_________________________[Diver Down]______________________

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Voici un de mes Van Halen préféré. « Diver down » est sorti en 1982, c'est le troisième LP du groupe. On ne peut pas dire que la pochette soit accrocheuse. Elle confine au dépouillement. Rouge avec simplement un bandeau blanc
en haut. Pressé plus ou moins par sa maison de disque de sortir quelque chose de nouveau, Van Halen, plus habitué
à la scène qu'il parcoure à l'époque jusqu'à 8 ou 9 mois de l'année, accepte de s'enfermer quelques temps en studio pour concocter un nouvel effort. Onze titres au nombre desquels figurent quatre reprises. Seulement sept compos dont trois dépassent à peine la minute. Feignants.

« Where have all the good times gone » lance l'offensive, c'est la première reprise jadis écrite par les Kinks. Rock lourd et traînant juste de quoi se mettre en jambes. « Hang'em high » plutôt nerveux et rapide convulse agréablement. Beau titre bien rond et bien ficelé. Suivra le petit exercice avec Eddy tout seul pour un solo exécuté au volume et en tapping, « Cathedral » énigmatique et gothique.

Le titre suivant, doux et velouté « Secrets » murmure plus qu'il n'explose mais offre une autre facette du talent des quatre énergumènes, une chanson presque pop. « Intruder », instrumental à la guitare écorché sert uniquement d'intro à la deuxième reprise cette fois-ci de Roy Orbison « Pretty woman ». L'original est éclipsé par cette version bien
dans ses pompes, simplement pervertie par un groupe dont le plaisir de jouer est palpable à l'audition. « Dancing in the street » troisième reprise, très groove, composée par Marvin Gaye, entre autres, prend, entre les mains de Van Halen, de nouvelles couleurs et permet à David Lee Roth de faire le crooner, exercice dans lequel il excelle. Intro à l'acoustique sur « Little guitars » puis le titre commence vraiment, cette fois-ci en sortant l'artillerie lourde et en plombant un rock carré, précis, traversé des salves d'un Eddie seul maître à bord de la mélodie. « Big bad bill », swing jazz, ajoute un troisième larron à la fratrie Van Halen, en la personne de Jan Van Halen, à la clarinette. Cette bluette jazz colle bien à l'image de joyeux drilles du combo. « The full bug » est une belle portion de rock furieux, exécuté pied au plancher afin de secouer la poussière des tapis, avant de finir sur encore une déconnade du groupe qui poussera la chansonnette sur le très court « Happy trails ».

Cette petite chose se finira dans des rires de potaches. Un album vivant, qui respire le rock et la joie de jouer. Il y a en plus des vrais morceaux de bravoure et des vrais halètements de David Lee Roth. Même si l'ensemble est un
peu court, il reste un bel échantillon du talent de Van Halen dans ce hard-rock des années 80.


Line-up:
David Lee Roth: Chant
Edward Van Halen: Guitare
Alex Van Halen: Batterie
Jan Van Halen: Clarinette sur "Big Bad Bill"
Michael Anthony: Basse


1) Where have all the good times gone
2) Hang'em high
3) Cathedral
4) Secrets
5) Intruder
6) Pretty woman
7) Dancing in the street
8) Little guitars
9) Big bad bill
10) The full bug
11) Happy trails

diver down van halen
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