________________[Favourite Worst Nightmare]________________

Arctic Monkeys était la petite surprise de l'année 2006. Les journaleux et critiques de tous poils et de toutes plumes se sont rués sur ce très jeune groupe avec l'énergie du désespoir en clamant haut et fort que le renouveau du rock
était là. Il faut dire aussi que ce quintette, emmené par les textes de Alex Turner, guitariste et chanteur est constitué par une population d'à peine 20 ans à l'époque. Après avoir créé un peu partout des hystéries collectives à chaque passage sur scène, dont une très remarquée au London Astoria, Arctic Monkeys est pris en main par Domino Records qui leur fera accoucher de leur premier album en 2006, "Whatever People Say I Am, That's What I'm
Not". Le succès, obtenu grâce aux nombreuses pré-commandes du disque sera total au Royaume-Uni, un peu plus timide aux U.S. Quelques quinze mois plus tard en avril 2007 sort déjà le second album, "Favourite Worst Nightmare" qui obtiendra un prix, celui du meilleur album anglais, aux Brit Awards 2008.

1. Brianstorm – 2:50
2. Teddy Picker – 2:43
3. D Is for Dangerous – 2:16
4. Balaclava – 2:49
5. Fluorescent Adolescent – 2:57
6. Only Ones Who Know – 3:02
7. Do Me a Favour – 3:27
8. This House Is a Circus – 3:09
9. If You Were There, Beware – 4:34
10. The Bad Thing – 2:23
11. Old Yellow Bricks – 3:11
12. 505 – 4:13


Entrée en matière pour (seulement..) 37 minutes et demi de musique avec "Brianstorm", single sauce Franz
Ferdinand
, avec une petit crise de nerfs organisée sur la charleston. Les titres se suivent et ne se ressemblent pas comme "Teddy Picker", bande-son d'un hypothétique Inspecteur Gadget.

"D Is for Dangerous" et "Balaclava" imposent, comme les précédentes chansons, un rythme soutenu entre solitude
de la voix bloquée entre basse et batterie, ou frénésie de guitares dans lesquelles Alex et Jamie semblent avoir
invités toute leur famille. Décontraction sixties sur "Fluorescent Adolescent" puis "Only Ones Who Know" où les anglais se sentent capables de faire reluire n'importe quelle calandre de Cadillac sous n'importe quel soleil.

Arctic Monkeys s'offre aussi des petits bijoux de composition comme "This House Is a Circus", déployée avec
une belle énergie positive tenant autant du ska que du punk. "If You Were There, Beware" avec une tournure
glissante de départ joue les omnibus qui s'arrêtera à chaque carrefour d'influences. Très simple et festif "The Bad Thing" et "Old Yellow Bricks" qui jouent sur les plate-bandes des White Stripes.
La fin c'est "505" dans un aspect de velours kitch volontairement nostalgique.

Alex Turner, tronche d'Harry Potter et ses petits copains, donnent l'impression, à 20 ans, d'avoir écouté et digéré l'essentiel de ce qui s'est fait en musique depuis les 30 dernières années. Ils restituent tout cela dans cet album de
très bonne facture.
Tant que la Perfide Albion continuera à nous envoyer des groupes comme celui-là, il sera interdit de les insulter.
Favourite Worst Nightmare arctic monkeys
Favourite Worst Nightmare arctic monkeys
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