________________________[Endgame]_______________________
Autres chroniques:
Peace sells...but who's buying ? (1986)
Rust In Peace(1990)
Countdown to extinction (1992)
Cryptic writings (1997)
Risk (1999)
The world needs a hero (2001)
The system has failed (2004)
Peace sells...but who's buying ? (1986)
Rust In Peace(1990)
Countdown to extinction (1992)
Cryptic writings (1997)
Risk (1999)
The world needs a hero (2001)
The system has failed (2004)
26 ans après ses premiers riffs, Megadeth est toujours là.
En 2009, ce groupe qui a su se faire discret mais pas trop, sort son 12ème opus studio.
On ne cessera de comparer Megadeth à son homologue Metallica, pour la simple
raison que leur histoire prend sa source dans les mêmes affres. Dave Mustaine ne s'est jamais remis de s'être fait lourdé du groupe maintenant considéré comme la formation trash-métal n°1 dans le monde. Quand on se rappelle
les raisons pour lesquelles Mustaine a été remercié on se gausse doucement, James Hetfield ne s'étant pas privé, lui, de toucher à des substances illicites. Mais Mustaine n'a pas à rougir ni à considérer son groupe comme un ersatz de Metallica ou une formation de seconde zone. D'ailleurs, "Endgame" dont nous nous approchons aujourd'hui en est la preuve sonore flagrante.
1. Dialectic Chaos 2:25
2. This Day We Fight! 3:27
3. 44 Minutes 4:37
4. 1,320' 3:49
5. Bite The Hand 4:01
6. Bodies 3:34
7. Endgame 5:56
8. The Hardest Part Of Letting Go... Sealed With A Kiss 4:41
9. Head Crusher 3:26
10. How The Story Ends 4:28
11. The Right To Go Insane 4:18
Comme à l'accoutumée, Dave a tout composé tout seul, excepté les pistes 8 et 9 co-écrites avec son guitariste
lead Chris Broderick pour la première, et son batteur Shawn Drover pour la seconde. Citons tout de même
James LoMenzo détenteur de la basse qui partira d'ailleurs après cet album et vous connaissez tout le monde.
Mise en bouche avec l'instrumental "Dialectic Chaos", tour de chauffe obligatoire pour aborder d'entrée le chef-d'oeuvre incontestable de cette rondelle: "This Day We Fight!" où Megadeth va coller tous les indicateurs
dans le rouge: vitesse excessive, solis de furieux bloqués entre les riffs compacts d'un Dave Mustaine en forme olympique qui risque de se fouler le poignet à chaque instant de cette furieuse cavalcade. Le problème est qu'après avoir lâché cette bombe sonique, "44 Minutes" sonne un poil fadasse, du moins, nettement plus conventionnel,
avec sa rythmique trop tranquille. Megadeth renoue avec une belle et ancienne idée du trash avec une somme de
titres rapides "1,320" et "Bite The Hand", avec souvent en sortie de pistes, des solos qui dézinguent le haut des pâquerettes.
Cette tendance à revivre le trash d'antan consiste aussi à élever des murs infranchissables de guitares à la croche.
(en métal, les murs de guitares sont toujours infranchissables, c'est la tradition...). Témoin ce "Bodies" qui appuie
sur la fin sur un accélérateur virtuel histoire de le percuter quand même, ce mur. "Endgame" est une belle pièce complexe aux nombreux ressorts qui font rebondir le morceau dans des directions différentes. La petite faute de
goût que l'on pardonnera (ou pas) avec "The Hardest Part Of Letting Go... Sealed With A Kiss", outrageusement pompeux, dont le souvenir sirupeux s'estompe avec le très guerrier "Head Crusher" qui servira d'ailleurs de carte
de visite en forme de single à l'album. De retour dans cette veine plus légère qui délaisse le trash pour quelque
chose de moins mordant, Megadeth termine son devoir sur deux chansons moins explosives, "How The Story
Ends" et "The Right To Go Insane" qui peinent à capter l'attention et du coup laisse l'auditeur sur une impression mitigée.
