_______________________[Fleetwood Mac]_____________________

Autres chroniques:

Heroes Are Hard To Find (1974)
Tusk (1979)
Groupe atypique s'il en est, Fleetwood Mac pratique à la fin des années soixante ce que l'on pouvait appeler le Bri-
tish Blues Boom. Il est constitué d'anciens membres du groupe de John Mayall, les Bluesbreakers. Nous y trouve-
rons le chanteur/guitariste Peter Green, le batteur Mick Fleetwood et le bassiste John Mc Vie. La musique de Fleetwood Mac s'inspire du blues mais en beaucoup plus pop que leurs contemporains d'alors, Cream, Ten Years After, ou Led Zeppelin naissant. Peter Green s'approchera d'un peu trop près des substances illicites de l'époque et supportant mal le statut de guitar-hero finira dans un hôpital psychiatrique, rongé par ses démons en mai 1970. Christine Mc Vie, l'épouse du bassiste viendra le remplacer du moins derrière le micro chant mais le groupe, séparé de sa tête pensante et principal compositeur se séparera finalement au cours de l'année 1972. C'est en 1975 que le groupe se retrouvera mais cette fois-ci aux Etats-Unis. Mick Fleetwood (Batterie), le couple Mc Vie (John et Christine basse et chant), Lindsay Buckingham (Guitare) et Stevie Nicks (Chant) formeront Fleetwood Mac version américaine et sortiront en 1975 cet album éponyme. Suivra en 1977 "Rumours" qui fit un carton avec 25 millions de copies vendues à travers le monde.

Track-list:

1] Monday morning
2] Warm ways
3] Blue letter
4] Rhiannon
5] Over my head
6] Crystal
7] Say you love me
8] Landslide
9] World tuning
10] Sugar daddy
11] I'm so afraid


Un album qui tient sur un peu plus de quarante minutes. Le livret intérieur nous permet de contempler quelques pho-
tos du groupe, dans des postures très posées, qui fixe l'objectif. Dés les premières notes de "Monday morning" une vision de voiture rouge, de short en jean et de vieux bonhomme barbu en vieille salopette s'impose à l'esprit. On est chez "Shérif fais-moi peur".

Le british blues de Fleetwood Mac se rapproche nettement de la country comme on peut l'entendre dans les séries américaines. "Blue letter" est dans cette même tendance. Le groupe ralentit le tempo sur quelques titres comme "Warm ways" ou "Crystal". "Landslide" n'a besoin de rien d'autre qu'une guitare acoustique et la voix de Stevie
Nicks, celle de Christine Mc Vie, dans une tessiture plus grave officiant sur les titres plus pop. Parmi les autres
titres qui ne suscitent pas un intérêt immense on relèvera la petite perle folk/rock de "World tuning", virevoltante et vivante qui réhausse un peu ce disque aux passages très souvent monotones.

La remasterisation donne lieu à 5 bonus dont 4 sont les versions singles de "Blue letter", "Over my head", "Rhian-
non" et "Say you love me". Nous avons également droit à un titre instrumental intitulé "Jam#2", simple impro qui
tourne sur la même phrase rythmique et qui permet à la guitare et au clavier de s'essayer en solo à quelques inven-
tions.

Pas de quoi se relever la nuit, ce disque est franchement terne et n'apporte pas grand-chose de plus à la musique.
Tout au plus, Fleetwood Mac en France serait considéré comme un honnête groupe de variété avec un ou deux
titres comestibles par album.
fleetwood mac
fleetwood mac
fleetwood mac