_________________________[Flashpoint]_______________________

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Goats head soup (1973)
Voici un groupe dont je parle peu. Peut-être simplement parce qu'on en a trop dit. Certes incontournable mais pourtant, on ne m'empêchera pas de penser qu'excepté un ou deux morceaux par album, l'ensemble est assez plat et donne une idée du rock assez vieillote. Disons simplement que c'était bien il y a 30 ans depuis les choses ont évo-
luées. De précurseur les Rolling Stones sont devenus cultes en jouant sur la longévité et sur leurs prestations surdimensionnées. L'idéal est peut-être de se procurer une compilation permettant justement de sélectionner le meilleur du meilleur. "Flashpoint" sorti en 1991 est leur déjà cinquième galette live et quatorzième album de leur discographie complète.
Ce disque est le reflet de la tournée qui suivit l'album "Steel wheels", on en retrouve d'ailleurs quatre extraits. Dix-
sept titres dont deux inédits studios placés en fin d'opus et cinq des succès passés des Pierres qui Roulent toujours pour vous.

1) (Intro) Continental Drift 0:29
2) Start Me Up 3:54
3) Sad Sad Sad 3:36
4) Miss You 5:53
5) Rock and a Hard Place 4:51
6) Ruby Tuesday 3:34
7) You Can't Always Get What You Want 7:26
8) Factory Girl 2:48
9) Can't Be Seen 4:17
10) Little Red Rooster 5:15
11) Paint It Black 4:12
12) Sympathy for the Devil 5:31
13) Brown Sugar 4:12
14) Jumpin' Jack Flash 5:00
15) (I Can't Get No) Satisfaction 6:06
16) Highwire 4:46
17) Sex Drive 5:04


Très court extrait de "Continental Drift" pour ouvrir le bal, un coup de grosse caisse monstrueux puis c'est le groovy "Start Me Up" qui enclenche le concert. Le son est relativement correct sans être non plus géniallissime. C'est ma période préférée du groupe qui me renvoie à mes quinze ans. "Sad Sad Sad", rock'n roll rapide emmené par un pia-
no qui ne l'est pas moins, rappelle pourquoi le public est là: c'est la tournée "Steel wheels". Incontournable et dans
une version de presque 6 minutes "Miss You" rameute le public autour d'un funk bien balancé. Jagger remercie et félicite le public en espagnol.
Compétent.
Grosse artillerie avec une section de cuivre puissante sur "Rock and a Hard Place" toujours extrait de "Steel
wheels". Pause avec "Ruby Tuesday" ballade un peu appliquée avec cette manière bien à eux d'installer les choeurs. Un peu vain et qui passe difficilement après les bonnes couleurs de "Rock and a Hard Place". Un tantinet longuette
la ballade "You Can't Always Get What You Want" à le mérite de faire chanter le public avec une petite accéléra-
tion finale censé donner de la vigueur. Le filet de cuivre entendu au tout début laisse voir des paysages lointains au coucher de soleil de cartes postales.
Chanson country comme l'annonce aimablement Jagger "Factory Girl" simplifiée à une guitare et des percussions permet de faire une pause dans la pause. "Can't Be Seen" obligatoire pour la tournée promotionnelle de l'album, et
on s'en serait bien passé puis un standard de chez classique "Little Red Rooster" avec en guest-star Mr Clapton lui-même. Blues à paillettes qui aurait pu trouver une autre force dans un jeu plus incisif.
La prestation très "Drucker" et académique de maitre Clapton ne restera pas dans les annales.
Nous arrivons enfin aux grands classiques du groupe "Paint It Black" à la superbe intro, et le libre "Sympathy for
the Devil". Le trio de morceaux suivants permettent au Rolling Stones de se lâcher (enfin...) sur du rock'n roll de bonne facture et qui donne envie de bouger. "Brown Sugar", le sautillant "Jumpin' Jack Flash" et l'incontournable
mais nécessaire "(I Can't Get No) Satisfaction" dans une version aux guitares un peu plus brutales. Les bonus stu-
dio permettent d'avoir un son plus proche de nous, ainsi nous apprécierons la puissance de feu rock de "Highwire"
et le groove joué à la James Brown de "Sex Drive" dont le riff obsédant n'est pas sans rappelé celui du Godfather
of soul sur "Sex machine".
Quoiqu'on en dise, les Rolling Stones resteront toujours les Stones.
Qui peut se permettre excepté eux "d'inviter" Eric Clapton et ce pour un seul titre ?
La légende est là et il n'est pas question de l'égratigner. Ils ont ouvert une brêche dans la musique dans laquelle se
sont engouffrées des milliers de formations et grâce éternelle leur soit rendue.
Cependant je persiste à penser que peu de titres parmi la multitude produite sont vraiment digne d'intérêt.
Reste un live qui constitue presque un demi best-of et une belle image arrêtée des Rolling Stones au début des nineties.
flashpoint the rolling stones
flashpoint the rolling stones
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