Un bon album tout de même où Megadeth affûte des gaules bientôt trentenaires mais au fonctionnement huilé
toujours impeccable.
Arrière-garde d'un trash-métal qui a eu des enfants depuis, Megadeth reste tout de même une valeur sûre sur
laquelle on continue à compter.
raison que leur histoire prend sa source dans les mêmes affres. Dave Mustaine ne s'est jamais remis de s'être fait lourdé du groupe maintenant considéré comme la formation trash-métal n°1 dans le monde. Quand on se rappelle
les raisons pour lesquelles Mustaine a été remercié on se gausse doucement, James Hetfield ne s'étant pas privé, lui, de toucher à des substances illicites. Mais Mustaine n'a pas à rougir ni à considérer son groupe comme un ersatz de Metallica ou une formation de seconde zone. D'ailleurs, "Endgame" dont nous nous approchons aujourd'hui en est la preuve sonore flagrante.
1. Dialectic Chaos 2:25
2. This Day We Fight! 3:27
3. 44 Minutes 4:37
4. 1,320' 3:49
5. Bite The Hand 4:01
6. Bodies 3:34
7. Endgame 5:56
8. The Hardest Part Of Letting Go... Sealed With A Kiss 4:41
9. Head Crusher 3:26
10. How The Story Ends 4:28
11. The Right To Go Insane 4:18
Comme à l'accoutumée, Dave a tout composé tout seul, excepté les pistes 8 et 9 co-écrites avec son guitariste
lead Chris Broderick pour la première, et son batteur Shawn Drover pour la seconde. Citons tout de même
James LoMenzo détenteur de la basse qui partira d'ailleurs après cet album et vous connaissez tout le monde.
Mise en bouche avec l'instrumental "Dialectic Chaos", tour de chauffe obligatoire pour aborder d'entrée le chef-d'oeuvre incontestable de cette rondelle: "This Day We Fight!" où Megadeth va coller tous les indicateurs
dans le rouge: vitesse excessive, solis de furieux bloqués entre les riffs compacts d'un Dave Mustaine en forme olympique qui risque de se fouler le poignet à chaque instant de cette furieuse cavalcade. Le problème est qu'après avoir lâché cette bombe sonique, "44 Minutes" sonne un poil fadasse, du moins, nettement plus conventionnel,
avec sa rythmique trop tranquille. Megadeth renoue avec une belle et ancienne idée du trash avec une somme de
titres rapides "1,320" et "Bite The Hand", avec souvent en sortie de pistes, des solos qui dézinguent le haut des pâquerettes.
Cette tendance à revivre le trash d'antan consiste aussi à élever des murs infranchissables de guitares à la croche.
(en métal, les murs de guitares sont toujours infranchissables, c'est la tradition...). Témoin ce "Bodies" qui appuie
sur la fin sur un accélérateur virtuel histoire de le percuter quand même, ce mur. "Endgame" est une belle pièce complexe aux nombreux ressorts qui font rebondir le morceau dans des directions différentes. La petite faute de
goût que l'on pardonnera (ou pas) avec "The Hardest Part Of Letting Go... Sealed With A Kiss", outrageusement pompeux, dont le souvenir sirupeux s'estompe avec le très guerrier "Head Crusher" qui servira d'ailleurs de carte
de visite en forme de single à l'album. De retour dans cette veine plus légère qui délaisse le trash pour quelque
chose de moins mordant, Megadeth termine son devoir sur deux chansons moins explosives, "How The Story
Ends" et "The Right To Go Insane" qui peinent à capter l'attention et du coup laisse l'auditeur sur une impression mitigée.
Un bon album tout de même où Megadeth affûte des gaules bientôt trentenaires mais au fonctionnement huilé
toujours impeccable.
Arrière-garde d'un trash-métal qui a eu des enfants depuis, Megadeth reste tout de même une valeur sûre sur
laquelle on continue à compter.





