______________________[Dream Of The Dog]___________________
Visage buriné par ses origines comanches et par une vie riche en événements heureux ou pas, Calvin Russell sort en 1995 "Dream of the dog".
Issu d'une famille nombreuse de neuf enfants, Calvin fera, par refus du conformisme et du modèle économique américain, de fréquents séjours au trou.
De petits larcins en commerce de cames, il sera tiré de cette vie de bohème un jour de 1986, à Austin au Texas, en côtoyant quelques musiciens du cru.
Envisageant sereinement la musique comme une porte de sortie intéressante, il sort en 1990 "A Crack In Time" publié par le la-
bel New Rose sous la protection de Patrick Mathé. Suit une tournée qui passe par la France où Calvin sera chaleureusement accueilli.
L'année suivante c'est "Sounds From The Fourth World" qui débarque dans les bacs et à nouveau une rencontre
avec le public français alors que son pays d'origine continue à bouder sa musique. Pas question de se laisser abattre "Soldier" sort en 1992 et le folk-rock et blues de Calvin prend de l'assurance. Pour cette troisième galette il s'offre
les services de Jim Dickinson qui travailla par exemple avec The Rolling Stones.
Reconnaissance au pays qui lui a ouvert ses portes en premier, le live "Le Voyageur" capte un concert enregistré à l'Olympia, l’Elysée-Montmartre, l’Exo 7 à Rouen et le Zig-Zag à Orléans. En 1994, c'est presque 200 dates que Calvin Russell l'auteur de "Cossroads" donnera. En 1995 je parcours les rayons disques et je tombe sur "Dream of the dog".
A mon tour de rendre hommage au bluesman.
1. Don't Turn your Head
2. Trouble
3. Valley Far Below
4. We Can Live Together
5. I Gave my Soul to You
6. So Blue (About You)
7. You'll Get Yours
8. Answer?
9. It's my Life
10. All We Got Is Rock & Roll
11. Keepin' the Demons Down
Premier essai blues/rock avec "Don't Turn your Head" aux chœurs féminins hauts en couleurs puis deux blues ren-
trés avec le fantastique "Trouble". Blues de racine aux effluves de bois, en voici les premières paroles: "I was born
in the world of trouble/Trouble was my first name". Une vie tourmentée et donc un blues qui prend des airs d'authenticité. La voix de bonhomme d'un seul coup frappe et la ressemblance avec le timbre de celle d'Iggy Pop saute aux tympans. "Valley Far Below" sera moins poignant et plus léger, mais toujours blues.
A nouveau un titre blues/rock dont on peut faire un single "We Can Live Together" dont les choeurs toujours assu-
rés par des organes féminins continuent à tourner même après la dernière fuite de musique. Instant précieux sur le
très beau blues de "I Gave my Soul to You" dans un ensemble guitare acoustique/électrique/voix.
Sans doute le plus beau titre du disque riche d'une simplicité qu'il n'est pas facile de décliner. Remuant "So Blue (About You)" pour réveiller la fougue rock qui sommeille en lui puis blues encore, blues toujours sur le ralenti
"You'll Get Yours". Même chose en plus électrique et plus abouti avec une intro qui promet du meilleur.
Un peu en retrait "It's my Life" blues /rock envoyé à l'ancienne puis le très bon "All We Got Is Rock & Roll". Dés l'intro on se sent en terrain connu. Voilà une chanson avec sa basse binaire et son riff simple qui pourrait figurer sur
un opus des Australiens d'AC/DC ni plus ni moins, d'ailleurs l'analogie se vérifie tout au long du morceau.
Dernière salve blues "Keepin' the Demons Down" allonge le pas et referme ce disque au blues alcoolisé.
Rien à jeter sur ce disque de blues/rock enraciné dans le terroir.
Calvin Russell a vécu et cela s'entend. Quand le blues a fini de couler c'est le rock qui prend le relais.
Après le silence, la colère et le chien continue à rêver en bougeant ses pattes dans son sommeil...
bel New Rose sous la protection de Patrick Mathé. Suit une tournée qui passe par la France où Calvin sera chaleureusement accueilli.
L'année suivante c'est "Sounds From The Fourth World" qui débarque dans les bacs et à nouveau une rencontre
avec le public français alors que son pays d'origine continue à bouder sa musique. Pas question de se laisser abattre "Soldier" sort en 1992 et le folk-rock et blues de Calvin prend de l'assurance. Pour cette troisième galette il s'offre
les services de Jim Dickinson qui travailla par exemple avec The Rolling Stones.
Reconnaissance au pays qui lui a ouvert ses portes en premier, le live "Le Voyageur" capte un concert enregistré à l'Olympia, l’Elysée-Montmartre, l’Exo 7 à Rouen et le Zig-Zag à Orléans. En 1994, c'est presque 200 dates que Calvin Russell l'auteur de "Cossroads" donnera. En 1995 je parcours les rayons disques et je tombe sur "Dream of the dog".
A mon tour de rendre hommage au bluesman.
1. Don't Turn your Head
2. Trouble
3. Valley Far Below
4. We Can Live Together
5. I Gave my Soul to You
6. So Blue (About You)
7. You'll Get Yours
8. Answer?
9. It's my Life
10. All We Got Is Rock & Roll
11. Keepin' the Demons Down
Premier essai blues/rock avec "Don't Turn your Head" aux chœurs féminins hauts en couleurs puis deux blues ren-
trés avec le fantastique "Trouble". Blues de racine aux effluves de bois, en voici les premières paroles: "I was born
in the world of trouble/Trouble was my first name". Une vie tourmentée et donc un blues qui prend des airs d'authenticité. La voix de bonhomme d'un seul coup frappe et la ressemblance avec le timbre de celle d'Iggy Pop saute aux tympans. "Valley Far Below" sera moins poignant et plus léger, mais toujours blues.
A nouveau un titre blues/rock dont on peut faire un single "We Can Live Together" dont les choeurs toujours assu-
rés par des organes féminins continuent à tourner même après la dernière fuite de musique. Instant précieux sur le
très beau blues de "I Gave my Soul to You" dans un ensemble guitare acoustique/électrique/voix.
Sans doute le plus beau titre du disque riche d'une simplicité qu'il n'est pas facile de décliner. Remuant "So Blue (About You)" pour réveiller la fougue rock qui sommeille en lui puis blues encore, blues toujours sur le ralenti
"You'll Get Yours". Même chose en plus électrique et plus abouti avec une intro qui promet du meilleur.
Un peu en retrait "It's my Life" blues /rock envoyé à l'ancienne puis le très bon "All We Got Is Rock & Roll". Dés l'intro on se sent en terrain connu. Voilà une chanson avec sa basse binaire et son riff simple qui pourrait figurer sur
un opus des Australiens d'AC/DC ni plus ni moins, d'ailleurs l'analogie se vérifie tout au long du morceau.
Dernière salve blues "Keepin' the Demons Down" allonge le pas et referme ce disque au blues alcoolisé.
Rien à jeter sur ce disque de blues/rock enraciné dans le terroir.
Calvin Russell a vécu et cela s'entend. Quand le blues a fini de couler c'est le rock qui prend le relais.
Après le silence, la colère et le chien continue à rêver en bougeant ses pattes dans son sommeil...





