_______________________[E Pluribus Funk]____________________
Grand Funk Railroad voit le jour en 1968 et se forme à Flint dans le Michigan aux Etats-Unis.
On y trouve Mark Farner (Chant/Guitare), Don Brewer (Batterie) et Mel Schacher (Basse).
Le groupe ne tarde pas à se faire
remarquer dans des prestations scéniques de folie, mettant en scène un funk-rock torride et surpuissant enjolivé par un son hors limite à l'époque. Il n' y aura que Motorhead qui réussira à les battre sur leur propre terrain en
établissant de nouveaux records bruitistes mettant les organes auditifs au seuil de la douleur. En 1969 sort deux albums "On Time" et "Grand Funk (The red album)". En 1970 sortent encore deux opus Closer to home et un live intitulé judicieusement Live (1970). En 1971 deux autres, "Survival" et "E Pluribus Funk" sur lequel nous nous
arrêtons maintenant.
1) Footstompin' Music 3'45
2) People, Let's Stop The War 5'13
3) Upsetter 4'27
4) I Come Tumblin' 5'42
5) Save The Land 4'12
6) No Lies 3'55
7) Loneliness 8'38
Après 1983 et une poignée d'albums, le groupe se sépare quelques années et se retrouve donc en 1990 dans une grande tournée mondiale. Le groupe tourne encore à priori depuis début 2000 mais dans deux versions différentes: Mark Farner dans une carrière solo continue à jouer en public des titres de Grand Funk Railroad et ses deux
anciens acolytes se sont adjoints les services de Bruce Kulick et Max Carl pour perpétrer les mêmes morceaux. Grand Funk Railroad est important à plus d'un titre dans la musique moderne. C'est un des groupes annonciateurs
du courant hard rock qui allait déferler sur la planète à partir de la fin des années soixante.
Rythm'n blues tendu sur "Footstompin' Music" avec un orgue tournoyant en forme de piège à loups.
Chorus de guitare en poursuites chaotiques. Chaud bouillant.
Ambiance plutôt soul avec une basse profonde et lyrique sur "People, Let's Stop The War". On imagine aisément
un tel titre sur scène, avec simplement, deux projecteurs de chaque côté en guise de défenses. Rythm'n blues
furieux d'un balancement incroyable qui touche au funk le plus brillant avec une basse qui cogne entre guitare
droite et batterie sur la croche. "Upsetter", un des meilleurs moments de cette galette chauffée à la braise
rougeoyante d'un funk torride et pourtant blanc. Le vent souffle sur les braises et le feu de "I Come Tumblin'" se déclare sur une guitare bavarde et une rythmique construite sur des sables mouvants. Le son est féroce,
amené sur un plateau d'argent solide.
Chorus de guitare puis de basse sur lit de breaks batteries. Chacun part en vrille, grand moment. Moins débridé
mais d'une efficacité rythmique confinant à la maniaquerie "Save The Land" semble aussi taillé pour la scène,
comme tout ce qui précède d'ailleurs. La basse se fait plus liquide et décide de traîner les pieds sur "No Lies"
avant d'appuyer sur le champignon en passant de la seconde à la cinquième, ce qui propulse la chanson d'une
poussée formidable sur seulement une dizaine de secondes futiles et à la fois furieusement nécessaires.
"Loneliness" est le titre ambitieux qui a les moyens de prendre son temps. D'un calme impressionnant en regard
de ce qui précède, le blues devient plus rapide et s'éparpille dans des volutes maintenues à l'aide de violons et d'arrangements précis. La fin, dantesque, est une débauche de luxe où tous les instruments se rejoignent dans une fusion proche du big-bang.
Un disque proche de l'excellence et qui devrait séduire l'adorateur de groove puissant qui sommeille,
presque à notre insu, en chacun de nous.
remarquer dans des prestations scéniques de folie, mettant en scène un funk-rock torride et surpuissant enjolivé par un son hors limite à l'époque. Il n' y aura que Motorhead qui réussira à les battre sur leur propre terrain en
établissant de nouveaux records bruitistes mettant les organes auditifs au seuil de la douleur. En 1969 sort deux albums "On Time" et "Grand Funk (The red album)". En 1970 sortent encore deux opus Closer to home et un live intitulé judicieusement Live (1970). En 1971 deux autres, "Survival" et "E Pluribus Funk" sur lequel nous nous
arrêtons maintenant.
1) Footstompin' Music 3'45
2) People, Let's Stop The War 5'13
3) Upsetter 4'27
4) I Come Tumblin' 5'42
5) Save The Land 4'12
6) No Lies 3'55
7) Loneliness 8'38
Après 1983 et une poignée d'albums, le groupe se sépare quelques années et se retrouve donc en 1990 dans une grande tournée mondiale. Le groupe tourne encore à priori depuis début 2000 mais dans deux versions différentes: Mark Farner dans une carrière solo continue à jouer en public des titres de Grand Funk Railroad et ses deux
anciens acolytes se sont adjoints les services de Bruce Kulick et Max Carl pour perpétrer les mêmes morceaux. Grand Funk Railroad est important à plus d'un titre dans la musique moderne. C'est un des groupes annonciateurs
du courant hard rock qui allait déferler sur la planète à partir de la fin des années soixante.
Rythm'n blues tendu sur "Footstompin' Music" avec un orgue tournoyant en forme de piège à loups.
Chorus de guitare en poursuites chaotiques. Chaud bouillant.
Ambiance plutôt soul avec une basse profonde et lyrique sur "People, Let's Stop The War". On imagine aisément
un tel titre sur scène, avec simplement, deux projecteurs de chaque côté en guise de défenses. Rythm'n blues
furieux d'un balancement incroyable qui touche au funk le plus brillant avec une basse qui cogne entre guitare
droite et batterie sur la croche. "Upsetter", un des meilleurs moments de cette galette chauffée à la braise
rougeoyante d'un funk torride et pourtant blanc. Le vent souffle sur les braises et le feu de "I Come Tumblin'" se déclare sur une guitare bavarde et une rythmique construite sur des sables mouvants. Le son est féroce,
amené sur un plateau d'argent solide.
Chorus de guitare puis de basse sur lit de breaks batteries. Chacun part en vrille, grand moment. Moins débridé
mais d'une efficacité rythmique confinant à la maniaquerie "Save The Land" semble aussi taillé pour la scène,
comme tout ce qui précède d'ailleurs. La basse se fait plus liquide et décide de traîner les pieds sur "No Lies"
avant d'appuyer sur le champignon en passant de la seconde à la cinquième, ce qui propulse la chanson d'une
poussée formidable sur seulement une dizaine de secondes futiles et à la fois furieusement nécessaires.
"Loneliness" est le titre ambitieux qui a les moyens de prendre son temps. D'un calme impressionnant en regard
de ce qui précède, le blues devient plus rapide et s'éparpille dans des volutes maintenues à l'aide de violons et d'arrangements précis. La fin, dantesque, est une débauche de luxe où tous les instruments se rejoignent dans une fusion proche du big-bang.
Un disque proche de l'excellence et qui devrait séduire l'adorateur de groove puissant qui sommeille,
presque à notre insu, en chacun de nous.





