverend Wrinkle" qui va réduire en miettes les tableaux accro-
chés sur les murs de votre voisin, mais en tout bien tout honneur, uniquement pour servir la cause rock.
Black Stone Cherry semble aborder maintenant sa musique avec plus de recul, reprenant les vieilles ficelles
comme dans, par exemple, "Soulcreek" où l'écho de Deep Purple version 1973 n'est pas loin. "Things My Father Said" se classe d'entrée dans la ballade pour générique de série, puis, pour solidifier l'air ambiant, "The Bitter
End" reprend les rails d'un rock bodybuildé en mode TGV. "Long Sleeves" attire les convoitises comme l'obscurité
la lumière, ou comme la guerre, les hommes. La ballade de trop ? "Peace Is Free", presque nunuche, qui fera le bonheur des stades, précède "Devil's Queen", manifeste rock avec le retour de l'orgue Hammond, comme tapit derrière la porte, menace inconnue mais pourtant aussi attirante que le monstre dans le placard.
"The Key" ouvre une porte sur un hiver chaud, où les harmonicas flottent dans des tourbillons de fumée. La troi-
sième ballade "You" permet de passer le temps sans trop regarder sa montre (quoique). Très rectiligne et pres-
que stoner "Sunrise" avec une échappée reggae colorée à certains moments, annonce la fin du disque défini-
tivement bouclé avec le très bon "Ghost of Floyd Collins", qui remplace admirablement une quatrième ballade détestée à l'avance.
Petite déception avec tout de même trois ballades et aussi des morceaux plus longs, parfois trop délayés.
Espérons que Black Stone Cherry n'a pas l'intention de se calmer et qu'il reste bien ancré dans un rock tout
ce qu'il y a de plus rude.
Au moins pour les cinquante années à venir.
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